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La
mort m'attend vêtue d'une musique intemporelle
Je me couche sur un lit en forme de violoncelle
Et j'imagine avec volupté la douceur de l'archer sur mon
corps.
L'il
du philosophe éclaire la chambre fermée par un rêve
fatigué
Aucune ombre n'agace les objets,
La lumière ne généralise pas,
Elle glisse sur la matière débarrassée d'un
inconscient insomniaque et débile.
Je
ne suis pas seul, l'autre est là, près de moi, enfermé
dans sa prison de glace.
Je te regarde, image sans relief qui me nargue de sa transparence.
Tu me tiens compagnie en ces lieux de défaites nocturnes.
Mon inauthenticité te sert de labyrinthe et de divertissement.
Je t'amuse parce que je suis !
Apparence amoureuse de ces plaques verticales à qui j'expédie
une image que l'on me renvoie depuis 20 ans :
L'adresse n'existe plus.
Un
escargot polyglotte traduit en silence les paroles des sages aux
visages labourés
Une mousse translucide trace derrière l'animal le destin
implacable de ma tendre folie et reflète dans son bouillonnement
craintif les dimanches sordides à l'ombre des soutanes, des
crucifix et des autels de passe.
Je
n'ai plus mal aux dents, la mort vient d'entrer salle numéro
sept.
Dans ma poche un billet de train déjà usé,
Celui que j'aurais dû prendre ce jour-là ?...
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