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Malraux et la politique
par Marie Michèle Battesti-Venturini
Enseignante à l'Université de Corse

1. "L'homme est ce qu'il fait..."
2. Vers une conception métaphysique de la politique
3. La présence obsédante de la mort

4. Les années de guerre
5. L'engagement gaulliste

Sommaire de la rubrique

Quelques sites sur André Malraux

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Amitiés Internationales André Malraux

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Un site très complet sur André Malraux réalisé par le ministère des affaires étrangères

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Par le service Culturel de l'Ambassade de France au Canada : Malraux

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Le serveur du ministère de la Culture propose des enregistrements des grands discours d'André Malraux.

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FR3 et son émission consacrée à Malraux dans la série "un siècle d'écrivains"

Les années de guerre


"Ecrire est le seul moyen de continuer à vivre..."  
Comme nous l'avons déjà signalé, de ses précédents engagements Malraux avait écrit des ouvrages. En 1940 il ne manqua pas à sa règle. Des premiers événements de la guerre naît La Lutte avec l'Ange (dont seul paraîtra la première partie, la Gestapo brûla en effet la seconde et Malraux ne la réécrira jamais. La première partie sera éditée sous le titre Les Noyers de l'Altenburg ( 2)), conçue durant la courte période de l'internement.
Au camp des prisonniers de Sens, qu'il transposera à Chartes, Malraux se trouve pour la première fois rapproché des hommes du peuple qui n'ont pas choisi la bataille qu'ils doivent mener. Le choc est brutal : Malraux a soudain l'impression d'être mêlé aux hommes du Moyen âge, à ceux qui vivent " au jour le jour depuis des millénaires " (3 ). C'est tout un monde qui se découvre à ses yeux et la confrontation sera lourde de conséquences. Dans un premier temps elle atteint Malraux l'écrivain : ce nouveau visage de l'homme, il souhaite le " traduire " : " Ici, songe-t-il alors, écrire est le seul moyen de continuer à vivre " (4 ). C'est ce qu'il va faire durant plusieurs mois, refusant d'adhérer comme on le lui propose, les premiers groupes de résistants.
En effet, lorsqu'il s'installe dans les Alpes-Maritimes, quelques résistants de la première heure sont déjà au travail : Emmanuel d'Astier de la Vigerie, son frère et Edouard Corniglion-Molinier ont essayé à plusieurs reprises de saboter les livraisons que fait à l'Italie la Commission d'armistice. Pressé de s'établir davantage dans cette région, ils demandent leurs concours à plusieurs personnes : trois d'entre elles refusent : Philippe Lamour, Joseph Kessel et André Malraux. " Il me dit en substance : je marche mais je marche seul " écrit en 1967 Emmanuel Mounier (5 ). Malraux aurait dit également : " Je ne veux pas être le second " ( 6). Une autre demande recueille une réponse négative, celle de Boris Vildé, porte-parole du Comité National du Salut Public. Ce Comité avait été créé en 1940 par de jeunes savants du Musée de l'Homme. Il comptait parmi ses adhérents André Lewitsky, Claude Aveline, Jean Cassou, Pierre Brossolette et Jean Paulhan.
Au début de l'hiver 1940, Boris Vildé part pour la zone Sud chargé de contacter des personnalités ayant passé la ligne de démarcation : Malraux est l'une d'elle. Mais il ne se montre guère impatient de se joindre à ceux qui font appel à lui : deux raisons peuvent être avancées, qui justifient son refus. Il écrit alors son dernier roman, combattant à sa façon le sentiment très vif de l'échec qui était le sien depuis le printemps 1940. D'autre part, il s'attend à ce que les U.S.A. entrent rapidement dans la guerre (7). Quelle efficacité auraient alors ces petits groupes dispersé ?
Boris Vildé rentre à Paris. Une semaine après, il est arrêté par la Gestapo. Le groupe du Musée de l'Homme, détruit, s'éparpille. La majorité de ses membres s'installent en zone Sud ; l'un d'eux, Jean Cassou, va ultérieurement retrouver Malraux alors intensivement engagé dans la Résistance. En novembre 1942, les Allemands envahissent la zone Sud. Malraux dont le refuge commence à être connu part pour la Corrèze, avec sa seconde épouse, Josette Clotis et leur jeune fils. L'année 1943 demeure assez énigmatique pour ceux qui s'interrogent sur le passé de Malraux. On ne retrouve sa trace qu'en 1944.

Le colonel Berger...
Au début de 1944, Malraux est devenu le Colonel Berger, reprenant pour la Résistance le nom du narrateur des Noyers de l'Altenburg. Il est à la tête des Forces Françaises de l'Intérieur du Lot, de la Dordogne et de la Corrèze. Il coordonne les activités de plusieurs groupes clandestins. Mais durant quelques mois, sa situation ne sera pas dénuée d'équivoque. En effet, il semble être en étroite relation avec Londres. Il semble qu'il ait voulu tenter une grande union des groupes du Sud-Ouest, F.T.P. (Francs-Tireurs et Partisans) compris. L'expérience se solde par un échec. Avec ses mille cinq cents hommes Malraux reçoit pour mission de ralentir l'avance de la division Das Reich. C'est alors, dans le cadre du Plan de Fer - plan général de sabotage des lignes de communications allemandes - le succès d'une intervention délicate au cours d'une longue nuit de juin ( 8). Mais l'action telle que Malraux aime à la pratiquer est de courte durée. Juillet va sonner pour lui le glas de la clandestinité dans le Sud-Ouest. Effectivement, au cours d'un voyage son véhicule est pris pour cible par les Allemands. La voiture bute contre un arbre et le jeune Anglais qui accompagne Malraux est blessé. L'écrivain est également blessé et fait prisonnier. Pour éviter d'être torturé, il tente de persuader ses gardiens qu'il vient d'être parachuté de Londres. Un an et demi plus tard il relatera cet épisode à Roger Stéphane :

" Je leur ai d'ailleurs déclaré : Vous avez le choix entre deux solutions : me traiter en officier ennemi et m'envoyer en forteresse, me considérer comme un franc-tireur et me fusiller.
Il y en avait une troisième, la torture, mais il valait mieux ne pas l'envisager. Alors ils m'ont mis à un mur, les mains levées, et ont commencé le simulacre d'une exécution. Je me suis retourné et je les ai engueulés : Tout de même, je ne suis pas un con.  Je savais bien qu'ils ne me fusilleraient pas avant de m'avoir interrogé. A quoi ils ont répondu en m'interrogeant - après m'avoir mis les menottes aux mains derrière le dos - entre deux chambres ouvertes où on torturait. Ils m'ont demandé ce qui m'avait entraîné là-dedans. J'ai répondu : Mes convictions. Réplique : Vous allez voir ce qu'elles vont vous coûter vos convictions
" (9 ). Malraux est interné à la prison Saint-Michel de Toulouse. Mais cette fois, il n'aura pas à s'évader. La ville elle-même est libérée. Dans la prison qu'évacuent les Allemands un soulèvement éclate et le colonel Berger se trouve porté à sa tête : " Berger au commandement ! Berger ! Berger ! Le cri venait sans doute des cellules voisines de la nôtre ; tous voulaient échapper à cette liberté informe, agir ensemble (...) J'étais le seul prisonnier en uniforme, ce qui me donnait une autorité bizarre " ( 10). A peine a-t-il retrouvé la liberté qu'il reprend la bataille. Il a sous ses ordres une brigade entière. Peu après la libération de Toulouse, André Chamson arrive dans le Lot. Malraux lui demande de le rencontrer. Ainsi naît la Brigade Alsace-Lorraine. Malraux en prend le commandement. Composer et diriger une brigade qui entame une marche à l'ennemi c'est associer à la dimension romantique  la dimension conquérante. L'enjeu sera Strasbourg. La Brigade sera la première unité de la première armée française à pénétrer dans la ville libérée (la Brigade défend Strasbourg du mois de décembre 1944 au mois de janvier 1945). Pour la première fois, son engagement ne sera pas soldé par un échec. Malraux ira jusqu'en Allemagne. Il aura, dans l'intervalle, fait un bref retour à Paris pour participer au congrès du Mouvement de Libération Nationale (M.L.N.). A Stuttgart, il est décoré de la Légion d'Honneur par le général de Lattre. Nous sommes au mois d'avril 1945.

Pour lui la guerre est maintenant terminée. A bien des égards, ce dernier engagement de Malraux se distingue des précédents. Mais dans son intensité et la signification que lui-même donne, il leur ressemble. Cet engagement devait le mener à une confrontation clairvoyant avec la mort.
Malraux tirera des enseignements de cette guerre. En effet, pour la première fois, il s'est battu sur le sol français. L'aventure " révolutionnaire " avait une dimension internationale ; l'épopée qui s'achève en 1945 est nationale. Dans l'univers de Malraux les marques de ce nouveau combat resteront éternelles.
Une nouvelle représentation de la France se dessine dans son esprit. A son retour en France en 1945, ce pays n'a plus le même visage pour lui que celui des années 1930. La France a gagné dans cette épreuve une réalité charnelle. Elle est réellement devenue l'une des grandes figures de son monde. Pourtant la conscience collective nationale, la sensibilité historique nationale entrent dans l'œuvre de Malraux avant que n'y soient mises en scènes les combats internationaux. Dans les batailles de la Seconde Guerre Mondiale, Malraux a découvert la patrie. Divers actes se sont joués qui ont fait naître en lui un patriotisme passionné. Le premier a peut-être été la mort des soldats : devant ses camarades morts, Malraux ne peut demeurer indifférent. Pour que l'holocauste ait un sens, il fallait que la cause en eût un, que d'autres la défendent pour que ceux qui étaient morts pour elle ne soient pas morts pour rien. Pour Malraux, l'amour de la nation devenait alors fidélité à ses hommes, aux volontaires qui s'étaient battu sous ses ordres. Un autre acte pourrait s'intituler " Brigades Alsace-Lorraine ". ceux qui la composent, ne se battaient pas uniquement pour libérer l'ensemble du territoire français mais pour délivrer eux-mêmes leurs provinces, leurs habitations, leurs familles. Un autre élément est venu consolider la dimension patriotique de la Brigade Alsace-Lorraine. Bon nombre d'Alsaciens Lorrains s'étaient battus dans l'armée allemande rendant plus dramatique encore la situation des provinces de l'Est. Un dernier acte a été joué qui a pu intensifier encore le patriotisme de Malraux : l'entrée dans l'Allemagne. A peine les frontières franchies, c'est une image de monstruosité qui apparaît. C'est brusquement le visage de l'Apocalypse qui se dresse. Remarquons également que Malraux déclarera au général de Gaulle dès leur première entretien : " J'ai épousé la France " ( 11).
Malraux a donc découvert la nation. Toute sa représentation de la vie politique française s'est soudain infléchie. Soucieux du destin de son pays, il s'interroge sur les forces qui s'opposent et sur l'évolution du système politique français, devant des amis journalistes (dont Roger Stéphane) mais également devant un vaste public. Il est au mois de janvier 1945 l'un des principaux tribuns qui participent au congrès du Mouvement de Libération National (M.L.N.). Pour la première fois depuis le début de la guerre, Malraux va se battre sur un autre terrain que ceux du maquis ou du front. A la différence d'autres intellectuels, il n'a pas écrit dans les publications de la Résistance, il n'a pas entretenu d'étroites relations avec des personnalités politiques ; il arrive donc en solitaire, au milieu de congressistes qui ont, pour la majorité, inscrit leur action dans un mouvement politique. Cette expérience marquera un tournant dans son cheminement politique.

A la Libération, il existe deux grandes organisations nées de la Résistance : le Front National et le M.L.N. (Le Front National rassemble initialement dans son comité directeur des personnages comme François Mauriac, Jacques Debû-Bridel, Monseigneur Chevrot. Mais les membres du Parti Communiste français y adhèrent en bloc et le mouvement devient, pour la plus grande part, d'obédience communiste). Le M.L.N. s'est formé à la fin de l'année 1943 à la suite de l'union de divers mouvements de la Résistance : les Mouvements Unis de la Résistance (M.U.R.), Combat, Libération, Franc-tireur, France au Combat, Résistance, Lorraine. Politiquement ces mouvements étaient de couleurs différentes, mais deux tendances principales se dégagent bientôt : l'une partisane d'une fusion avec le F.N. (elle est représentée par Emmanuel d'Astier de la Vigerie, Pascal Copeau et Maurice Kriegel-Valrimont), l'autre est d'obédience plus " socialiste " au sens que revêt l' expression en 1945. Elle est défendue par Philippe Viannay, Robert Salmon et André Malraux (Notons que Malraux est venu au M.L.N. par l'intermédiaire des M.U.R.) qui auraient souhaité transformer le M.L.N. en mouvement politique. Les deux tendances s'opposent au premier congrès national, qui se déroule à Paris du 23 au 28 janvier 1945. Lorsque Malraux monte à la tribune, arborant l'uniforme, il ne passe pas inaperçu. Donnant libre cours à son lyrisme, le romancier se livre à un véritable plaidoyer. Il soutient sa thèse avec intensité. Il encourage, garantit, questionne tour à tour défaitiste et confiant, ténébreux et mécontent, emporté. La séduction de l'orateur ne laisse pas indifférent : la motion qu'il propose à la clôture de la séance rassemble la majorité des suffrages. Trois motions de politique générale sont déposées au bureau du congrès. Les trois textes sont respectivement dénommés motion Hervé, Motion Salmon et motion Malraux. Le congrès se prononce finalement sur la motion Hervé, révisée et réformée et sur la motion Malraux qui intègre la motion Salmon. Deux opinions se trouvent donc en présence.
La première est proposée par Hervé. Elle recommande la fédération à tous les mouvements nés de la Résistance, en vue d'une fusion. Elle demande la mise à la disposition de la collectivité des grands moyens de production et d'échanges et des sources de matières premières et la socialisation des banques, assurances, industries clés. La seconde, dite motion Malraux, est présentée par MM. Baumel, Claudius-Petit, Germinal, Herbart, Leenhardt, Laboureur, Morandat, Philip et Viannay. Elle se prononce contre la formule " parti " ; le M.L.N. doit rester un mouvement dont l'orientation est définie par la forme socialisée de l'économie et du crédit, et susceptible de libérer la nation des pressions capitalistes. Ses buts immédiats sont la collectivisation des banques, des assurances et de l'électricité. Elle propose la création d'une fédération, chacun des mouvements conservant sa physionomie et sa composition propres.
Lors du vote, la motion Malraux acquiert la majorité des suffrages (250 sur 396 suffrages, contre 119 pour la motion Hervé). Malraux est élu au Comité Directeur et au bureau politique. Les partisans de la fédération l'emportent donc sur ceux de la fusion. Mais le fossé se creusera de plus en plus entre les deux. Le M.L.N. se divisera. Malraux n'attendra pas que la scission soit concrète pour quitter le mouvement.
Au sortir de la guerre, une France anéantie s'offre à chacun. Pour Malraux il faut continuer l'action de la Résistance, prendre des mesures d'inspiration socialiste qui délivrerait le pays du capitalisme. Une nouvelle France doit exister au yeux du monde. Il s'attache à définir le style du combat et les moyens d'action plus que l'enjeu final. Pour lui, l'essentiel est de sauvegarder le souffle puissant qui animait les maquis, de garder vivace l'engouement des combattants. Cet appel à l'énergie, c'est celui qui résonnait dans Les Conquérants et dans L'Espoir. Malraux lui demeure fidèle. La valeur de l'action ne subi aucun déclin, le culte du courage et de l'héroïsme sont toujours affichés. Il ne voit pas d'un œil favorable la réalisation d'un programme. Il préfère définir quelques directions. Le premier objectif est fixé : c'est la collectivisation du crédit. Il sait parfaitement que cette mesure ne suffira pas à démolir le capitalisme. Mais il considère que l'image évoquée " parle " plus au public qu'une longue exposition théorique.
Conscient de l'impossibilité dans laquelle se trouve le Mouvement d'effectuer seul une colossale entreprise révolutionnaire, il entend proposer aux pays deux problèmes qui puissent être résolus dans des délais très courts : celui des prisonniers et celui de la reconstruction. Ainsi sera faite la preuve de la puissance du mouvement. Malraux maintiendra pendant longtemps son refus d'un programme au profit d'objectifs et d'un état d'esprit.
Mais en ces derniers mois de guerre il n'est pas vraiment gaulliste. Il n'a pas encore rencontré le général de Gaulle et sa position à l'égard du gouvernement est loin d'être une simple approbation.
Le M.L.N. doit rester le grand mouvement généreux qu'il fut pendant la Résistance, l'esprit vigilant qui n'épouse aucune autre cause, fût-elle celle du général de Gaulle. Malraux conçoit le mouvement comme un véritable ensemble de " moyens d'action " ( 12) aussi dur que peut l'être le P.C.F. auquel il rend hommage pour son efficacité. Ce rêve d'un parti pur et dur, énergique et enthousiaste à la fois, Malraux ne le réalisera pas. Mais l'esquisse tracée au congrès montre sa nostalgie d'une action, et l'attrait qu'exerce sur lui toute forme d'efficacité. L'énergie qu'il a rencontrée chez les Communistes ne l'a pas laissé indifférent et il a rêvé de la voir alliée à une réelle liberté : inlassablement, il tentera de concilier ces deux exigences.

(à suivre)



[2]. Un fragment de l’ouvrage intitulé « Camp de Chartes » paraît dans la revue Fontaine, n°29, P.343-353. La revue est imprimée à Alger. Ce passage figurera intégralement dans l’édition définitive des Noyers de l’Altenburg.


[3]. Malraux, André, Les Noyers de l’Altenburg, op.cit., p.629.


[4]. Ibid., p.630.


[5]. Mounier, Emmanuel, in L’Evénement, n° 19-20, septembre 1967, p.53.


[6]. Mossuz-Lavau, Janine, André Malraux et le Gaullisme, op.cit. C’est Emmanuel d’Astier de la Vigérie lui-même qui nous a rapporté ces propos au cours d’un entretien le 28 juin 1967.

 


[7]. Episode rapporté par Jean Cassou, entretien du 7 mai 1966.


[8]. Brassaï, Paul, Conversation avec Picasso, P.194. Malraux l’évoque en mai 1945, au cours d’une visite rendue à Picasso. Le peintre Brassaï, qui prend part à la conversation rapporte les propos tenus par Malraux.

 


[9]. Stéphane, Roger, Fin d’une jeunesse, Paris, La Table Ronde, 1954, p.51-52. Malraux revient longuement sur cet épisode mais sa version des événements diffère légèrement de celle de Roger Stéphane.


[10]. Malraux, André, Antimémoires, op.cit., p.189.


[11]. Malraux, André, Antimémoires, op.cit., p.91.


[12]. Malraux, André, Premier congrès national. Mouvement de Libération Nationale, janvier 1945, p.132.