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Dans ton enjeu
berbère de la culture barbare, je te trouve plutôt
vache. Je crois que cela est dû à ton amour des langues,
surtout celle du buf. Attention à la "vache folle";
je te conseille donc le cur, surtout celui de l'agneau il
est moins nocif.
Si toi tu fais partie de la tribu des "homos" "erectus"
moi étant moi même berbère et en lisant ton
"enjeu" je suis devenue érectile. Je me souviens
d'un chant lyrique, délirant, d'un poète condamnant
son squelette " homo- erectus ça me va moi qui suis
un chaud- lapin " ; ce n'est nullement un berbère non
plus un barbare, cependant il avait compris que jadis l'être
humain communiquait mais à sa manière.
" Le cri du désir et le cri de la douleur sont si proches
parents que la langue ne sait plus lequel elle retient quand elle
uvre en rêvant. " C'est ainsi, qu'un autre avait
défini le consensus, que j'oserais interpréter sans
être ethnologue ou une linguistique chevronnée, entre
les pôles aimantés, par le réalisme et le rêve.
La question qui s'impose : pourquoi devrons-nous continuer à
parler du " berbérisme " comme étant une
enclave désastreuse qui touche frange à frange l'éthique
culturelle et religieuse ?
Il ne faut jamais rendre à César ce qui appartient
à César puisque César n'est plus, par contre,
il faut penser à l'héritage.
Personne parmi les marocains ne peut trancher sur son origine et
dire s'il est arabe ou berbère , moi je suis berbère
mais je suis contre ceux qui utilisent l'amazighité à
des fins politiques. Ce que moi je réclame c'est de donner
plus d'importance à la culture amazigh ( manière de
vivre, bijoux habits, coutume, chanson musique etc.. et pourquoi
pas la langue).
La force du Maroc réside dans sa diversité culturelle
et c'est cela qui constitue sa richesse. Nous pouvons parler 3 ou
4 langues ou plus, ça ne dérangerait personne du moment
qu'on ne l'impose pas.
Ce que je veux transmettre aux berbères c'est que leur force
n'est pas dans leur langue mais dans leur culture quelle que soit
la langue support. Ils doivent montrer qu'ils sont aussi intelligents
que n'importe qui en essayant de s'instruire et de se cultiver surtout
dans le domaine de la recherche scientifique et technologique.
Pour ne plus divaguer, le mot " cohabitation " est bravement
défini sous l'emblème de la culture pour ne pas dire
une conservation de statuettes graphologiques bien faites pour embellir
une langue déchue par une politique qui s'amusait à
conjuguer la culture " amazigh " comme une révolution
mal adaptée au XXI siècle.
Cette cohabitation innée existait depuis la nuit des temps
mais meurtrie par l'inculture pour des prérogatives politico-religieuses
visant l'autodestruction. Cela nous amène à plusieurs
questions dont la principale : qu'est ce qui a animé ce long
et profond sommeil ? Est-ce le désir d'émergence ou
une autre prérogative politique ?
Les istiqlaliens (du parti nationaliste créé par Allal
el Fassi)conseillaient aux marocains d'étudier la langue
arabe alors que eux mettaient leurs enfants dans des écoles
de la mission française et un ancien ministre, alors professeur
à la faculté de médecine, faisait échouer
les berbères juste parce qu'ils étaient berbères
en disant "depuis quand les berbères sont médecins".
Et comme Machiavel, je dirai que les marocains "devront reconnaître
combien les berbères supportent indignement une cruelle et
longue malignité du destin".
Je n'oserais nier que les différents mouvements islamistes
ressentis dernièrement dans le monde musulman ,au Maroc en
particulier, ont poussé les occidentaux à réfléchir
sur la question : Comment contrecarrer ces mouvements ?
Serions-nous alors le moyen le plus subtil pour être une épée
culturelle la plus fine et la plus adaptée pour couper cette
ascendance religieuse ? Certainement, sauf que nous avons porté
l'embryon religieux depuis sa naissance et nous saurons le conserver
comme nous serons toujours des berbères.
R. Amal la berbère
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