| Hématomes crochus
|
278 avenue de Fabron |
Revue « littéraire bizarriste » consacrée à la nouvelle dont le titre dit long sur latmosphère des textes sélectionnés : ça laisse des bleus et des griffes. Hématomes crochus organise chaque année un concours de nouvelles, invite régulièrement un auteur dans ses pages, livre une excellente chronique des revues et des critiques de livres. Une revue très complète qui fait de bons choix. Que pourrait-on lui reprocher ? Ah oui ! La pré-sen-ta-tion : une facture qui rappelle lère préinformatique (vous vous souvenez la machine à écrire ?) Et puis il est très mal relié. Ne le lisez pas dans le métro, vous y éparpillerez vos pages La revue des revues, très fouillée, na pas froid aux yeux. Parmi les petits chouchous : Décharge, Pris de Peur, Parterre Verbal, Poésie Première, Brèves. Ceux qui en prennent pour leur grade : Alexandre, LArt Brutal, Florilège Un article très intéressant dénonce le conformisme moral du traité dérotologie de Sarane Alexandrian prenant le contre-pied de lenthousiasme de Paul Sanda (voir Pris de Peur sur léros). Un article dont je ne vois pas lintérêt ouvre un débat sur le film « The independance day ». Il eut été plus intéressant de parler du film parodique « Mars attack » . Très important : le règlement du prix H.C. 2000. Tous à vos plumes. Xavière Remacle Hématomes crochus n°5 Le tiercé dans lordre du
concours 1998 : Georges Puech-Maurel, Gérard
Levoyer, Dominique Flahaut. Chaque auteur
se présente et le jury explique ce quil a particulièrement aimé dans sa nouvelle.
Du bizarre et rien que du bizarre comme annoncé sur la couverture Le premier prix : Mouvement pendulaire est gore à souhait.
Rendez-vous compte : un couple de délinquants condamnés par le tribunal au coït
indéfini jusquà ce que mort sen suive ! Le deuxième prix est du même
tonneau : Comme un gant met en scène une
héroïne dont la peau est élastique.. Jai préféré le troisième prix Grand couillon de Dominique Flahaut. Jean-Louis Larose est linvité de ce
numéro. Il évoque son parcours, déclare quil écrit pour ne pas perdre ses idées
et publie, non pour en vivre ou être reconnu, mais pour être « jugé
impitoyablement » (pas un peu maso ?). Il aime le genre noir qui permet toutes
les transgressions. Suivent deux nouvelles qui parlent de couples en perdition et de
meurtre comme il se doit.
Xavière Remacle |