décembre  2001
 

une toile de Laurence de Sainte Mareville

Vertiges

 par Anita Beldiman-Moore

Présentation du texte en prose choisi par le comité de lecture pour le mois de décembre 2001

 

Bonjour à vous lecteurs, ce mois-ci nous vous proposons une intrigante nouvelle : "Le trou" de Richard MAUREL.
Vous pouvez penser qu'un seul texte est un met bien frugal pour vos appétits. Mais attendez donc d'entrer dans ce récit (pour en sortir c'est une autre histoire…).
Attendez donc de faire la connaissance du trou.

L'histoire, l'air de rien, est construite dans une absolue simplicité stylistique non dépourvue d'humour qui a fait mouche auprès des membres du comité dans leur unanimité :
"Une certaine maîtrise de la progression et quelque chose de cocasse dans le traitement du trou." écrit Paul Raucy ;
"Cette sombre histoire de trou est non seulement d'une drôlerie rafraîchissante, mais la narration est en plus bien maîtrisée" renchérit Eve Domeneghini ;
"C'est drôle, simple et bien construit" commente sobrement Frédéric Abergel pour qui ce texte évoque des thématiques proches de Philip Kindred Dick ou Alfred Elton Van Vogt.
"Un ton à la fois humoristique et inquiétant qui rappelle les nouvelles de Boris Vian." ajoute Catherine Raucy.

L'auteur, en effet, vous entraîne progressivement mais vertigineusement vers sa chute (la sienne, celle de son histoire… et au delà), vous laissant telles des Alice modernes au bord d'un monde à découvrir ou à inventer.
Ou comme le résumerait Pierre-Olivier Fineltin : "Cette nouvelle est originale, distanciée et laisse le trou ouvert à l'imaginaire..."

En somme, conclut Eve dans son commentaire : "cherchez le trou que vous ne sauriez voir, chers lecteurs".