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Je voudrais vous faire partager le ravissement que m’a procuré
un site découvert dans le cadre de «l’Année
Hugo », site intitulé :
www.stellaweb.ch/nadar/wb/hugo.htm
Ce site est
sympathique par la qualité et le nombre de documents montrés.
Bien que la
relation du site avec le grand poète romantique ne tienne que par une
seule photo de lui sur son lit de mort, illustrissime photo prise par Félix
Nadar, en mai 1885, ce sont les différentes rubriques du site qui donnent
de la valeur à l’ensemble.
*Une
exposition de dessins d’enfants de 8 à 15 ans du monde entier dont les
œuvres sont d’une réelle qualité
– ce qui, dans le genre, n’est pas souvent le cas.
*Une
autre rubrique intitulée «Artistes et amateurs » présentant des
œuvres de peintres, photographes, sculpteurs.
On peut même y participer en envoyant ses propres œuvres.
*Une
troisième rubrique, «Photographes célèbres » comme Nadar,
Atget… nous montre les plus célèbres photos de ces artistes. Et ce qui
est instructif, c’est la courte biographie donnée de chacun de ces
photographes.
Je donnerai une mention particulière au travail
fourni sur George Sand : d’abord une très belle photographie de
l’écrivain, et surtout une biographie détaillée nous parle d’elle,
de sa vie et son œuvre. La reproduction intégrale de «Histoire de ma
vie » nous est fournie.
Pour
compléter la présentation une animation très réussie se déroule sans
fin et nous montre l’ensemble des photos et dessins du site. Un téléchargement
est possible du plugin shockwave.
Pour
faire honneur à l’année Hugo, en bas de portail trois autres sites
hugoliens nous sont indiqués.
Les
photos de Félix Nadar de personnages célèbres comme Baudelaire sont
particulièrement intéressantes, de même celles de Atget sur les vieux métiers
de Paris. Bien sûr toutes ces photos anciennes sont connues mais il est
toujours agréable de les revoir rassemblées en un site unique.
Mon
but ici est de vous inciter à aller flâner sur les différentes
rubriques de ce site en souhaitant que vous y prendrez autant de plaisir
que j’en ai pris.
Exposition : « Paris
et ses avocats ».
Je
voudrais vous parler de l’exposition
«Paris
et ses Avocats » de Saint-Louis à Marianne, qui se tient
actuellement à l’Hôtel-de-Ville de Paris jusqu’au 2 mars
2002.
Au cours
de cette exposition, plus de 8 siècles d’histoire de la justice et de
son palais de l’Ile de la Cité sont évoqués pour la première fois à
l’Hôtel de Ville de Paris.
C’est une
sorte d’immense fresque réalisée grâce à un fonds documentaire
d’exception provenant de collections rarement exposées du musée du
Barreau de Paris et du musée Carnavalet.
C’est
un extraordinaire « Panthéon d’images » sur les avocats,
comme il est dit dans la présentation de l’exposition. Peintures,
gravures, dessins, caricatures, croquis et photographies se sont constitués
au cours des siècles et cette exposition nous présente les plus rares et
les plus éloquentes de ces œuvres d’art, sorte de trésors de mémoire
qui font défiler le Barreau parisien avec ses ombres et lumières, ses
grandes figures, ses « ténors », ses procès célèbres.
L’exposition
se découpe suivant plusieurs périodes de l’histoire :
*Les
origines du barreau.
*Les
XVIe siècle et XVIIe siècle.
*Le
XVIIIe siècle.
*La
Révolution
*Napoléon
et les avocats
*Vers
la république (1840-1870)
*La
« République des avocats » (1870-1940)
*La
fin de la IIIe République.
*La
profession d’avocat aujourd’hui.
Les
grandes affaires, comme les procès de Louis XVI, Dreyfus, Petiot, toutes
ces grandes causes appartiennent à notre mémoire collective, c’est ce
que nous explique une série de panneaux classés par époque.
Pour bien comprendre la signification des termes
utilisés un glossaire est donné où sont mis en définition les différents
termes comme parquet, bâtonnier etc.
Les grandes périodes
de l’histoire sont passées en revue : Particulièrement intéressante
la période du Ier Empire quand Napoléon
écrit à son ministre Cambacérès : « Je
veux qu’on puisse couper la langue à un avocat qui s’en servirait
contre le gouvernement »….
De grands avocats comme Gambetta ou Raymond Poincaré son montrés
dans leur action. De même, plus près de nous, Moro-Giafferi (1878-1956),
le plus grand avocat de son temps, défenseur de Landru ; maître René
Floriot, défenseur de Petiot en 1945, accusé d’avoir tué 27 personnes
pendant la guerre : C’est l’époque des grands ténors du
barreau.
C’est
aussi le combat pour l’abolition de la peine de mort,
depuis
1789 jusqu’à Robert Badinter en octobre 1981.
Une
place est donnée à la première femme avocate. Cela se passe en 1897,
elle s’appelait Jeanne Chauvin et était pourvue de tous les diplômes
requis, mais quand elle se présente à la Cour d’Appel de Paris pour prêter
le serment d’avocat, elle essuie un refus, au motif
que la loi n’autorise pas les femmes à exercer la profession
d’avocat, « exercice viril » par excellence… C’est tout
à l’honneur de Poincaré et Viviani de faire voter une loi leur
permettant d’accéder au barreau. C’était le 1er décembre
1900. Voir la photo où Jeanne Chauvin prête serment en décembre 1900.
Cette loi suscitera une réaction misogyne importante aussi bien au Palais
que dans le public. Aujourd’hui, près de la moitié des effectifs du
barreau de Paris est représentée par des femmes.
Informations pratiques :
L’expo
se tient dans le salon d’accueil de l’Hôtel de Ville. 29, rue de Rivoli Paris 4e. Tous les jours sauf
dimanches et fêtes. Entrée libre. Jusqu’au 2 mars 2002.
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