N’ayant
pas d’idée préconçue pour ces Mots…dits, ne disposant aux
Célestins de Vichy où je suis arrivée Lundi 6 Mai dans l’après-midi
que du Figaro et de la Télévision, j’ai décidé de puiser dans
ce quotidien que je n’achèterais sous aucun prétexte les articles
qui me semblent le moins aptes à me hérisser le poil puisque
je ne puis me rallier à ses vues politiques. Bien sûr je pourrais
parler de Jean-Pierre Raffarin et de son nouveau gouvernement
mais qui a véritablement envie de porter son regard sur Madame
Alliot-Marie dont l’air suffisant m’est insupportable, sur
Monsieur Sarkozy dont on pensait que la carrière politique
était sérieusement compromise et qui pleure de ne pouvoir
cumuler ses fonctions ministérielles et sa mairie de Neuilly,
sur Madame Roselyne Bachelot
trop sûre d’elle-même pour être sympathique ? De Monsieur Raffarin, je ne dirai qu’une
chose : il a déclaré une ou deux semaines avant d’être
nommé Premier Ministre qu’il n’était pas fait pour ce poste,
que cette fonction était de la parade, du « faire valoir »…
Comme quoi tout gâteau est bon à prendre quand il est présenté
sur un plateau d’argent. Cette équipe « chiraco-chiraquienne »
élue à court-terme, je vais l’oublier très vite pour me tourner
vers des sujets plus en symbiose avec « mes » valeurs
ou des évènements plus brûlants de l’actualité.
Avant
d’en arriver au meurtre de Pim Fortuyn, quelques mots sur
Satyajit Ray. Le Figaro (tout ne peut y être mauvais) m’apprend
que le cinéma « Reflet Médicis » rend hommage à
l’un de mes deux metteurs en scène préférés (vous vous souvenez ?
l’autre est Yilmaz Gunay) dans une rétrospective de onze de
ses chefs d’œuvre, de son premier film Pather Panchali,
tiré du roman de B. Bannerjee qui m’avait tout révélé
sur la vie d’un jeune paysan du Bengale, Apu, à son dernier,
Aganpuk, (Le Visiteur). J’aime à me souvenir que Salman
Rushdie a dit de Ray : « Il est par excellence le
poète à l’échelle humaine », Akira Kirosawa : « Un
arbre immense dans la forêt indienne », Martin Scorcese :
« La magie de Ray, la simple poésie de ses images et
leur impact émotionnel resteront toujours en moi », Michelangelo
Antonioni : « Par lui, j’ai appris l’Inde d’un
regard profond ». Je me souviens aussi du Salon de
Musique (1957) dont Satyajit Ray lui-même a dit :
« Il (le personnage principal) est le dernier des féodaux,
nourri de passé comme je l’ai été moi-même. Il va disparaître
comme ont disparu les dinosaures. Une nouvelle ère commence
qui le balaiera comme Pierre Fresnay dans La Grande Illusion.
J’ai foi en l’avenir. L’affrontement entre l’ancien et le
nouveau est l’un de mes thèmes majeurs. » Je me souviens
aussi avec émotion des Joueurs d’échecs que le Figaro
ne mentionne pas mais qui m’a révélé (si je ne le savais déjà)
combien la conquête britannique avait progressé dans tous
les sens, militairement certes mais également par des alliances
entre des jeunes filles anglaises et des maharadjahs célibataires,
sans pour autant apporter aux très pauvres une seule raison
de vivre (ils sont passés de deux cents millions en 1747 à
six cents millions en 1947 alors qu’on a longtemps voulu nous
faire croire qu’il n’y avait pas de commune mesure entre la
colonisation britannique si « politiquement correcte »
et les autres qu’on ne pourrait évoquer sans frémir de honte.
Il semble qu’aujourd’hui Satyajit Ray soit bien l’un de ces
personnages nécessaires au cinéma indien qui semble mal lui
survivre puisque depuis 1992 il ne prospère plus. Je me souviens
du temps où la production cinématographique indienne (comme
l’édition) était l’une des plus importantes du monde.
Passons au meurtre du leader extrémiste des Pays-bas. Je suis désarçonnée
(et pourtant je ne monte plus…) par les déclarations que j’ai
pu lire, celle par exemple d’un ressortissant néerlandais :
« Pim ne pouvait être raciste puisque il était homosexuel ? »
Bien que je sois ouverte à toutes les tendances physiques
ou affectives des êtres humains (comme des animaux d’ailleurs) ,
je ne vois pas la raison pour laquelle un gay n’aurait pas
les mêmes amours ou les mêmes aversions que « nous autres ».
De toutes façons, le discours de Pim Fortuyn était le même
que celui de Le Pen, Jorg Heider ou Berlusconi. Comment aurait-il
pu ne pas être raciste ? L’Europe a tellement parlé de
la France pour la stigmatiser avec raison après le premier
tout des élections présidentielles que nous en arrivions à
penser que nous étions les plus mauvais élèves de la Communauté.
J’avoue aujourd’hui sans honte que je préfère les discours
des jeunes Français immigrés ou de souche (être chauvine une
fois n’est pas coutume ! durant les deux semaines qui
ont précédé le second tour que celui-ci, émis par une jolie
blonde hollandaise de dix huit ans aux yeux embués de larmes :
« Il ne se passe pas un jour sans que je sois harcelée
ou rackettée… Mais ici, si on dit la vérité, on est immédiatement
traité de raciste ou d’intolérant. Lui, il a osé parler, on
l’a tué ! » En Hollande, Mademoiselle ? Je
ne peux y croire. Vous nous apparaissiez comme appartenant
au pays de la tolérance, à la démocratie par excellence. Nous
savions que le dernier meurtre politique commis aux Pays-Bas
remontait à 1672. Mademoiselle, je crois que nous sommes fautifs,
nous vous avons porté la guigne avec nos idées de gauche…
Et
puis les Hollandais qui pour leur majorité ne sont tout de
même pas d’extrême droite doivent se faire du mauvais sang
pour le scrutin du 15 Mai qui n’a pas été reporté. Les partisans
de Pim Fortuyn par la faute desquels « les Pays-Bas font
le deuil de leur innocence politique » vont constituer
la clef véritable de ce scrutin. Il est maintenant question
plus que jamais d’insécurité et d’immigration dans un pays
qui s’en souciait peu jusqu’à présent ou ne semblait pas aussi
concerné que nous-mêmes. Les gens sont d’autant plus choqués
que le mouvement extrémiste est de création récente et a pris
de l’ampleur en quelques mois. Dans le Figaro du 9 Mai sont
mentionnées les paroles d’un homme de gauche, Willem Breedveld,
éditorialiste du quotidien Trouw : « Fortuyn
n’était pas aussi extrémiste que Jean-Marie Le Pen ».
Où va-t-il pêcher une telle affirmation puisque le politicien
extrémiste avait des formules à l’emporte-pièce comme « Les
Pays-Bas sont pleins. Seize millions d’habitants, ça suffit »
ou « L’Islam est une culture rétrograde »
De telles paroles sont une preuve que tous les extrémistes
ont un discours commun même si en se donnant du mal, en coupant
les cheveux en quatre, on y trouve des nuances. De toutes
façons je supporte mal qu’on parle d’une telle façon de l’Islam
que ces Messieurs confondent avec AlQaida ou je ne sais quel
groupuscule contemporain de musulmans excités. L’Islam, je
ne devrais pas avoir besoin de le redire car on connaît trop
mes raisons de l’admirer, est une culture immense, aussi importante
que l’Egyptienne, l’Hellène, la Chinoise, la Judéo- Chrétienne
ou toute autre qui a permis au monde d’apprendre, d’évoluer,
de survivre au barbarisme. J’irai plus loin, le barbarisme,
l’inculture, la violence… c’est AlQaida, Jean Marie Le Pen
et ses semblables, Pim Fortuyn, Jorg Heider, Berlusconi… et
leurs supporters fanatiques.
Des
méchants cadeaux, j’en ai plein ma hotte
(n’est-ce pas la suite logique à ce que j’ai dit plus
haut ?) Voici deux autres évènements tragiques
à mettre sur le compte de ceux qui ne veulent pas vivre ensemble :
l’attentat, un 8 Mai, anniversaire de la victoire des alliés
de 1945, contre un autocar d’ingénieurs maritimes français
en poste à Karachi. Le Figaro du 9 Mai affiche à la une :
AlQaida vise la France. Le Président pakistanais a
bien essayé de suggérer une responsabilité indienne en raison
des graves différends qui opposent les deux pays mais qui
est prêt à croire que l’Inde s’attaquerait à la France par
le biais de ses coopérants ? Les habitants de Cherbourg
sont en deuil. S’il pouvait y avoir des études comparatives
de la souffrance, je me permettrais de dire que sur l’échelle
de ma compassion les Cherbourgeois sont plus hauts que les
Hollandais auxquels ont vient d’arracher leur gourou.
Et
puis, comme il fallait s’y attendre, AlQaida a sévi, en l’absence
d’Ariel Sharon, dans une salle de billard de Richon le Zion
où les supporters d’une équipe de football fêtaient sa victoire.
Impossible pour les amoureux de Ben Laden d’accepter le commencement
du commencement d’une discussion sur la possibilité d’une
trêve. Résultat : seize morts, une cinquantaine de blessés,
une explosion qui a résonné dans tout le quartier.
J’ai
trouvé au milieu de toutes ces horreurs deux articles intéressants
dans le Figaro Littéraire. Roberto Calasso dans son ouvrage
La Littérature et les Dieux « reprend à son compte
la justification esthétique de la culture proclamée par Frédéric
Nietzsche ». Selon l’auteur, « ces dieux qui avaient
disparu de la scène après la victoire de Jésus Christ
ont assumé une nouvelle existence à partir de la Renaissance
dans la poésie, la littérature et la musique. Homère et Pindare
s’adressaient à des dieux vivants. Avec la Renaissance, ils
sont devenus des mythes, des allégories ». L’idée me
plaît infiniment et j’aimerais lire cet écrivain dont le Figaro
Littéraire dit : « Roberto Calasso sait tout.
Il exige de son lecteur beaucoup de mémoire et d’agilité d’esprit ».
En ai-je encore suffisamment ?
Le
second article ne pouvait qu’attirer mon attention. Intitulé
Les Cévennes, Montagnes Rebelles il est venu me
rappeler que, le tournoi terminé, nous filerions à Caderle,
Elodia et moi. Les Cévennes sont devenues depuis l’année dernière
« mes montagnes ». Je les parcours avec joie même
quand les routes sont en épingles à cheveux comme entre Florac
et Saint Jean du Gard : rouler à trente ou quarante à
l’heure permet au moins de regarder le décor, les vallées,
les différents tons de vert qui se superposent sans se confondre,
les châtaigniers… Je me dis que je vais tout de même plus
vite que Stevenson et Modestine soit par la Corniche soit
par le val d’en bas dont je ne me rappelle pas le nom.
Je
constate malheureusement que la hotte n’était pas vide. Le
Figaro du 10 Mai m’apprend que les hommes ont remis ça avec
leur folie meurtrière. Choisissent-il au hasard, jettent-ils
leurs dés au gré de leur haine du moment, n’importe où dans
le monde ? Trente quatre morts et cent cinquante blessés
dans un attentat à la bombe à Kaspiyok, dans la République
russe du Daguestan, voisine de la Tchéchénie (mon feuilleton
reprendrait-il ?) « L’explosion a eu lieu alors
que se mettait en place à travers toute la Russie la traditionnelle
célébration de la victoire de 1945 ». Raisons de l’attentat ?
Comment le savoir précisément ? Trente mille communistes
opposés au pouvoir ont défilé à Moscou, stigmatisant leur
Président par ces paroles « Poutine a vendu son âme à
Bush » (Communiste ou pas, il y a bien du vrai là-dedans !).
Pareille opposition existe au Daguestan où la population désapprouve
la politique pro Poutine du président du Conseil d’Etat, Magomeladi
Magomedov. Tout est bien compliqué dans ces nouveaux Etats
et leur mal de vivre se traduit comme toujours en attentats
et en victimes. J’ai l’impression que les morts d’Israël et
de Palestine ne sont pas plus nombreux qu’ailleurs mais que
les problèmes du Moyen Orient paraissent (à tort sans doute)
plus importants que ceux des Républiques russes si peuplées
que cent hommes de plus ou de moins, peu nous chaut !
De toutes façons, les organismes caritatifs exceptés, qui
s’intéresse aux victimes de pays dont certains d’entre nous
n’ont jamais entendu parler ? Il ne faudrait tout de
même pas oublier que « la poudrière du sud » - Tchétchénie,
Daguestan – jouxte l’Iran et n’est pas si lointaine de ce
Moyen Orient où se portent tous les regards…
Page
8 du Figaro du 10 Mai : « L’Afrique et l’Asie en
plein essor dans l’Eglise ». Chic, le Vatican va pouvoir
reconstituer son corps de missionnaires. Toutes les âmes,
même et surtout condamnées par le Sida sont bonnes à prendre.
Et puis, on peut les soigner par des mots et ça revient moins
cher que de leur apporter des médicaments !
Puisque
je suis dans la religion, je ne peux résister à transcrire
quelques questions posées (et leurs réponses) par Armand
Abecassis (Professeur des Universités, écrivain et philosophe,
auteur de « En Vérité Je vous le dis. Une lecture juive
des évangiles » : « Pourquoi aucun Juif français
solidaire d’Israël ne met-il le feu à une mosquée ? Parce
que le judaïsme l’interdit. Pourquoi aucun Israélien ne se
fait-il exploser dans un lieu public palestinien ? Parce
que le judaïsme l’interdit. Pourquoi ne trouve-t-on pas d’enfants
aux premières lignes d’une lutte ? Parce que le judaïsme
l’interdit. Pourquoi les Israéliens, du fond de leur âme,
cherchent-ils la paix ? Parce que le judaïsme enseigne
que Chalom est un nom divin. Pourquoi des avis contradictoires
s’expriment-ils en Israël et s’y expriment-ils librement ?
Parce que le judaïsme est dialogue et démocratie… »
Des
Figaro du 11 et du 12 Mai, je ne retiendrai qu’une chose,
la mort d’Yves Robert. J’ai apprécié cet homme qui était vrai,
qui ne se mettait jamais en scène face au public. Et puis,
il nous a donné La Guerre des Boutons. J’y ai retrouvé
mon père, un sale gosse de Besançon qui faisait partie de
la bande du Pont Battant et a blessé avec une pierre la petite
fille dont il ne savait pas encore qu’elle allait devenir
sa femme, un gentil gosse qui a rapporté le sac de pommes
de terre et les cinq francs or qu’il avait gagnés à sa mère
quand il est revenu de Bougeailles où il avait gardé les vaches
durant les deux mois de ses premières et dernières vacances
pour bien longtemps, après le certif. Il voulait qu’elle s’offre
la broche en or qu’elle admirait depuis longtemps à la vitrine
du bijoutier…
Le
12 Mai au soir, à peine mon tournoi terminé, je suis allée à la gare attendre Elodia.
Il pleuvait quand elle est arrivée mais dix minutes après
il commençait à faire beau et le soleil ne nous a plus quittées
jusqu’à notre retour à Paris. Tous les moments passés avec
elle et plus tard avec Mireille, Jacques et Marie, furent
des bulles de joie à l’intérieur desquelles étaient inscrits
ces mots « quel bonheur d’être ensemble ! »
Nous avons ri de tout, même de la soupe au homard noir du
dernier dîner aux Célestins parce que ce n’était pas de la
soupe et que nous n’y avons trouvé aucun morceau de homard…
J’avais eu le temps de montrer Vichy à Elodia, de jouer avec
elle aux machines à sous qui ont très vite englouti nos vingt
euros, de lui faire admirer la vue sur l’Allier, le golf et
les montagnes au lointain depuis la terrasse supérieure de
l’hôtel. Nous sommes parties le 13 au matin et sur la Corniche
dont j’ai parlé plus haut, je me suis trompée de chemin. Sur
les fameuses routes en épingles à cheveux, j’ai tourné à gauche
à Chanac au lieu de continuer tout droit. Quarante cinq minutes
pour refaire le chemin en sens contraire. Jacques a fait le
poireau deux heures à Saint Jean et il avait une faim du diable
quand nous sommes arrivées à Caderle. Marie était rentrée
du lycée et avait eu le temps de préparer le déjeuner avec
Mireille dont les jumeaux prenaient le soleil dans le jardin.
Inutile de dire que les langues sont allées bon train durant
des heures mais Mireille devait repartir car elle travaillait
le lendemain et les jumeaux devaient retourner en classe.
Nous avons visité la maison et je suis entrée dans la chambre
du pirate qui m’était attribuée. Mon Jordy dort dans la
même quand il vient à Caderle.
Les
deux journées suivantes furent trop courtes, trop de choses
à se dire, trop de bonheur à partager, trop de bonnes choses
à manger, trop de ces montagnes qui m’enchantent, trop de
tout qui passe à toute allure et que l’on voudrait retenir.
Nous avons même joué au scrabble et je crois que Jacques et
Elodia y ont pris beaucoup de plaisir et ont l’intention de
continuer. Mercredi, nous avons quitté Jacques et Marie vers
trois heures et pris le chemin du retour, Elodia et moi.
Nous avions décidé de dormir à Clermont-Ferrand. Le
destin ne l’a pas voulu car tous les hôtels étaient bourrés
à des lieues à la ronde. Nous avons atterri à Chatel-Guyon
à l’Hôtel des Bains qui a bien voulu de nous. Jeudi, nous
sommes rentrées lentement vers Paris. Je ne faisais même plus
du cent trente sur l’autoroute. Je voulais prolonger la joie,
les chansons. Mes amis, nous n’avons pas une seule fois ouvert
la radio de la voiture. Nous avons chanté tout notre répertoire
et nous avons encore des chansons en réserve. Notre dernier
repas (du voyage), nous l’avons dégusté dans le jardin d’un
restaurant d’Olivet, près d’Orléans, au bort du Loiret. Il
faisait si beau. Nous étions si bien. Nous n’avons même pas
pris l’autoroute pour la dernière partie de notre périple.
Arrivée Porte d’Orléans pour y déposer Elodia, j’avais tout
de même le cœur serré. Elle, toujours philosophe, m’a rassurée :
« ce n’est rien, Lise, nous recommencerons bientôt. Maintenant
est terminé mais c’est demain qui compte ». Samedi matin,
elle est repartie à Montpellier. Hier, je suis allée l’attendre
Gare de Lyon. C’est toujours moi qui vais à la gare pour l’accueillir
et c’est toujours un moment joyeux quand je l’aperçois, d’autant
plus drôle hier qu’elle me téléphonait sur son portable et
moi sur le mien sans nous rendre compte que nous étions à
un mètre l’une de l’autre. Nous avons déjeuné près de la librairie
et je l’ai à nouveau quittée. Pas pour très longtemps, je
suppose.