Une photographie de Doifel Videla

La sélection de
janvier 2004

 

Une année 2004 qui s’annonce prolifique. Onze auteurs, quarante-neuf textes à départager, à aimer, pour ce mois de janvier. Quatre poèmes et quelques haïkus - une fois n’est pas coutume- ont retenu l’attention du comité.

Les accents de Menopsm. qu’Aglaé a trouvé « Très charmants. Une bonne idée bien exploitée. Et la chute est excellente » et À la facon de, du même auteur, où notre enthousiaste Aglaé dit encore « Astucieux comme tout et mené de main de maître ». Deux poèmes qui semblent avoir une fonction didactique et très différents de ceux d’Ila Séville, Vibrations et À chaque saison d’hommes. Si Aglaé «aime, sans bien savoir pourquoi », la sensualité et la force qui se dégagent de ces deux poèmes ont su convaincre l’ensemble du comité.

Enfin, huit haïkus de Jean-Michel Mayot, choisis en dehors de toute conformité à la loi du genre de l’épigramme japonaise où il faut en trois vers, soit dix-sept syllabes, exprimer sa pensée pour atteindre les extrêmes limites de l’impressionnisme. Leur caractère plaisant leur valut la dénomination de haïkou « vers comiques » ou encore haïkaï. C’est Bashô qui amena ce genre à son apogée, genre qui cependant échappe un tantinet à nos esprits occidentaux.

Deborah Plyers