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Depuis
toujours je te cherche, ma route au long du temps n'a été
guidée que par l'espoir de te croiser ne serait-ce qu'une
seconde ! J'ai erré vers des buts obligés et n'ai
rien pu apercevoir de toi que le rêve impossible.
N'es-tu qu'un leurre ou faut-il sans cesse croire en toi pour avancer
? Certains ont accepté la mort pour toi, qu'en ont-ils eu
d'autre que le néant ou un nom gravé sur les monuments
auprès desquels on passe en ne les voyant plus ? On t'a chantée
face aux plus forts, en mots provocateurs, sur des barricades aux
pavés de la révolte, Gavroche y a laissé son
enfance tronquée, on t'a placardée sur des murs dans
toutes les langues, cela a-t-il empêché les génocides
et les prisons pleines d'insoumis ? C'est en ton nom que certaines
vies prennent un sens mais à quel prix ? Liberté puisque
c'est à toi que ma colère s'adresse ne peux-tu n'être
qu'un idéal pour ceux n'ayant de porte ouverte que la révolte
et la violence pour te trouver ? La dignité n'existe-t-elle
que par toi ?
Je t'appelle liberté et ne suis que questions ! arrête
la fuite en avant de tous les affamés de vrai bonheur de
vivre, le vent souffle où il veut, la pluie n'en fait qu'à
sa tête, qu'au moins la pensée des hommes puisse souffler
partout comme le vent sans risquer la brimade et que les mots tombent
comme la pluie pour te faire pousser et fleurir !
Depuis l'aube des temps on t'a inscrite en lettres d'or comme on
écrivait à la craie la phrase de morale au tableau
noir des écoliers ,accolée à la fraternité,
à l'égalité , liberté, n'es-tu qu'un
mot ?
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