Le commando tchétchène

 par Lise Willar

Mots...dits

 

 Je me suis trop souvent émue de la situation en Tchétchénie pour me poser cette question au lendemain de la prise d’otages dans un théâtre de Moscou par des « autonomistes » tchétchènes : « La fin justifie-t-elle les moyens ? » Il y a cependant une chose dont je suis persuadée et que j’ai répétée à maintes reprises : la Russie, en refusant de respecter l’indépendance de communautés musulmanes pour des raisons diverses dont une des plus importante est en relation directe avec la production et le transport de l’or noir, a radicalisé la tradition religieuse de ces communautés : on a pu constater les effets désastreux de cette attitude en Afghanistan. Il semble qu’elle ait eu pratiquement les mêmes conséquences en Tchétchénie.

 J’aimerais à cet égard évoquer deux articles, l’un  du Nouvel Observateur rapporté par Laurent Jauffrin en 2002 à propos de la Tchétchénie, l’autre « Les jihadistes et la guerre de Tchétchénie » (paru dans la Revue Militaire Canadienne – Vol.1 – N°3) rédigé par Patrick Armstrong qui est un spécialiste canadien de la Russie dont l’analyse me paraît extrêmement pointue. J’ai choisi dans chaque article deux passages qui me paraissent essentiels pour faire comprendre l’évolution inéluctable prise par les évènements dès que les Russe ont décidé de reprendre la guerre en Tchtéchénie après une période où cette république du Caucase a été relativement indépendante. Je connais trop cette mystique d’amour et de paix qu’est le soufisme [1] pour me dire que les Russes en général et Poutine en particulier sont bien trop agressifs pour comprendre les motivations de communautés qu’ils ont décidé de prendre sous leur coupe en rappelant que les tsars ne faisaient pas autrement. Devant les exactions, les crimes, les destructions systématiques, les partisans de AlQaïda et de Bin Laden ont eu beau jeu d’entrer en scène. Voici les deux passages :

 

« Quand les Tchétchènes ont pu voter librement, ils se sont prononcés à 90% en faveur de l’indépendance. Ils demandent l’ouverture de négociations, que le gouvernement russe refuse. Celui-ci agite le danger islamiste. Or les Tchétchènes sont, pour l’essentiel, adeptes du soufisme, cette variante mystique et pacifique de l’islam. Des milices islamistes sont présentes en Tchétchénie, les « wahhabites » [2] . Tout en acceptant leur présence, qui le sert sur le plan militaire, le président Maskhadov s’en tient à distance et décline les offres de soutien militaire faites par les pays musulmans. »

 

« Lors de la première guerre [3] , nous combattions sous la bannière de « la liberté ou la mort ». Nous menons cette deuxième guerre [4] sous la bannière de l’islam. Tous les Tchétchènes, tant leurs dirigeants que chaque membre des mujahiddin, combattent pour faire régner sur ce pays la Loi divine d’Allah le très Haut. » Selon Shamil Bassayev, commandant le plus important des jihadistes tchétchènes, « Le Jihad durera jusqu’à ce que les musulmans libèrent leur pays et rétablissent le Khilafa, un califat étatique islamique. » Ou encore, selon les mots de Khattab, le chef arabe des forces mujahiddin, « Cette guerre est effectivement une guerre des chrétiens en croisade contre l’islam et son peuple. » Ces gens recherchent bien plus que l’indépendance envers la Russie. Pour eux, la Russie n’est qu’un ennemi et la Tchétchénie un front parmi d’autres d’un jihad mondial. »

A la lecture de ces lignes si explicites, comment ne pas essayer de comprendre sinon de l’approuver la prise d’otages par Arbi Baraïev [5] et son commando ? Mais évidemment on se demande comment une opération d’une telle envergure a pu être menée à bien sans une aide efficace à l’intérieur même du théâtre ? Et puis, je voudrais être sûre que jamais, au grand jamais, des forces d’intervention occidentales [6] n’auraient pris le risque, quand le but était d’éliminer les « terroristes », de tuer autant d’otages - 117 à l’heure où j’écris n’ont pu être ranimés - je voudrais être sûre que si les « sauveteurs » avaient eu l’ordre d’employer un soporifique [7] , ils auraient eu l’antidote afin de pouvoir l’administrer aussitôt les victimes  sorties du théâtre. [8]

 

Additif 1 : J'ai entendu ce matin même (Lundi 12 novembre) aux nouvelles de France Inter que jamais Poutine n'accepterait de rendre son indépendance à Kaliningrad, l'ancienne Königsberg, malgré les demandes réitérées de l'Union Européenne. Quand je persiste à dire : Russie des Tsars, Union Soviétique, Russie de Poutine, même combat, je ne crois pas avoir tort.

L'histoire de Kaliningrad est exemplaire de cette volonté d'expansion qui a toujours poussé la Russie plus avant vers l'Est et vers l'Ouest. Cette région de Kaliningrad était au XIIème siècle peuplée des tribus prussiennes, lituaniennes et Coures (peuples proto-balte d'origine indo-européenne, cousins de lituaniens et des lettons, les Coures ont donné leur nom à la région appelée " la Courlande). Les Chevaliers teutoniques y arrivèrent en 1230. Depuis cette époque la Lituanie a connu son apogée au XVème siècle, a disparu au XVIIIème pour vivre sous le joug de la Russie de 1795 jusqu'à la première guerre mondiale. L'Allemagne a occupé la Lituanie de 1915 à 1919, l'a perdue entre les deux guerres mondiales, a repris les territoires perdus par le Kaiser en 1939. En 1945, l'Armée rouge envahit la Prusse Orientale. Königsberg est investie : Staline donne 24 heures à la population allemande pour évacuer la ville et installe à leur place des citoyens soviétiques originaires de tout l'empire, le russe est la langue obligatoire, la russification et la soviétisation sont totales. La ville est rebaptisée Kaliningrad. En 1991, avec la fin de l'Union soviétique, la Lituanie est redevenue indépendante mais pas la ville de Kaliningrad : la ville prussienne a été entièrement démolie par les Soviétiques et sont apparus les mêmes bâtiments qui ont été l'apanage de toute l'Union durant le régime stalinien. Seul port sur la mer baltique qui ne soit pas pris par les glaces en hiver, situé sur un territoire enclavé, le transit des convois militaires représente le point névralgique des négociations pour la Russie avec ses voisins directement concernés. Ce transit est vital pour sa sécurité et celle de ses échanges commerciaux.


Dès l'intégration de la Pologne et de la Lituanie au sein de l'UE, le territoire de Kaliningrad deviendra une enclave russe dans l'Union européenne. Et bien sûr l'Europe et la Russie ne parviendront pas à s'entendre au sujet de cette situation paradoxale car il n'est pas une seconde envisageable que Poutine accorde à la ville son indépendance. Les personnes âgées, toutes d'origine russe, ne peuvent qu'accepter le statu quo mais les jeunes ne sont pas heureux, la ville étant gérée entièrement par les militaires. Ils entrevoient un monde où ils auraient du travail, ils cherchent à sortir du carcan où ils sont maintenus et, bien sûr, Poutine ne les laissera pas faire. A quand la prochaine guerre pour le maintien de Kaliningrad sous la férule de la Russie ? A noter que le nouveau KGB est solidement installé dans la ville.

Additif 2 : Un de mes amis d'Ecrits-vains (Jean Barbé) a fait suite à l'écriture de ces Mots…dits les réflexions suivantes que je trouve pertinentes et que je me permets avec son autorisation de rapporter ici :

Il y a peu de doutes dans mon esprit que ce commando très organisé et très efficace était déterminé à faire sauter le théâtre de Moscou et ses occupants, eux-compris, et ses alentours. Il n'y a aucun doute dans mon esprit que les autorités moscovites l'avaient bien compris avant moi… n'oublions pas que les commandos tchétchènes n'en sont pas à leur coup d'essai dans la capitale russe et que cela c'est toujours terminé par des dizaines ou centaines de morts civils (120 dans un hôpital, plus de 300 dans un immeuble des faubourgs.) Il n'y a aucun doute sur le fait que ces actions kamikazes jusqu'au-boutistes sont inscrites dans la tradition, le code du djihad et il n'y a aucun doute que les " partisans " (comme ils se définissent) ou " rebelles " (comme les nomment les russes) ont désormais clairement exprimé que bien au-delà du souci d'indépendance ils se réclamaient avant tout et offensivement du djihad qu'ils ne limitent pas à la Tchétchénie, même s'ils en ont fait un front symbolique dans leur " guerre sainte " (Bassayev, Khattab.)
Quid des invraisemblables négociations ? Personne ne peut réellement supposer que la revendication du commando (retrait des troupes russes de Tchétchénie) était sérieuse.. nous avons assisté pendant quelques jours, de part et d'autre, à une espèce de course contre la montre. A l'heure où sous la poigne féroce et impitoyable de Poutine " l'armée tchétchène " est assez malmenée et le peuple exsangue, l'objectif N°1 des terroristes ne semble pas tant de " négocier " quelque chose qu'ils ont eux-mêmes inscrit dans l'in-négociable mais d'attirer les yeux du monde entier le plus longtemps et intensément possible… rappeler en quelques sorte cette guerre de Tchétchénie dont il est vrai que l'occident semble se foutre du 1/3 comme du 1/4… Jamais cependant il ne fut fait allusion par les preneurs d'otages à leur engagement au djihad (alors que, voir les " mots-dits " de Lise, ils proclament n'agir désormais que dans cet engagement).
Les russes le savent : les " terroristes " iront jusqu'à la limite… c'est à dire jusqu'à l'inévitable assaut des forces spéciales qu'ils ont prévu et à ce moment feront sauter le bazar, ce qui aura aussi accessoirement l'avantage de créer la confusion quant à la responsabilité finale du feu d'artifice. ( ce qui se vérifie au demeurant dans les différentes interventions entendues depuis en Occident et ailleurs)
La problématique est donc de neutraliser le commando (une cinquantaine de personnes) d'une manière fulgurante… L'assaut " conventionnel " avec fumigène et baïonnettes au canon est voué à l'échec… on emploiera les gaz ... oui mais lesquels ? Il n'y a aucun droit à l'erreur… la panoplie de ces saloperies est vaste, on va choisir la pire et peut-être même la testera-t-on à l'occasion… ici nous devons admettre que l'insuffisance, voire la non fiabilité, de l'antidote, et donc l'incertitude quant à la vie d'un certain nombre d'otages, n'est certainement pas ce qui préoccupe prioritairement les résolutions de Poutine.
L'assaut a eu lieu comme on l'a vu et avec les conséquences que l'on sait… mais d'un point de vue stratégique, efficacité, dégâts co-latéraux compris (et combien !), ses concepteurs estimeront, estiment, que c'est une réussite. Il faut dire que contrairement aux images qui en l'occurrence dispensent toujours une impression de pagaille rien n'a été laissé au hasard… certains spécialistes plus compétents que moi ont essayé de décortiqué le scénario, on les écoutera ou pas mais ils expliquent : cibles privilégiées, les chefs du commando (repérés, sectorisés, depuis des heures) sont abattus, spécialement, immédiatement, dès les premières volutes mortelles, sans qu'ils puissent, selon le " code " très rituel de l'action kamikaze mujahiddin, se tourner vers La Mecque, crier " Allah est grand " et appuyer sur le bouton ou donner l'ordre aux détonateurs (détonatrices en l'espèce puisque c'était des femmes - tradition oblige - qui portaient et devaient actionner les bombes)… ce " code " les russes n'en ignorent rien !
Sans " l'ordre " les femmes " mujahiddin " n'ont pas fait sauter les lieux, elles l'attendent et meurent scotchées par les gaz avant même de réaliser que l'ordre attendu, prévu, ne viendra pas ! A côté d'elles meurent des hommes et d'autres femmes qui, loin de la guerre, avaient prévu de passer une soirée au théâtre.

On connaît la suite… le soulagement des uns, la désespérance et le malheur des autres….puis le questionnement des " gens " à 5000 kms de là… leur incompréhension, leur indignation… Je n'arriverai jamais à savoir si on pouvait réellement faire autrement mais je sais que se rendre au théâtre peut se transformer en soirée d'enfer.

Dans ses " mots dits " Lise écrit : " je voudrais être sûre que jamais, au grand jamais, des forces d'interventions occidentales n'auraient pris le risque, quand le but étaient d'éliminer les terroristes, de tuer autant d'otages " … et je me suis posé cette question : le 11 septembre pendant l'attaque sur le WTC et le Pentagone les américains ont redouté qu'un autre avion ne prenne pour cible une centrale nucléaire (du Massachusetts je crois) avec des conséquences incalculables comme on l'imagine… alors, des avions de chasse avaient déjà été mis en alerte en vol pour une interception et destruction éventuelle avant impact… l'auraient-ils fait malgré les quelques 150 (ou davantage) civils otages dans le boeing ? Je crois que oui !
D'ailleurs le bruit courut un moment que le jet " tombé " en Pennsylvanie n'était peut-être pas tombé tout seul…. Je ne veux pas écouter spécialement les bruits qui courent… c'est déjà assez tordu comme ça ! Mais je sais que prendre l'avion pourrait bien un jour se transformer en voyage d'enfer !
[9]


[1] Le soufisme est la mystique de l’Islam. Comme tel, il a la particularité d’exister aussi bien dans l’Islam sunnite que dans l’Islam chiite. Décrire le soufisme est une tâche redoutable. Comme toute mystique, il est avant tout une recherche de Dieu et son expression peut prendre des formes très différentes. D’autre part, par ses aspects ésotériques, il présente des pratiques secrètes, des rites d’initiation, eux aussi variables selon les maîtres qui l’enseignent. Je me suis consacrée dans mon étude sur le soufisme à l’œuvre de celui que je considère comme l’un des plus grands poètes soufis « Mevlana ».

[2] Le wahhabisme, doctrine politico-religieuse, tire son nom de son fondateur, Mohammed ibn Abd el Wahhab, mort en 1792 en Arabie. Cette doctrine, qui gouverne l'Arabie saoudite grâce à l'alliance entre les descendants d'ibn Abd el Wahhab et ceux d'Ibn Saoud, fondateur du premier royaume saoudien, prône un retour à la pureté originelle de l'Islam. Elle condamne la pratique du culte des saints  (maraboutisme), les pèlerinages à leurs tombeaux, l'usage du chapelet. Elle interdit la mixité, le cinéma, la musique et le tabac. Elle impose le port de la barbe aux hommes et celui du « djelbab » (voile recouvrant le corps et le visage), ou au moins de « l'abaya » (vêtement ample cachant les formes du corps), aux femmes. Tout ce qui s'oppose à cet islam, sévèrement codifié à partir d'une lecture littérale des textes coraniques, est considéré comme " bidâa " (invention humaine), et donc contraire à la chariâa (loi divine).

[3] Le premier conflit de Tchétchénie s'est déroulé de 1994 à 1996 et s'est achevé par les accords de Khasaviourt signés par le général Lebed et le général tchétchène, Aslan Maskhadov. Le conflit, très meurtrier, avait entraîné de nombreuses destructions. De plus, la population russe, relayée par les médias, avait une attitude très négative vis-à-vis de la conduite de cette guerre.
Les accords de Khasaviourt n'ont fait que geler la situation politique sans rien résoudre sur le fond.

[4] Quatre jours, au mois d'août 1999, suffisent pour relancer la deuxième guerre de Tchétchénie. Des commandos dirigés par Bassaïev et Khattab sèment la peur au Daguestan voisin, prennent des otages, pratiquent le kidnapping et instaurent la charia dans les villages qu'ils prennent. Le 7 août, Boris Eltsine envoie son armée. Le 9, il limoge son pâle Premier ministre Stepachine et nomme à sa place Vladimir Poutine, un apparatchik du FSB qui jure bientôt de « buter les terroristes jusque dans les chiottes. » Maskhadov a beau se désolidariser officiellement des commandos tchétchènes au Daguestan, une invasion russe semble inévitable. Et le prétexte arrive bien vite. Entre le 31 août et le 13 septembre, plusieurs attentats spectaculaires sont perpétrés sur le territoire russe. Le Kremlin accuse les Tchétchènes, sans fournir de preuves. Des chasses au Caucasien sont organisées dans les rues de Moscou.

[5] Barayev est le neveu du chef de guerre tchétchène Arbi Barayev qui a joué un rôle clef dans la première guerre de 1994-1996. Il a été tué par les troupes russes en Juin 2001, moins d’un an après la campagne et remplacé par son cousin Movsar, selon un rapport des rebelles tchétchènes.                   

[6] J’ai assez souvent critiqué le Président Bush pour dire que dans une intervention américaine, les otages auraient été protégés au mieux des possibilités humaines. Nous avons vu qu’en ce qui concerne les interventions à New York, les pompiers ont sauvé les victimes au risque de leur propre vie, ce qui n’est pas concevable dans une intervention militaire russe. 

[7] Pour Michael Yardley, expert des questions de sécurité installé à Londres, le produit utilisé par les forces spéciales russes est vraisemblablement du BZ, un gaz incapacitant incolore et inodore aux effets hallucinogènes. Les images prises après l'assaut des « spetsnaz » montrent notamment une femme affalée dans son siège, la bouche grande ouverte, un paquet d'explosifs attaché à la taille. « Un mouvement de panique s'est emparé de nous, des gens ont crié 'Du gaz ! Du gaz !' et il y a eu des coups de feu », a déclaré à Reuters le directeur du théâtre, Georgui Vassilev, qui était au nombre des captifs. Mais après, tout le monde s'est écroulé sans transition. Une femme m'a dit ensuite, alors que nous étions à l'hôpital (elle ne s'était pas endormie tout de suite parce qu'elle s'était couvert la bouche et le nez), que c'était un spectacle étrange. « Vous voyez, quand les coups de feu ont commencé, ils (les rebelles) nous ont  dit de nous pencher en avant dans les sièges du théâtre et de nous cacher la tête. Mais ensuite tout le monde s'est endormi. Et eux (les rebelles), ils étaient assis là, la tête renversée en arrière et la bouche grande ouverte. » Le gouvernement a dit avoir libéré plus de 750 otages, mais sans fournir la moindre précision sur le nombre de ceux qui étaient hospitalisés ou ceux qui avaient été victimes du gaz. Un otage non identifié cité par l'agence Interfax a déclaré: « Après les premiers coups de feu tirés sur les otages, le gaz est arrivé, j'ai vu un terroriste qui était assis se remettre debout et tenter de se procurer un masque à oxygène. Je l'ai vu entrer en convulsion en essayant de mettre le masque sur son visage, et puis tomber. »

[8] Je suis consternée par la déclaration d’Ariel Sharon qui non seulement a approuvé l’intervention des troupes russes mais a en outre félicité Poutine. J’aimerais savoir si au moment où il le faisait, le Premier Ministre israélien était au courant de l’emploi de gaz soporifique et connaissait le nombre de victimes.

[9]: La réflexion de Jean Barbé a quelque chose de prémonitoire puisqu'il a écrit ce texte juste après avoir lu les Mots...dits sur le Commando Tchétchène. Nous nous sommes aperçus voici quelques jours qu'un ancien missile russe de moyenne portée (il y en a aujourd'hui de beaucoup plus sophistiqués) peuvent atteindre un avion en plein ciel. Celui-ci a pu voler jusqu'à l'aéroport Ben Gourion. Qu'en sera-t-il des prochains? Notre prophète des temps modernes pourra peut-être nous le dire. (Lise Willar)