| Remue
méninges
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| Remue-Méninges 31 rue des Aiselies 6040 Jumet Belgique Directeur : Pierre Schroven La revue réussit son programme : elle nous remue bel et bien les méninges. Elle privilégie la réflexion sur la littérature en proposant à son sommaire profusion dentretiens qui donnent chair et âme au nom des auteurs. Les écrivains dévoilent un peu les coulisses de la création et nous font rentrer dans leur démarche. Cest une revue, de facture irréprochable, de présentation très lisible, très agréable, au contenu riche, dense, étoffé (une soixantaine de pages) : les rubriques sont de véritables chapitres. Il faut la lire en W.E. quand on a du temps devant soi pour la déguster. |
| Remue Méninges n°22 Tous les textes sont bons. Sil faut en mettre un en exergue, je
citerais Claude Donnay : Sais-tu,
ces aubes blanches/ que tu allumais pour mieux me berner, / poings dans la poussière, je
les vomis/ ces refus dobéissance : tout en raideurs/ que je brandissais du
fond de ma soue/ Xavière Remacle Remue-Méninges n°20 Linvité Bernard Tirtiaux, né à Fleurus en 1951, homme de théâtre, de chanson, de poésie, et restaurateur de vitraux, reçoit léquipe de Remue-Méninges (Eric Allard, Pierre Schroven, Salvatore Gucciardo) dans sa ferme de Martinrou (Belgique) dont il a fait un carrefour culturel. Il parle de son roman phare Le passeur de lumières paru chez Denoël en 1993 et du suivant les Sept couleurs du vent. Lentretien se clôture sur un choix de poèmes inédits. Au chapitre suivant, une rétrospective de Jacques Kober, né à Chartres en 1925, poète, revuiste, éditeur, galleriste, critique dart, grand voyageur devant lEternel. Sa bibliographie, des extraits, des textes inédits qui révèlent une écriture très moderne marquée par laventure surréaliste :Jai respiré une fille qui étreignait/ce qui se fait en direction de toutes les jambes des fièvres des marais/ connaissant le bas de son corps comme une bride de sabbat/ la nuit faisait cri de partout dans une hémorragie de sable où le sperme lui-même vidait ses poumons./ Neuf pages consacrées au romancier " très discret " Christian Oster, publié par Fleuve Noir et Les Editions de Minuit. Enfin des extraits du recueil Vous comme le loup de Christine Delcourt :le sang des biches/nappartient quaux hyènes folles/qui rient aux préaux de nos nuits/pourtant lorsque votre bouche rouge/sécosse en mon endroit (le bel endroit)/les cailles seffarouchent au creux des dahlias/et lon dit que lété sera beau. Xavière Remacle |