Mireille Disdero-Seassau |
Coup de projecteur sur par Camille de Rijck
Editorial
du 2 0ctobre 2000 |
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Je souhaitais entamer
cette bafouille avec une phrase de Paul Claudel issue de sa correspondance
avec André Gide, malheureusement je ne parviens pas à mettre la main
dessus et le courage me manque pour relire les quelques 300 pages de cet
ouvrage. Je vais donc essayer de la reconstruire de mémoire : «
jai envie de vous parler comme font ces personnages de Dostoïevsky qui
se disent tant de choses intimes quau lendemain ils ne peuvent se
regarder sans grande honte et sans un sentiment proche de la haine. »
Quel rapport avec Mireille ? Je nen sais trop rien, simplement,
quand jai lu cette phrase jai pensé à Mireille, léternelle
confidente, la grande-sur bienveillante à qui on raconte tout sans
jamais se lasser et surtout sans jamais quelle donne
limpression dêtre lassée (femme courageuse !) Que viennent
donc faire la honte et la haine dans ce conte de fées à visage humain ?
Pas grand chose à vrai dire, peut-être serait-il judicieux de les
remplacer par quelques grammes de pudeur. La bonté rend loquace, trop
parler rend honteux, Mireille est bonne et moi je parle trop
tout
simbrique, non ? Mireille Seassau fait partie du triumvirat de choc et de charme des auteurs lyriques qui sans tomber dans le miel et le fiel (joli !) louent la terre, la mer et autres ingrédients dune poésie traditionnellement assommante de péremption. Avec Marie Mélisou et Stéphane Méliade, donc, elle forme un beau trio damis et décrivains souriants, sympas et vaguement talentueux (sisi, vaguement !) nb : si jy vais carrément je risque deffaroucher Mireille, ce qui serait fâcheux. Je vous conseille en loccurrence de lire entre les lignes. Tout dans son uvre respire la pédagogie, laltruisme et la douceur mais Marie Bataille a déjà dit tout cela mieux que moi et bien plus longuement pour ne pas faire « doublon » je vais donc métendre sur un sujet qui nous Mireille et moi avons en commun : Melmiriel ! (je sais gré à Jacques Teissier doutrepasser ses quelques réticences melmiriellifiques en publiant cet article). Mireille, que toffrir dautre à loccasion de ce coup de projecteur que des extraits savamment choisis dun recueil inconnu de notre muse commune ? IL sintitule « Mireille, aphorismes » En ce monde
ensoleillé Tout nest
quordre et pureté Et Mireille est jolie Comme une didascalie ! *** Je courrais dans les prés Toute nue et rasée Ma poitrine dans le
vent Ressemblait à un éléphant Quand soudain japerçus Un vilain autobusse Tout rempli de
bigottes Et de vieilles dévotes Qui venait à tes
pieds ! Manger des crottes de
nez
Et du parmesan suisse ! *** ô le vent ô la terre ô mireille
tes si belle je
me frotte ! Et
que dans le ciel nagent les mirabelles En
lhonneur de ton nez Tout rond et luisant |
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