| quand ils arrivent
à l’arrivée du temps
ce n’est pas la vague
que poussent les voiles
jusqu’aux portes de leurs coeurs
mais comme une vague
quand ils arrivent
à l’arrivée du temps
c’est comme si une grande vague
les charriait
ou des colonnes de pluies
transportées par un souffle tropical
ou qu’ils n’étaient que la vague
d’orage pèlerin qui roule sur la mer
comme une vague
quand ils arrivent
à l’arrivée du temps
ce n’est pas une vague de joie
qui fait danser l’anse des âmes marginales
ce n’est pas une vague d’amour
qui baigne les marges
d’innocence et d’incandescence
c’est plus fort que la vague
pas comme une vague de confusion
qui fait trafiquer
les marguerites en saison de fête
pas une vague d’amertume
qui les côtes de l’aube ronge
comme une vague
quand ils arrivent
à l’arrivée du temps
pas comme une vague de musique
pour chasser l’anxiété
à chaque nouveau départ
pas une vague d’images
qui reviennent à chaque fois
que les nuits perdent de leur guerre
c’est plus vague que la vague
et ce semblant de vague
nous emporte comme la vague
aux confins des libertés
et nous sommes part de la vague
comme une vague
quand ils arrivent
à l’arrivée du temps
et cette vague
c’est encore nous
transportés hors de nous
comme si nous étions déjà arrivés
encore était notre destinée
toute différente de la vague
qui transporte quelque chose
comme une vague
|