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Ce
soir-là à ton humble table
sous
la gloriette
nous
goûtions la douceur de vivre…
La
miche de pain chaud,
la
soupe aux lentilles,
les
framboises, les groseilles,
le
petit vin blanc de ta treille
et
l’odorant bouquet de ton jardin,
tout ça
au
milieu d’un monde qui gaspille
même
la vie
et
où le superflu, c’est la nécessité.
Loin
des Tours d’Argent
des
caviars et des ortolans,
mon
festin à moi
avec toi
dans
la paix de ce soir de juin
et
de nos cœurs contents…
Et
j’ai toujours gardé, pressé entre deux pages,
ce
blanc pétale d’arabette
qu’une
brise espiègle avait déposé
au
bord de mon assiette.
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