Une affiche de Stéphane Popu

Portrait de loin

de Isabelle Servant

Mémoire

Sommaire

 

Homme je ne sais pas du cri ou du théâtre
Ce qui résonne en moi le plus obstinément
Au chaud de tes regrets
Ton cercle de métal enfoui sous le sable
Ou le marché de Nantes
Une volute longue en Afrique tressée
Nous aurons partagé ton sandwich de façade
Notre bohème sèche, enfin, il faut bien vivre
Et cet effet retard toujours sur mon épaule
A perdre connaissance
Moi, morte de si loin
Vienne la lame étroite où la terreur s'enfonce
On ne sait trop pourquoi comme si la menace
Avait changé d'odeur épuré sa folie
Encore il faut gravir le métal vert brûlant
L'amour de mes tombeaux tes lettres enlacées
Les tremblements de froid de ta terre intérieure
Alors enfin la paix
Finir par l'inconnu
Faire tourner les ombres en lueurs argentiques
Aimer pour sa tendresse infinie de beauté
L'œil atteint d'animal désespéré de peur
Homme avant que tu partes
Et puis je poserais sur la peau nue du cœur
La main, là où ça vibre

Isabelle Servant