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Robert le diable et les regrets.
Robert, pourtant les mêmes mots en partage, quelques centaines peut être, j'en sais trop rien, des
mots même pas pour pleurer, juste pour faire le beau, avec les mêmes doigts gourds qui clapotent sur le
clavier, des mots qui ressaquent de fenêtre en fenêtre sur les réseaux de nuit.
Parfois je me dis que c'est possible : chacun son port et sa dérive, chacun sa brûlure , il doit suffire
d'une recette : il faudrait du vin bien sûr, bien sûr des ficelles, pas trop, juste pour faire un peu joli
comme dans la mathématique des marées, quelques colères rugueuses de prince espagnol, une aristocratie
prolo et une dignité d'oiseau triste; mais ça ne marche jamais et les mots de Robert me parlent
toujours mieux, toujours plus fort plus au dedans que les miens : il ouvre ses écrans de nuit, et ses ficelles
rubans s'accrochent au soleil.
Claude Aubry
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