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Pphoo, Revue poétique internationale 73, Regent Estate Editeur&directeur de publication : Pradip Choudhuri Une revue indienne trilingue, français- anglais- bengali, qui laisse une place très importante aux auteurs francophones. La revue est à limage de son animateur, le poète Pradip Choudhuri, resté fidèle à lélan de la Beat generation. Fondateur à Calcutta dun mouvement de contestation, la " hungry generation ", sa remise en question de lordre établi lui valut dêtre exclu de luniversité. Cétait quelques années avant mai 68 ! Ce personnage hors du commun écrit indifféremment dans les trois langues. Auteur de plusieurs livres sur Kerouac et de nombreux recueils de poésie, en Bengali mais également en anglais et en français. Pphoo (prononcer " pfou ") est un véritable carrefour de la poésie contemporaine internationale où se mêlent textes, photos et lettres damis écrivains. |
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| Pphoo janvier 98 : désempoisonnement total Que sest-il passé depuis janvier 98 pour la revue Pphoo ? Nul ne sait. La parution serait-elle suspendue ? Lavenir le dira. Il ny a que Pphoo pour nous ravir autant de dépaysement. Pourtant, les auteurs francophones portent des noms familiers : Jean-Yves Le Guen, Pascal Ulrich, Paul Van Melle, El Mehdi Chaibeddera, Marjan, Silvaine Arabo, Rolan Nadaus. La revue souvre sur un texte de Pradip Choudhury sur le Gol Park de Calcutta et ses 7 chemins : un drogué qui se met à trembler/ en me regardant dans les yeux/ je lui dis " cest seulement un souffle de la brise dautomne ". El Mehdi Chaibeddera continue à produire des textes de qualité égale et maîtrisée qui me plaisent : Quand on porte lembâcle au coeur/ pour ces magnats de lamnésie/ qui nous enferment dans leurs meubles/ et sacharnent sur nos racines/ Harry Wilkens, le poète des dockers, Christine Zweigman : le spermatozoïde qui laissait passer les autres / pour ne pas devenir bébé. Les textes courts de Denis Emorine. Erich Von Neff goûte aux blondes celluloïd. La cerise sur le gâteau, ce sont les 6 pages des textes de Roland Nadaus : sublîme. Au fil des pages hantées par lombre dAllen Ginsberg, une étrange impression se précise : langlais et le français se marient merveilleusement dans une relation subtile de complémentarité. Et pour un peu, je me croirais capable de déchiffrer le bengali ! |
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Xavière Remacle |