février 2002
 

une photgraphie de Mari Mahr

Un bout de chemin

 par Anita Beldiman-Moore

Présentation des texte en prose choisis par le comité de lecture pour le mois de février 2002

 

Ce mois-ci je suis heureuse de vous présenter une coïncidence qui n'en est pas vraiment une. Dans les textes à sélectionner il y avait trois textes de Guillemette de Grissac et tous trois ont été choisis par une grande majorité de membres.

Pourquoi autant direz-vous... tout simplement parce que ces textes attendaient depuis très longtemps de connaître leur sort et plutôt que de faire encore patienter Guillemette j'ai préféré prendre le risque de les faire passer d'un coup... Mais ce n'est pas un risque en fait et ce n'est pas non plus un hasard que les textes aient trouvé leur lecteurs. Guillemette publie depuis longtemps dans ces pages et la musique délicate de ses mots, la grâce de ses personnages, la suave cruauté de certains de ses récits nous sont précieuses. C'est l'une des voix d'Ecrits-Vains?, l'une des voix de toujours.

Et toujours en prose... Mais quelle prose.

Pour Les arums, simple et émouvant, Guillaume Gallas parle d'"une nostalgie émouvante dans une belle écriture", comme d'un bijou dans son écrin, Catherine Raucy d'"Un beau texte, simple et bien écrit, des impressions de voyage prenantes et justes, associées à une histoire d'amour un peu amère" et Eve Domeneghini loue "Le style est simple et axé sur la répétition d'une antienne aromatique qui ne manque pas de charme".

A propos de Libération, "autobiographie à l'envers" selon Catherine Raucy, Guillaume Gallas y voit "comme des mots qui coulent dans le sablier du temps"

Rupture enfin, "Un texte un peu triste, mais joliment conçu, qui fait le tour d'une vie ratée avec quelques bribes de chansons" selon Catherine Raucy, a une fois de plus touché Guillaume Gallas "Une fois je me suis dit "ils écrivent leurs chansons avec nos vies et nous construisons nos vies avec leurs chansons", cette histoire en est une sorte d'exemple que j'apprécie." Mais je laisserai le mot de la fin sur cette nouvelle à Richard Mainville : "La vie, la vie quoi ! Écriture sans fioriture qui me plaît"

La vie donc à petits pas posés de nouvelle en nouvelle. Avec style, travail et talent Guillemette de Grissac n'est jamais répétitive, elle plante les bornes de son chemin d'écriture de caillou en gallet, de roche et gravillon et chaque texte est un recommencement aussi bien qu'une étape. Faites avec elle ce bout de route qu'à travers ses nouvelles elle a bien voulu partager avec Ecrits-Vains? et ses lecteurs.