juillet 2002
 
Une photographie de Yann Beauson

Présentation des texte en prose choisis par le comité de lecture pour le mois de juillet 2002

par Nicolas Maccalli

et Anita Beldiman-Moore

 
« Quand j'habitais Alger, je patientais toujours dans l'hiver parce que je savais qu'en une seule nuit, une seule nuit froide et pure de février, les amandiers de la vallée des Consuls se couvriraient de fleurs blanches. Je m'émerveillais de voir ensuite cette neige fragile résister à toutes les pluies et au vent de la mer. Chaque année, pourtant, elle persistait, juste ce qu'il fallait pour préparer le fruit. »
Albert Camus - L'Eté (Les amandiers), Gallimard : 1986.

Bonjour à vous lecteurs, ce mois-ci nous vous offrons un avant goût d'été avec deux textes tout en légèreté et humour qui vous ouvriront les portes des vacances :

« Citrons» d'Annette Samec-Luciani une idée sympathique pour un texte cour qui met de bonne humeur selon Nicolas Maccalli

« Et si ma vie était un film» de Lucille Rollet « Un texte qui tente de renouveler un sujet passablement éculé (les amours adolescentes)... l'humour sauve la mise. » constate Catherine Raucy et Frédéric Abergel de renchérir : « drôle, fin », bref réussi !

Vous pouvez également aller sur les pages de Pierre-Olivier Fineltin, talentueux membre du comité qui vous offre ce mois-ci une nouvelle raffaîchissante « Valentin et l'inexprimable lettre».

A cette sélection s'ajoutte le cinquième et dernier épisode des Monstres de James qui s'accompagnent d'un véritable feu d'artifices avec la version audio intégrale disponible sur un site qui leur est consacrée (http://monstresvontpasser.free.fr). Elle vous surprendra que vous ayez lu toute la saga ou non.

Voici en tout cas ce que Nicolas nous livre des Monstres 5ème partie.

James ce mois-ci débute en nous proposant le voyage : "fuir dans le désert", inventer "les mille et une nuits", autant de lieux symboliques et chers à nos rêves. Mais ce n'est pas seulement de voyages que ses monstres, cette fois encore, nous combleront. Toujours autant d'étrangeté émanent de ses lignes, toujours ces personnages excessifs, comme Lucien et sa pelle ou Madame Fabienne, ces objets insolites sur lesquels il nous fait prêter une attention particulière. On sourit de l'incapacité de Grand père Luc qui voudrait réparer ce que le temps use, on voudrait connaître Juliette et sa chambre douillette, tant et tant de bribes d'histoires, de bouts de vies assemblés les uns aux autres et formant ainsi tout ce petit monde de Monstres que James nous livre ici tous les mois. Un site d'ailleurs existe, alors, n'hésitez pas les plus curieux ! Et quant à moi, je vais faire comme Jules, un des Monstres, je vais aller jouer un peu de guitare.

Bonne lecture à vous !

Des provisions pour passer l'été à l'ombre ou au soleil, immobile ou tout feu tout flamme avant de nous retrouver en septembre pour une rentrée aussi riche de mots et d'histoires que l'ont été les derniers mois !

Bonnes vacances à tous !



Nicolas Maccalli
et Anita Beldiman-Moore