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Après
tant d'irrégularité dans ma rédaction et
ce désagréable sentiment que j'aurais pu, l'ombre
d'un instant, désirer vous oublier, je vous devais de
revenir vers vous avec un site habité par la Passion.
Comme une demi excuse, susurrée au creux de votre oreille
bienveillante, je dois reconnaître partager ce sentiment.
Avec une extrême indulgence, je prie la gent masculine
de bien vouloir pardonner mon choix qui pourrait apparaître
au premier abord sexiste. Soyons bien d'accord : hors de mon
intention de faire le moindre militantisme féministe
primaire ! mais vous savez déjà qu'il ne s'agit
que d'enthousiasme chronique. Par égard, je précise.
Pour
un instant si vous le voulez bien, revenons un siècle
en arrière. Et tentons de nous imaginer la condition
féminine de l'époque. Objectivement arrêtons-nous
seulement sur les faits, rien que les faits.
Quel
que soit le lieu, aussi privilégié soit le milieu
social, difficile d'être possédée par le
désir d'arpenter le monde en ce début de 20ème
siècle. Ella Maillart est sans doute née dans
une famille favorisée. Certes. Mais elle a une force
de caractère peu courante. Vouloir restaurer un état
de santé précaire par la pratique du sport reste
du domaine du raisonnable. Bien sûr. Mais de là
à barrer, à 21 ans, en étant la seule femme
engagée dans la compétition, pour représenter
son pays, la Suisse, aux régates olympiques de 1924 !
et dans la foulée, appartenir à l'équipe
suisse de
ski qu'elle représente quatre années
de suite aux championnats du monde ! Il y a une motivation singulière.
Et
pourtant, pour Ella Maillart, l'aventure ne fait que commencer
: la rencontre décisive se produit à Berlin, en
1929, où "des émigrés russes lui
donne l'idée de faire des reportages, l'un sur la jeunesse
russe, un autre sur le cinéma soviétique. La veuve
de Jack London l'aide financièrement à partir
pour Moscou - le sort en est jeté." S'enchaîneront
alors les départs :1930 pour Moscou, la Chine en 1934-35,
l'année suivante le Liban, pour ne citer que quelques
points de chute
A
ceux qui l'accompagnent, elle dit volontiers : " Posez-vous
inlassablement la question Qui suis-je ? Et, par ce rappel constant,
vous saurez que vous êtes la lumière de la perception."
Je
ne vous retarde pas plus longtemps, je sens monter en vous le
désir irrésistible de piocher les informations
directement à la source du site. Vous allez trouver une
mine de renseignements dans les liens. Un site assurément
bien pensé par des admirateurs de l'aventurière
ayant appareillé pour son dernier voyage en 1997.
Je
ne peux vous abandonner à votre propre quête sans
vous glisser une confidence : j'ai une admiration toute particulière
pour ces femmes qui ont eu le cran de s'aventurer aux confins
du monde, y compris au début du siècle dernier.
Elles me fascinent définitivement.
Bon
surf littéraire.
Nina
Siget.
Adresse
: http://www.ellamaillart.ch/index.html
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