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« La mémoire
est le miroir où
nous regardons les absents. »
Joseph JOUBERT
Tu étais celle qui lissait lombre
Celle qui ciselait
Aux palettes des ors anciens
Les enluminures du vivre
Et tu trempais de feu lucide
Tes rémiges de long fuseau
Tu brûlais les rameaux de la flagellation
Laissais couler la cendre des ramées
*
Ce fut ce si long soir des glaces dans la blancheur sans tache
de la nuit
Et les étoiles, les étoiles
temps de mémoire temps décueil
froissaient de leurs pétales morts le pavé froid des
galaxies
*
Il y avait tant dillusions
Tant de matins disjoints
Qui te voulaient survivre
Et pourtant
Cet oiseau blanc qui sabîmait au ciel
Cette pure colombe
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