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Pour un ultime article, éclair,
marquant un retour furtif, comme ça, pas question de
te traiter à la légère, ô toi, Cyberpublic,
tu as déjà suffisamment de problèmes dans
les rues avec toutes ces annulations
Pas facile facile
cet été de se mettre l'esprit et les sens au repos
en plus tu ne sais même plus où tu as rangé
ce satané ticket de CB pour te faire rembourser ta place
ça agace, il est vrai, et crois-moi, je partage ton désarroi.
Si, si, je t'assure !
Je le partage au point de filer illico
chez le moteur de recherche le plus proche pour t'arracher à
tes idées noires. Ton cafard, c'est mon désespoir
; je sais, c'est con, mais je n'y peux rien, je suis comme ça.
Je te demande maintenant de t'accrocher et de faire un petit
effort de mémoire : souviens-toi l'an dernier, en raison
de mon infinie mansuétude, déjà, j'avais
fait en sorte que tu puisses profiter pleinement du site d'Umberto
Eco en accédant à la traduction
Ca y est
? ça te revient ?
ah, enfin : quand tu fais un
effort, ça s'améliore ! ! ! ! Et je cherche, je
cherche à en perdre ma connexion. Une pensée stupide
me traverse alors l'esprit : " si seulement j'étais
là pour te parler de télévision, ce serait
plus simple
" enfin, je ne suis pas là non
plus pour me plaindre et tu as mille fois raison : ce n'est
pas ton problème. Ok, admettons que je n'ai rien dit.
On recommence.
Zut de zut, je vois bien que ton
regard s'obscurcit et que tu te demandes vraiment pourquoi je
suis venue, ainsi, juste une fois avant l'été,
si c'est pour " te déballer de telles niaiseries
". Franchement c'est pas très cool de ta part comme
attitude
ne te dérobe pas, je t'entends d'ici.
Bon, admettons : généreuse, je te pardonne.
A toi qui as tenu jusqu'à
cette ligne, tu vas voir ta persévérance hautement
récompensée : car tu vas accéder à
un univers, de ceux que tu affectionnes particulièrement.
Et je dois reconnaître que je l'ai fait exprès
: je tenais à t'offrir quelque chose de grandiose pour
LE site qui t'accompagnerait deux mois durant. Tout est arrivé
par un petit hasard se manifestant par un petit message anodin
alors j'ai mis le doigt dans l'engrenage. Fais-moi confiance,
et va jeter un il, le tien. Viens, laisse-toi faire, tu
vas rester des heures à lire ces nouvelles et je prends
même le pari que tu vas revenir.
A toi avec qui je partage ce plaisir
de naviguer au cur de graphismes sobres et épurés,
bonheur des yeux, qui laissent un réel espace pour la
lecture et une liberté totale. A toi, le passionné
de textes corrosifs, courts et qui a, comme moi, ce petit faible
pour l'écriture visuelle, quasi cinématographique,
ce goût prononcé pour les voyages fantaisistes,
à toi qui as maintenant retrouvé ta petite étincelle
au coin de l'oeil
heureuse, je te préfère
comme ça.
A toi que j'envoie les yeux fermés
sur le site d'ANTIDATA. Je pourrais te raconter ce que j'y ai
trouvé, t'en parler encore et encore, mais je ne le ferai
pas car je sais que tu vas y aller tout de suite et découvrir
par toi-même cette étonnante revue de création
littéraire, tu vas apprécier son esthétisme
et tu vas tout lire dans la foulée ! Je crois même
que tu vas t'inscrire pour recevoir le prochain numéro
Quant à moi, promis, je serai
là pour te parler de la toile littéraire, celle
qui nous évade toi et moi, notre lieu secret de rendez-vous
et, d'ici là, ne te prive pas de m'écrire, de
m'envoyer des adresses des sites qui te font craquer et on en
reparle tranquillement à la rentrée, ok ?
Nina SIGET.
Adresse :
http://www.antidata.org
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