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Je
me souviens d'un Angle presqu'hautain
Entre le marbre chaud et l'amande cynique.
Il mettait des heures creuses à glacer les vertiges,
Humide comme la plume à peine trempée,
Timide comme le verbe après l'Idée.
Je
me souviens du chocolat renversé
Sur le clin d'il du cyclope
Au coin de la tartine agitée
Du petit matin qui se trompe d'étage
Murmurant des jurons dans le grenier moisi
Des cerveaux sans balançoire.
Je
me souviens
L'osier
des fauteuils qui n'osent plus rougir
En accueillant les rondeurs des femmes
Sans voyelle sous les yeux,
Les fleurs qui se penchent aux semelles des enfants sages,
Le vent qui grignote des secondes
Dans les sabliers sans poche, à demi nus.
L'espoir, peut-être, s'il veut bien s'étendre
Sur la fresque de l'opprimé
L'Angle,
mort, rassurant,
Exténuant à force de blessures,
Tache noire sur le miroir d'antan
Qui s'étrangle dans le verre.
Je
me souviens d'un Angle sans logique
Au fond d'un train,
Celui que tu m'as laissé le jour où tu es partie,
Dernier espace glissant sur le rail,
Pendant que toi, fatale,
D'un simple geste frileux sur la poitrine,
Tu envahissais le monde
A l'angle de ma rue
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