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Poète. par Patrick DUQUOC |
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" Un prêtre du songe qui rêve dans un entre songe Un silence entier qui tremble dans ses mains nouées Comme nos illusions sont belles Un prince vêtu de soie grège Qui court enflammé sous la lune Et dès que le soleil paraît Soie nest plus que linceul sombre déternité Ainsi vont nos mains Ainsi se passent les mondes Tu es riche le matin Les silences sont pleins de ta musique Nos roses resplendissent Pleines de sang vermeil et de vie éternelle Tu es pauvre enfin Quand la blancheur est ton ennemi Et que trop de lumière te fait trembler "
La poésie est un vaste monde et se crée dans les multiples des multiples Cent et mille cest vaste pour nos pauvres coeurs Mais au regard de l'infini que représente-t-elle ? Cherchons ensemble la parole perdue Cette part seule de divinité qui senraye Dans nos raisons qui sennuient. Et moi je pars alors en Queste de Monde En recherche en moi-même En fuite en delà Voulant voir jusquà len deçà Prendre la plume quand tu pleures Afin que tes larmes ne soient pas inutiles Prendre lespoir en grippe Quand je te vois en " des-errances " Tout ça cest vain si je laissais seulement ces mots là Il faut entendre au-delà Le son des maux dits mots
Malenconfort est le maître mot Ici mon rasoir dOccam Mon épée de Dramocles Au regard des âmes qui sen décomposent Au retour du monde en delà Seules les épines de ma vie ont de la valeur Seuls les interminables tarissements du réel me parlent En quelques vains mots ces " écrits-vains " ne feront régner au large Que paresse désèchée Lintarissable saucissonnage du réel me conduit parfois dans des audaces rêvées Les roses de mes jardins ne sont que de pâles reflets de mes souffrances-errances Et ces épines ne font pas que me déchirer les chairs Lesprit aussi est en jeu Le perdre est linconséquence, le garder est lautre versant dun même masque Nos devenirs peuvent se trahir et chacun ne rêvera alors plus quà de pauvres non-songes Nos roses peuvent se flétrir et nos coeurs ne plus rien ressentir Cest un risque mais le chevalier qui sommeille dans nos mots et qui parfois en émerge Est un homme solide Et il peut supporter beaucoup, sil reste convaincu que le combat reste à nous Et que la Parole enfin un jour sera retrouvée Et que les mots seront alors enfin la création ultime, le Verbe, le souffle, et que ces mots feront senvoler dans le néant les maux, et quenfin régnera lumière, enfance, et douceur, et que nature ne soit plus alors que roses rouges du désir unique de vie. Voilà comment je vois ma mission. Mais quelle prétention au fond ! Mes mots ne servent quà faire rêver les coeurs et faire pâlir les larmes et les méchants Et cest déjà beaucoup :) Patrick DUQUOC |