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En semparant du thème
de la robotique à visage humain, Martial Courcier tel Pygmalion
installe sa créature quelque part dans la tradition des
androïdes.
En la chargeant dune mémoire
émotionnelle, lauteur la gratifie dune sensibilité
dont il semblerait aisé de gommer tous les défauts
ou autres imperfections, si fréquents chez lêtre
humain.
Si en animant des modules numériques,
il serait donc possible de donner une âme à une poupée
gonflable ou autre statue mythique, la tentation est grande de
percevoir le cadeau de François à Julien son meilleur
ami, comme celui de la panacée de lAmour!....
Bien entendu comme il sagit dune
comédie, Chloé la merveille des merveilles devancera
les joyeuses surprises des deux compères, et par là
même celles des spectateurs réjouis!...
Cependant que ce soit précisément
la substance même du corps humain et non la sphère
psychologique ou sentimentale qui vienne interférer dans
la relation affective du couple Chloé-Julien, voilà
ce qui empêchera cette nouvelle magie de faire long feu!...
Entrant alors en phase de dépression
mutuelle, seule la déprogrammation radicale et donc numérique
du sujet de lAmour apparaîtra à tous comme
le moindre mal!...
Et cependant le rire ne cessera de psalmodier
les tribulations du trio, apparaissant effectivement plus en prise
directe avec les affres de la technologie moderne quavec
une réelle problématique existentielle!....
Cet habile cocktail savère
comme un dosage efficace de divertissement et de réflexion
sur les relations homme-machine et permet surtout aux comédiens
Roland Marchisio et Didier Caron de faire valoir leur excellente
partenaire, Hélène Seuzaret (Nomination Molière
2002 révélation féminine).
Theothea le 30/04/02
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