|
Nous
venons de traverser une période agitée dont nous
devons retenir les enseignements. A l'origine de ce choc, nous
pensons notamment au divorce consommé entre les élites
politiques, médiatiques, intellectuelles et le peuple.
C'est à dire nous, les autres, ceux qui ne prennent pas
directement part aux décisions et qui attendent que leur
situation ne soit pas dégradée plus encore par
celles-ci. Le 21 avril dernier, l'histoire est venue nous rappeler
que, sans nous, il n'y a pas de société. En effet,
nous sommes la société qui n'est nullement une
notion abstraite, en orbite au-dessus de nos têtes, mais
bien nous-mêmes et réciproquement. Le choc a été
rude et cruel, certes, mais le message est passé. En
esprits libres, nous sommes décidés à pendre
nos responsabilités et, surtout, à les assumer.
Dorénavant, nous nous appliquerons à pratiquer
la démocratie au quotidien, par nos comportements civiques
dans nos vies de tous les jours, en public comme en privé.
Et, bien sûr, nous nous présenterons aux urnes
chaque fois que la République nous y invitera.
De cet immense traumatisme, il résulte un besoin physique,
mental et moral de souffler, pour nous refaire une santé.
Nous trouvons alors refuge sur le réseau qui demeure
notre espace favori de liberté ; nous y sommes, là,
à notre aise. C'est pourquoi notre escale littéraire
est, pour cette quinzaine, en poésie ; champ hors du
temps et des contraintes, en apparence. Ainsi, je vous convie
à une découverte du site de Joseph Vasques
: Poèterrance qui est presqu'un pays à
lui tout seul, un cyber pays, s'étirant sur l'ensemble
de la toile mondiale. Un endroit, horizontal ou vertical, peu
importe ! Il y fait bon vivre, quelques heures de vacances,
bien méritées, louvoyant entre les textes de Joseph
Vasques et ceux de ses nombreux amis, à travers la planète.
Plus tard, vous apprendrez dans le poème de Nelly l'origine
du nom de ce pays imaginaire dédié à la
poésie. Pour ma part, après avoir dégusté
ces poèmes errants, j'aurais bien du mal à vous
dire celui qui m'a le plus émue : à l'évidence,
la poésie est affaire d'intimité. Malgré
tout, en raison de mon attachement viscéral aux mots,
je reconnais mon faible pour Cent mot sans maudire.
Sur la forme, vous choisirez entre le français et le
portugais la langue adaptée à votre visite ou
alors vous alternerez entre l'une et l'autre selon votre convenance.
" Le site est bien fait : complet, facile d'accès,
bien pensé, il donne envie d'une visite approfondie.
" La formulation n'est pas la mienne mais celle d'un internaute
averti !
En quittant Poèterrance, cyber pays des
mots, du rêve, de la nature humaine vous aurez peut-être,
comme moi, le désir d'y revenir seul(e) ou en compagnie
de vos proches, de vos amis. N'hésitez pas : il n'y a
pas de mal à se faire du bien
Bon
surf littéraire.
Nina
Siget.
Dimanche 12 mai 02
Lien
: http://poeterrance.free.fr/Pframe.html
|