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Mystère en évolution perpétuelle, ils s'entremêlent
,fouillis ouaté,
navires de soie fluide à la dérive, ils fuient on
ne sait quel démon,
puis brusquement se fixent amarrés à l'ancre du vent
fatigué.
......A
l'infini de leurs formes suggestives, narguant l'imagination,
ils sont profils d'êtres disparus , montagnes aux sommets
instables, écharpes de gaze effilochée ; fond de toile
en douce mouvance.
Vers
quel océan inconnu vont-ils ces moelleux insondables ? Baldaquin
lancé sur le monde par on ne sait quel magicien, tout de
beauté virginale, sont-ils là pour faire lever les
yeux aux hommes piétinant dans la laideur d'une terre qui
se perd ? Féerie de l'indéfini, formes insaisissables,
changeantes, que seul le pinceau du peintre fixe dans l'immobile,
ou que la pellicule fige sur papier glacé.
..........................................Barbe
à papa offerte au regard affamé de beau, vous êtes
le voile d'un mariage incognito .Nuages, navires d'une nue sans
fin, pourquoi par un ciel d'été brûlant ne faites
vous plus qu'un dans l' immobilité plate d'un pré
bleu privé des ébats de ses moutons capricieux ?
Formes jamais définitives, marquées des lettres d'or
de vos étoiles par des nuits sans lune, nuages ,vous êtes
géométrie d'un espace qu'en vain l'homme essaie de
dominer.
........................Je
voudrais me lover au creux de vos canapés de douceur et partir,
comme vous, à la dérive d'un voyage d'errance douce,
sans but, avec un seul désir : OUBLIER !
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