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comme il souffle ce vent colporteur de rebuts
où grince la ferraille aux arêtes rouillées
un volet bat ma tempe en à-coups réguliers
et pulse les relents de toute honte bue
cette nuit où j'entends crisser mes déchirures
vomit dans ma mémoire un vieux rêve brouillé
dans une étrange odeur de cris acidulés
courent échevelées d'anciennes meurtrissures
alentour le vent souffle en arrachant des plaintes
à tout ce qui résiste encore auprès de moi
et dans une touffeur de noir empli d'effroi
dévore goulûment des étoiles éteintes
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