Chronos a roulé son quartz, en sable l’a mué
Le feu d’un volcan froid éclaire des yeux éteints
Au terme du voyage Ithaque au jour blanchit
Un visage oublié passe parmi les nuées
Il dit que tout destin gît sur les décombres
De la vie rêvée qu’un éclair eût fait vivre
Pèlerin égaré sous un ciel sourd
Sur mes lèvres, tremblant, un mot se meurt
Comme l’oiseau dont l’aile rompue
Veut battre encore et ne peut voler
Mais cogne, aveugle, le miroir
Où luit le diamant de tes larmes
Pierre lisse qui m’entraîne
Dans cette eau noire où je glisse
Sans savoir si je meurs
Ou si je vais survivre
Chaleur de la main
Souffle d’une bouche
Un vol de mouche
Sans lendemain
Vive aurore
Abolie
Quinquets
Blafards
Rien
Noir