Une photographie de Jeep Novak

La sélection de décembre 2003

Comme un cadeau d'avant les fêtes, le comité vous offre ce mois-ci cinq beaux textes de deux auteurs :

Les trois premiers sont d'Alain Drouillet :

Ballade erratique :
"Ça ballade bien
" vers l’enfer froid où tout finit
Tes yeux se noient, rieuse épave "
nous confie Aglaé et Deborah s'attarde sur ce vers qui lui plaît tout particulièrement et qui revient :« Tes yeux se noient rieuse épave »
Et Michel de renchérir : "Vers en octosyllabes. La qualité est là. Le texte est fluide comme le sujet, les mots coulent."

Ligne de fuite :
"Cette ligne de fuite va droit au but : l'émotion.
"Mon cœur est on the rocks"
et "le rassurant fanal de ton vivant sourire".
C'est du bon !" (Michel)
"Beau titre !
" Tu es partie ma vie
J’ai comme un creux
Un coup de vieux
La gueule de bois
Et le coup du lapin "
Drôlement bien et pas prétentieux" ajoute Aglé

Fabulette triviale:
"Jolie fable avec un peu d’humour autour…" (Aglaé)

Les deux suivants sont de Joel Kerdraon qui a déjà publié sur nos pages:
Alia :
"Très belle allégorie. Ça semble le sable chaud ! Le désert brûlant. "Tes cheveux rouille illuminaient ma flamme."" (Michel)

Cérémonie :
"Impressionnant Impressionnisme ! On reste subjugué devant tant d'évocations. De la poésie à l'état pur. Une strophe comme celle-là :
"Écoute le fagot, parler de mains en sang,
Le souffle des ancêtres aux inutiles sanglots,"
et
"De mes mains dans la cendre, j'éveillerai les Dieux". " (Michel)
et Aglé de citer ces vers qui l'émeuvent :
" Et pourtant ce soir là, j’aurai voulu la vie
La paix et la chaleur d’un soir d’hiver heureux.
Heureux pour Yemila,Alia,Yeseph, Elie,
Jeunes hommes et femmes, insouciants matins bleus,
De mes mains dans la cendre ; j’éveillerai les dieux."

En espérant qu'ils vous émeuvent aussi...

Anita Beldiman-Moore