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Mots...dits

Méli-Mélo

par Lise Willar   

 

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 Nous avons eu la joie d'apprendre que Florence Aubenas et son guide avaient été libérés. Pensons toujours à Ingrid Bétencourt qui est retenue par ses ravisseurs depuis plus de trois ans et ne l'oublions pas.

 

Depuis mon dernier passage auprès de vous, j’ai essayé de me dire que tout n’était pas fini, que tout n’avait pas été dit, que je n’étais pas arrivée au bout du chemin… et que certaines choses valaient encore la peine d’être explorées. J’ai continué à m’intéresser à nos otages tout en me disant que depuis la dernière vidéo de Florence Aubenas où elle paraissait malade et à bout de forces, nous n’avions rien appris de nouveau qui puisse nous redonner courage. J’ai voulu en savoir plus sur Ingrid Bétencourt mais, là encore, la même chose. Chacun se tient fermement sur des positions inacceptables mais incontrôlables même par les princes qui, nous l’avons vu au référendum, nous gouvernent de plus en plus mal mais n’en démissionnent pas pour autant. Le pouvoir est-il si grisant qu’on ne puisse s’en détacher même si l’on doit y perdre son âme ?

J’ai pris au hasard un fait divers, le « piano man » et j’ai pensé que je pourrais tirer quelque chose de cette affaire dont je résume brièvement le contenu : Un homme, vêtu d’un costume-cravate noir de soirée, a été retrouvé le 8 avril dernier complètement trempé sur une plage anglaise. Il a été transféré dans une unité psychiatrique où il a été impossible de l’identifier à cause de son silence persistant. C’est seulement après qu’on lui ait remis un stylo et une feuille de papier que les médecins ont décelé un indice troublant sur son passé quand il a dessiné une image complexe d’un piano à queue. Il a alors été conduit à la chapelle de l’hôpital, dévoilant ses talents de virtuose et jouant pendant des heures. Il a depuis dessiné cinq autres pianos et les seuls cadeaux qu'il accepte sont des partitions ou encore des photos de piano. L’homme a également dessiné plusieurs auto-portraits douloureux dont l’un, la tête entre les genoux. Etrangement, toutes les étiquettes de ses vêtements étaient arrachées. Il n’a pas parlé depuis six semaines et s’effraie très facilement. Face à ces symptômes, la National autistic association[1] s’est mise en contact avec l’hôpital de Dartford où il est était interné.

Les enquêteurs chargés de découvrir l’identité du mystérieux pianiste ont reçu des centaines d’appels téléphoniques et de courriers électroniques mais n’ont pas encore percé le mystère de son existence. Personne n’est pour l’instant venu l’identifier mais certaines personnes ont voulu donner des précisions à son sujet dont je ne retiendrai qu’une ou deux : Selon un hôtelier du Trentin, dans le nord de l’Italie, il serait allemand et s’appellerait Michael Bartling, serait âgé de 42 ans et originaire de Wolfsburg (Basse-Saxe, Allemagne.) Roberto Pincelli est convaincu d’avoir reconnu dans le mystérieux pianiste un homme qu’il avait hébergé dans une de ses chambres à Arco, près du lac de Garde du 12 novembre au 7 décembre 2001. M. Pincelli a raconté au quotidien Il Trentino qu’au cours de son séjour, Michael Bartling s’était mis au piano à deux reprises et que sa musique était « céleste. » Toujours, selon M. Pincelli, son hôte était désargenté, parlait peu, mais n’avait à l’époque pas l’air désorienté. Il avait dit qu’il avait étudié pour devenir prêtre mais n’avait pas prononcé ses voeux.

Le jeune homme venu de nulle part (Je ne puis m’empêcher de l’assimiler quelquefois au « Voyageur sans Bagages ») a été transféré le 10 mai. Il est soigné à Little Brook, dans une petite unité psychiatrique moderne, bas pavillons en briques, en lisière de champs, dans le haut de Dartford. Il n’y a que quarante-quatre lits. Lorsque Ramanah Venkiah, un aide-soignant, lui apporte son plateau, il le laisse sur la table. Si nous restons là, il se précipite pour se cacher. La peur ne le quitte jamais. Il passe son temps assis sur le rebord de son lit. Ou écrit des notes sur des partitions vierges. Le malade anonyme n'a toujours pas prononcé la moindre parole. A Little Brook, il n’y avait pas de piano. On lui a installé un clavier électronique dans sa chambre, à la fin de la semaine dernière en espérant qu'à travers la musique, il finira par livrer les clés de sa vie.

Selon des nouvelles plus récentes, La police a accueilli avec circonspection l’hypothèse émise dimanche 29 mai selon laquelle l’amnésique découvert le mois dernier en Grande-Bretagne serait un musicien tchèque nommé Tomas Strnad. « Cela fait un nom de plus à ajouter à la liste » qui en contient déjà 250, a indiqué un porte-parole du fichier national des personnes disparues. L’hebdomadaire Mail on Sunday a cité dimanche le batteur d’un groupe de rock de Prague affirmant qu’il avait identifié l’inconnu avec lequel il avait joué il y a plusieurs années dans l’ensemble Ropotamo. Cette hypothèse selon laquelle le pianiste amnésique surnommé «Piano Man », découvert en avril en Grande-Bretagne, est un Tchèque nommé Tomas Strnad avait été appuyée par la publication mardi de l’une de ses photos d'enfance dans un quotidien de Prague. Mais le vrai Thomas Strnad - qui avait été reconnu à tort par des collègues musiciens - a fait trois apparitions, sur trois médias télévisés différents, pour se montrer et affirmer qu'il n'était pas le pianiste amnésique découvert errant dans une rue du bord de mer, dans le petit port de Sheerness, sur l’île de Sheppey.

Au lu de ces informations contradictoires, je n’ai pu m’empêcher de croire à une supercherie pour deux raisons importantes, la première étant que si l’homme est un grand pianiste et portait un smoking quand on l’a retrouvé, c’est qu’il donnait sans doute un concert et ne peut pas ne pas être reconnu par des chefs d’orchestre ou des musiciens, la seconde est que son histoire (en plus de celle du « Voyageur sans bagages ») rappelle celle du film « Shine », récompensé par un Oscar en 1996 et dans lequel l’acteur australien Geoffrey Rush incarnait le pianiste David Helfgott qui a passé son enfance en Australie où il a étudié tout d’abord avec son père. Il a poursuivi sa formation chez un professeur particulier des environs de Melbourne. Glanant de nombreux prix lors de concours nationaux, il fut vite remarqué pour sa grande aisance et partit bientôt pour l’Angleterre et le Royal College of Music de Londres. Le nom de David Helfgott reste indissociablement lié à l’une des oeuvres majeures du répertoire post-romantique : le 3ème concerto en ré mineur de Rachmaninoff. C’est cette même oeuvre qu’il interpréta pour son diplôme de fins d’étude de la célèbre institution musicale britannique.

Dans le film, David Helfgott (Geoffrey Rush) est le fils d’un Juif Polonais, Peter (Armin Mueller Stahl), dont la famille a été décimée pendant la guerre. L’enfant montre dès son plus jeune âge de remarquables dons pour le piano. Ben Rosen (Nicholas Bell) souhaite lui donner des leçons. Le père n’accepte qu’à contrecoeur. Mais lorsque l’adolescent est invité à aller étudier aux Etats-Unis, il lui interdit carrément de quitter la famille. Ce n’est que bien des années plus tard que le jeune homme passe outre aux ordres paternels et se rend à Londres pour y étudier...

Bien loin d’être une biographie classique du pianiste David Helfgott, cette oeuvre profondément touchante est un patchwork de moments fugitifs volés aux souvenirs brouillés et cassés de son esprit malade. Ecrasé par un père violent qui ne supporte pas l’idée d’être supplanté auprès de son fils, moralement brisé par la culpabilisation dont il est l’innocente victime, le jeune garçon, d’une nature déjà fragile, perd peu à peu pied dans la réalité. Et le séjour londonien, même s’il lui apporte une brève consécration, arrive trop tard pour l’empêcher de sombrer dans une aliénation mentale qui impose son internement. Tandis que, sous la direction du professeur Cecil Parkes (John Gielgud), David  construit son jeu pianistique, son esprit se délabre lentement et tombe en lambeaux. Commencé sous une pluie battante, ce parcours chaotique, toujours dramatique et cependant merveilleux, s’achève dans un cimetière, mais empreint d’une certaine paix, retrouvée grâce à la mort de son père et à son mariage avec l’astrologue Gillian (Lynn Redgrave). 

Voici pour le moment : Je suis face à un drame ou à une supercherie. Je n’en sais pas plus et j’essaie quotidiennement de puiser quelques informations supplémentaires. Il est donc temps de passer à autre chose. J’ai par hasard entendu mentionner un certain Père Léon Dehon (1843-1925), fondateur de l’ordre des prêtres du Sacré-Cœur de Jésus. Comme je l’avais fait pour le Père Balaguer de l’Opus Dei, j’ai voulu en savoir un peu plus sur cet homme que le pape Jean-Paul II s’apprêtait à béatifier (quand je pense au nombre d’hommes et de femmes qui ont été canonisés ou béatifiés depuis vingt cinq ans, je me dis que les catholiques doivent avoir une haute opinion d’eux-mêmes car je ne connais aucune autre idéologie dans laquelle on se jette autant de fleurs ! Je pense aux kamikazes islamistes qui doivent se sacrifier pour accéder au paradis d’Allah et boire enfin l’eau fraîche des houris, ces vierges promises aux croyants… Il y a bien longtemps que la fosse aux lions n’est plus requise pour entrer au paradis chrétien.)

La mort du pape Jean Paul II a provoqué le report sine die de la béatification du chanoine, prévue pour être prononcée le 24 avril 2005. Cet ecclésiastique n’était pas seulement l’introducteur en France du christianisme social du Pape Léon XIII, mais aussi un virulent pamphlétaire antisémite, comme le révélait, textes à l’appui, la Ména.[2] Le processus de béatification doit être en effet clôturé par le Pape lui-même, qui peut décider, en son âme et conscience, si le personnage en question est digne ou non de figurer parmi les Bienheureux, pouvant être l’objet d’une dévotion particulière des fidèles. Son jugement aura été, auparavant, « éclairé » par une  longue et minutieuse enquête (en principe) menée dans le cadre de la Congrégation des rites, un organisme de la Curie compétent dans le domaine des béatifications et des canonisations.

L'état dans lequel se trouvait Jean Paul II ces derniers mois ne lui avait pas permis de percevoir les très sérieuses réserves qui s’étaient exprimées à propos de la béatification de Léon Dehon, aussi bien au sein de l'épiscopat français qu’au Quai d’Orsay. Le ministère des Affaires Etrangères avait en effet menacé de boycotter la cérémonie solennelle de béatification, un geste exceptionnel dans l’histoire des relations entre la France et le Saint-Siège. Les informations de la Ména n'ont pas échappé au Cardinal Barbarin, archevêque de Lyon et Primat des Gaules. L’archevêque les a communiquées illico au Cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation de la doctrine de la foi, et, à ce titre, « idéologue » en chef du Vatican, qui par ailleurs figurait sur la liste des « papabili », en dépit de ses 78 ans. Ce dernier est, selon les dires du cardinal Barbarin, « tombé de sa chaise » (au figuré, espérons-le !) en prenant connaissance des éructations antisémites du futur Bienheureux dont personne, selon Ratzinger, n’avait, jusqu’à l’article de la Ména, eu connaissance à Rome. La face cachée de ce prêtre « proche des ouvriers et des pauvres » avait été dissimulée aux enquêteurs par les promoteurs de cette béatification et l’entourage du défunt pape n’avait pas jugé utile de l’informer des remous provoqués par celle-ci en France.[3]

     D’après les experts vaticanologues, il est peu vraisemblable que le nouveau pape,  inaugure son pontificat par un geste de nature à heurter à la fois les communautés juives dans le monde et la République Française. Le Chanoine Léon Dehon, dont le procès en béatification avait déjà fait un « vénérable » de l’Eglise, va-t-il trébucher sur la première marche menant à la sainteté ? La réponse appartient au nouveau Souverain Pontife qui ne pourra, lui, exciper d’aucune maladie ni d’aucune dissimulation d’informations pour ne pas prendre la décision qui s'impose.

Alors, qu’en pensez-vous ? L’histoire du « piano man » et celle du Père Dhéon sont-elles aptes à faire de bons mots…dits ? J’en doute. Mais qu’ai-je alors à vous offrir ? Sur le référendum, vous en savez tous plus que moi et vous pourriez m’expliquer ce que je n’ai pas encore compris : Le peuple de gauche s’est exprimé aux municipales, aux régionales et, pour une majorité d’entre eux, au référendum. Et en quoi cela change-t-il quelque chose dans nos propres affaires ? Il est évident que lorsque j’entends des spécialistes français ou étrangers parler de la situation européenne, je ne suis pas optimiste d’autant plus que Monsieur Blair, plutôt que de se rendre à Bruxelles pour discuter avec ses pairs de son attitude quand il tiendra les commandes au mois de Juillet a choisi de s’envoler pour Washington ? Pour quelle raison ? Prendre les ordres de Monsieur Bush ? J’ai entendu aussi dire que le référendum allait complètement casser l’Europe et permettre aux nations amies de se retrouver, l’Italie et l’Espagne en particulier. Seulement, je ne sais quoi penser de ces assertions.

Alors, je me suis tournée vers les mots qui demeurent peut-être ma seule passion. Je me suis tournée vers les mots parce qu’ils ne peuvent pas avoir disparu de notre vie, parce que les livres restent encore pour nombreux d’entre nous une planche de salut. Je me suis tournée vers les mots dès que j’ai entendu dire que Salman Rushdie y serait partie prenante : l’écrivain a en effet parcouru jeudi dernier à Toulouse les premières foulées du « Marathon des Mots » qui a proposé au public cent soixante lectures, spectacles ou performance autour du mot (Il y a même eu à cette occasion un tournoi de scrabble auquel malheureusement je n’ai pu me rendre.)

Dès les premières minutes du « Marathon », son créateur, Olivier Poivre d’Arvor a lu, devant une salle du TNT à moitié remplie, un texte de Jean-Marie Le Clézio paru dans « Cent jours sans » en hommage à Florence Aubenas enlevée depuis 141 jours avec son guide-interprète Hussein Hanoun. L’auteur des Versets Sataniques, une oeuvre qui lui a valu d’être l’objet d’une fatwa depuis 1988, a de son côté pris sur la scène du Théâtre national de Toulouse le relais de l’actrice Valérie Lang qui a lu un texte de Jean-Paul Sartre sur « La responsabilité de l’écrivain », rédigé le 1er novembre 1946. Auteur étranger invité pour cette première édition du « Marathon des mots », Salman Rushdie a rendu hommage à Sartre, à l’écrivain américain Susan Sontag, décédée en décembre dernier et au poète pakistanais Faiz Ahmed Faiz. M. Rushdie a évoqué son rôle d’ « écrivain confronté à la politique » ou la séparation ténue entre vie publique et vie privée, notamment dans les pays déshérités. Le « Marathon des mots » dont la marraine est l’actrice Isabelle Huppert, a permis au public de découvrir dans 32 lieux, essentiellement au centre-ville de Toulouse, des textes de 73 auteurs français ou étrangers qui ont été lus par 109 acteurs, musiciens ou compagnies sur des scènes, des églises, des musées, des librairies, des bars ou même le métro.

J’ai eu la triste idée, après ces quelques moments de bonheur, d’aller sur Canal + voir Le Grand Journal présenté par Michel Denisot. Il recevait lundi soir Carol Bouquet et l’un des hommes qui me fait fuir la télévision : Patrick Sébastien. L’animateur est matraqué sur toutes les chaînes pour un livre Vitriol Menthe dans lequel il relate ses soirées échangistes avec des célébrités dissimulées sous des pseudos. Il a précisé : « On est en train de se refiler les interdits qu’on avait réussi à enlever dans les années 1970. Que la société s’amuse avec l’adultère qui est une vraie trahison et condamne l’échangisme qui est un partage, il y a là une morale, une hypocrisie, qui me dérange. Mais je ne fais pas l’apologie de l’échangisme ! Je n’ai jamais amené de gonzesse dans ces endroits-là. J’y suis toujours allé en célibataire. » Cet homme étant marié, je trouve sa femme bien permissive ou peut-être a-t-elle des hobbies qui ne correspondent pas à celles de son mari. En tout cas, je suis allée devant mes livres et je me suis dit que je devais être bien élitiste puisque je préférerais mourir plutôt que d’ouvrir une page de ce ramassis d’ordures. J’ai remarqué que tous les présentateurs sans exception y étaient allés de leur bouquin et qu’apparemment ils se vendent. Tant pis, je ferai là-dessus des économies et je relirai « Les Versets Sataniques. 

Et puis j’ai eu connaissance d’une information qui m’a enchantée, qui a pour un temps chassé mes idées noires : Le 21 ou le 29 août, Daniel Bareboïm dirigera une fois encore à Ramallah un orchestre composé de jeunes Israéliens, Palestiniens et autres artistes internationaux. De jeunes musiciens palestiniens, sous la direction du chef d’orchestre, avaient déjà donné un concert début mai à Ramallah . Cet acte voulait exprimer les espoirs de paix, comme l’a expliqué Daniel Barenboïm quelques jours plus tard, en recevant, au Parlement israélien, le prix de la Fondation Wolf. Je crois que de telles initiatives sont plus aptes à renouer les liens entre les peuples que toutes les actions politiques vouées à l’échec tant les politiciens baissent dans les sondages de l’opinion publique.

J’ai regardé avec plaisir le tournoi de Roland-Garos bien que n’ayant rien compris à l’effondrement de Marie Pierce devant la jeune prodige belge qui ne lui a pas laisser un instant pour souffler. Par contre, j’ai forcément admiré Nadal tout en me posant une question : au vu de sa photographie à 17 ans où il apparaissait comme un adolescent à peine sorti de l’enfance, qu’a-t-il absorbé pour devenir ce tas de muscles d’une force quasiment invincible ? L’avenir nous le dira peut-être.



[1] En 1962, un groupe de parents anglais, frustrés par le manque d’aide et de soins apportés à leurs enfants autistes qui avaient été déclarés « inéduquables » se sont réunis pour former « The Society for Autistic Children » (La Société pour Enfants Autistes) qui est devenue plus tard « The National Autistic Association » (La Société Nationale Autistique). Son but est d’encourager une meilleure compréhension de l’autisme et de créer des services pour les personnes atteintes d’autisme ou concernées par ce problème.

 [2] « Ministère Evangélique parmi les Nations arabophones » :Son but est d'annoncer l'Evangile aux kabyles. Sous le nom de North Africa Mission, une société missionnaire interdénominationnelle mais résolument évangélique voit le jour peu après, avec des activités s'étendant sur toute l’Afrique du Nord, du Maroc à l'Egypte. Dans les années 1980, elle se développe également dans le Moyen Orient arabophone et prend le nom de Arab World Ministries. Ministère Evangélique parmi les Nations Arabophones est depuis 1980 le représentant en France de cette mission internationale : c'est un bureau de soutien ayant la forme juridique d’une Association Cultuelle. Arab World Ministries (connu en France sous le nom de « MENA ») est une société missionnaire évangélique, internationale et interdénominationnelle. Sa confession de foi est proche de celle de l'Alliance Evangélique. En France, M.E.N.A. est membre de la Fédération des Missions Evangéliques Francophones, de la Fédération Evangélique de France et de l'Alliance Evangélique Française. Arab World Ministries travaille essentiellement parmi les populations arabophones d'Afrique du Nord, du Moyen Orient et des grands centres d'immigration européens. Elle compte actuellement 250 serviteurs de Dieu, envoyés par les églises au moyen de cinq bureaux de soutien établis en Europe et en Amérique du Nord.

 [3] Il est évident que depuis le référendum, la France à d’autres chiens à fouetter qu’à se préoccuper plus avant de cette béatification d’un prêtre français antisémite mais il semble que le nouveau pape voulant encore resserrer les liens avec la communauté juive ne manquera pas de se pencher sérieusement sur le problème.