De Vichy [1] à Caderle

 par Lise Willar

Mots...dits

N’ayant pas d’idée préconçue pour ces Mots…dits, ne disposant aux Célestins de Vichy où je suis arrivée Lundi 6 Mai dans l’après-midi que du Figaro et de la Télévision, j’ai décidé de puiser dans ce quotidien que je n’achèterais sous aucun prétexte les articles qui me semblent le moins aptes à me hérisser le poil puisque je ne puis me rallier à ses vues politiques. Bien sûr je pourrais parler de Jean-Pierre Raffarin et de son nouveau gouvernement mais qui a véritablement envie de porter son regard sur Madame Alliot-Marie dont l’air suffisant m’est insupportable, sur Monsieur Sarkozy dont on pensait que la carrière politique était sérieusement compromise et qui pleure de ne pouvoir cumuler ses fonctions ministérielles et sa mairie de Neuilly, sur Madame Roselyne Bachelot  trop sûre d’elle-même pour être sympathique ? [2] De Monsieur Raffarin, je ne dirai qu’une chose : il a déclaré une ou deux semaines avant d’être nommé Premier Ministre qu’il n’était pas fait pour ce poste, que cette fonction était de la parade, du « faire valoir »… Comme quoi tout gâteau est bon à prendre quand il est présenté sur un plateau d’argent. Cette équipe « chiraco-chiraquienne » élue à court-terme, je vais l’oublier très vite pour me tourner vers des sujets plus en symbiose avec « mes » valeurs ou des évènements plus brûlants de l’actualité.

Avant d’en arriver au meurtre de Pim Fortuyn, quelques mots sur Satyajit Ray. Le Figaro (tout ne peut y être mauvais) m’apprend que le cinéma « Reflet Médicis » rend hommage à l’un de mes deux metteurs en scène préférés (vous vous souvenez ? l’autre est Yilmaz Gunay) dans une rétrospective de onze de ses chefs d’œuvre, de son premier film Pather Panchali, tiré du roman de B. Bannerjee qui m’avait tout révélé sur la vie d’un jeune paysan du Bengale, Apu, à son dernier, Aganpuk, (Le Visiteur). J’aime à me souvenir que Salman Rushdie a dit de Ray : « Il est par excellence le poète à l’échelle humaine », Akira Kirosawa : « Un arbre immense dans la forêt indienne », Martin Scorcese : « La magie de Ray, la simple poésie de ses images et leur impact émotionnel resteront toujours en moi », Michelangelo Antonioni : «  Par lui, j’ai appris l’Inde d’un regard profond ». Je me souviens aussi du Salon de Musique (1957) dont Satyajit Ray lui-même a dit : « Il (le personnage principal) est le dernier des féodaux, nourri de passé comme je l’ai été moi-même. Il va disparaître comme ont disparu les dinosaures. Une nouvelle ère commence qui le balaiera comme Pierre Fresnay dans La Grande Illusion. J’ai foi en l’avenir. L’affrontement entre l’ancien et le nouveau est l’un de mes thèmes majeurs. » Je me souviens aussi avec émotion des Joueurs d’échecs que le Figaro ne mentionne pas mais qui m’a révélé (si je ne le savais déjà) combien la conquête britannique avait progressé dans tous les sens, militairement certes mais également par des alliances entre des jeunes filles anglaises et des maharadjahs célibataires, sans pour autant apporter aux très pauvres une seule raison de vivre (ils sont passés de deux cents millions en 1747 à six cents millions en 1947 alors qu’on a longtemps voulu nous faire croire qu’il n’y avait pas de commune mesure entre la colonisation britannique si « politiquement correcte » et les autres qu’on ne pourrait évoquer sans frémir de honte. Il semble qu’aujourd’hui Satyajit Ray soit bien l’un de ces personnages nécessaires au cinéma indien qui semble mal lui survivre puisque depuis 1992 il ne prospère plus. Je me souviens du temps où la production cinématographique indienne (comme l’édition) était l’une des plus importantes du monde.

Passons  au meurtre du leader extrémiste des Pays-bas. Je suis désarçonnée (et pourtant je ne monte plus…) par les déclarations que j’ai pu lire, celle par exemple d’un ressortissant néerlandais : « Pim ne pouvait être raciste puisque il était homosexuel ? » Bien que je sois ouverte à toutes les tendances physiques ou affectives des êtres humains (comme des animaux d’ailleurs) , je ne vois pas la raison pour laquelle un gay n’aurait pas les mêmes amours ou les mêmes aversions que « nous autres ». De toutes façons, le discours de Pim Fortuyn était le même que celui de Le Pen, Jorg Heider ou Berlusconi. Comment aurait-il pu ne pas être raciste ? L’Europe a tellement parlé de la France pour la stigmatiser avec raison après le premier tout des élections présidentielles que nous en arrivions à penser que nous étions les plus mauvais élèves de la Communauté. J’avoue aujourd’hui sans honte que je préfère les discours des jeunes Français immigrés ou de souche (être chauvine une fois n’est pas coutume ! durant les deux semaines qui ont précédé le second tour que celui-ci, émis par une jolie blonde hollandaise de dix huit ans aux yeux embués de larmes : « Il ne se passe pas un jour sans que je sois harcelée ou rackettée… Mais ici, si on dit la vérité, on est immédiatement traité de raciste ou d’intolérant. Lui, il a osé parler, on l’a tué ! » En Hollande, Mademoiselle ? Je ne peux y croire. Vous nous apparaissiez comme appartenant au pays de la tolérance, à la démocratie par excellence. Nous savions que le dernier meurtre politique commis aux Pays-Bas remontait à 1672. Mademoiselle, je crois que nous sommes fautifs, nous vous avons porté la guigne avec nos idées de gauche…

Et puis les Hollandais qui pour leur majorité ne sont tout de même pas d’extrême droite doivent se faire du mauvais sang pour le scrutin du 15 Mai qui n’a pas été reporté. Les partisans de Pim Fortuyn par la faute desquels « les Pays-Bas font le deuil de leur innocence politique » vont constituer la clef véritable de ce scrutin. Il est maintenant question plus que jamais d’insécurité et d’immigration dans un pays qui s’en souciait peu jusqu’à présent ou ne semblait pas aussi concerné que nous-mêmes. Les gens sont d’autant plus choqués que le mouvement extrémiste est de création récente et a pris de l’ampleur en quelques mois. Dans le Figaro du 9 Mai sont mentionnées les paroles d’un homme de gauche, Willem Breedveld, éditorialiste du quotidien Trouw : « Fortuyn n’était pas aussi extrémiste que Jean-Marie Le Pen ». Où va-t-il pêcher une telle affirmation puisque le politicien extrémiste avait des formules à l’emporte-pièce comme « Les Pays-Bas sont pleins. Seize millions d’habitants, ça suffit » ou « L’Islam est une culture rétrograde » De telles paroles sont une preuve que tous les extrémistes ont un discours commun même si en se donnant du mal, en coupant les cheveux en quatre, on y trouve des nuances. De toutes façons je supporte mal qu’on parle d’une telle façon de l’Islam que ces Messieurs confondent avec AlQaida ou je ne sais quel groupuscule contemporain de musulmans excités. L’Islam, je ne devrais pas avoir besoin de le redire car on connaît trop mes raisons de l’admirer, est une culture immense, aussi importante que l’Egyptienne, l’Hellène, la Chinoise, la Judéo- Chrétienne ou toute autre qui a permis au monde d’apprendre, d’évoluer, de survivre au barbarisme. J’irai plus loin, le barbarisme, l’inculture, la violence… c’est AlQaida, Jean Marie Le Pen et ses semblables, Pim Fortuyn, Jorg Heider, Berlusconi… et leurs supporters fanatiques.

Des méchants cadeaux, j’en ai plein ma hotte  (n’est-ce pas la suite logique à ce que j’ai dit plus haut ?)  Voici deux autres évènements tragiques à mettre sur le compte de ceux qui ne veulent pas vivre ensemble : l’attentat, un 8 Mai, anniversaire de la victoire des alliés de 1945, contre un autocar d’ingénieurs maritimes français en poste à Karachi. Le Figaro du 9 Mai affiche à la une : AlQaida vise la France. Le Président pakistanais a bien essayé de suggérer une responsabilité indienne en raison des graves différends qui opposent les deux pays mais qui est prêt à croire que l’Inde s’attaquerait à la France par le biais de ses coopérants ? Les habitants de Cherbourg sont en deuil. S’il pouvait y avoir des études comparatives de la souffrance, je me permettrais de dire que sur l’échelle de ma compassion les Cherbourgeois sont plus hauts que les Hollandais auxquels ont vient d’arracher leur gourou.

Et puis, comme il fallait s’y attendre, AlQaida a sévi, en l’absence d’Ariel Sharon, dans une salle de billard de Richon le Zion où les supporters d’une équipe de football fêtaient sa victoire. Impossible pour les amoureux de Ben Laden d’accepter le commencement du commencement d’une discussion sur la possibilité d’une trêve. Résultat : seize morts, une cinquantaine de blessés, une explosion qui a résonné dans tout le quartier.

J’ai trouvé au milieu de toutes ces horreurs deux articles intéressants dans le Figaro Littéraire. Roberto Calasso dans son ouvrage La Littérature et les Dieux « reprend à son compte la justification esthétique de la culture proclamée par Frédéric Nietzsche ». Selon l’auteur, «  ces dieux qui avaient disparu de la scène après la victoire de Jésus Christ ont assumé une nouvelle existence à partir de la Renaissance dans la poésie, la littérature et la musique. Homère et Pindare s’adressaient à des dieux vivants. Avec la Renaissance, ils sont devenus des mythes, des allégories ». L’idée me plaît infiniment et j’aimerais lire cet écrivain dont le Figaro Littéraire dit : « Roberto Calasso sait tout. Il exige de son lecteur beaucoup de mémoire et d’agilité d’esprit ». En ai-je encore suffisamment ? 

Le second article ne pouvait qu’attirer mon attention. Intitulé Les Cévennes, Montagnes Rebelles il est venu me rappeler que, le tournoi terminé, nous filerions à Caderle, Elodia et moi. Les Cévennes sont devenues depuis l’année dernière « mes montagnes ». Je les parcours avec joie même quand les routes sont en épingles à cheveux comme entre Florac et Saint Jean du Gard : rouler à trente ou quarante à l’heure permet au moins de regarder le décor, les vallées, les différents tons de vert qui se superposent sans se confondre, les châtaigniers… Je me dis que je vais tout de même plus vite que Stevenson et Modestine soit par la Corniche soit par le val d’en bas dont je ne me rappelle pas le nom.

Je constate malheureusement que la hotte n’était pas vide. Le Figaro du 10 Mai m’apprend que les hommes ont remis ça avec leur folie meurtrière. Choisissent-il au hasard, jettent-ils leurs dés au gré de leur haine du moment, n’importe où dans le monde ? Trente quatre morts et cent cinquante blessés dans un attentat à la bombe à Kaspiyok, dans la République russe du Daguestan, voisine de la Tchéchénie (mon feuilleton reprendrait-il ?) « L’explosion a eu lieu alors que se mettait en place à travers toute la Russie la traditionnelle célébration de la victoire de 1945 ». Raisons de l’attentat ? Comment le savoir précisément ? Trente mille communistes opposés au pouvoir ont défilé à Moscou, stigmatisant leur Président par ces paroles « Poutine a vendu son âme à Bush » (Communiste ou pas, il y a bien du vrai là-dedans !). Pareille opposition existe au Daguestan où la population désapprouve la politique pro Poutine du président du Conseil d’Etat, Magomeladi Magomedov. Tout est bien compliqué dans ces nouveaux Etats et leur mal de vivre se traduit comme toujours en attentats et en victimes. J’ai l’impression que les morts d’Israël et de Palestine ne sont pas plus nombreux qu’ailleurs mais que les problèmes du Moyen Orient paraissent (à tort sans doute) plus importants que ceux des Républiques russes si peuplées que cent hommes de plus ou de moins, peu nous chaut ! De toutes façons, les organismes caritatifs exceptés, qui s’intéresse aux victimes de pays dont certains d’entre nous n’ont jamais entendu parler ? Il ne faudrait tout de même pas oublier que « la poudrière du sud » - Tchétchénie, Daguestan – jouxte l’Iran et n’est pas si lointaine de ce Moyen Orient où se portent tous les regards…

Page 8 du Figaro du 10 Mai : « L’Afrique et l’Asie en plein essor dans l’Eglise ». Chic, le Vatican va pouvoir reconstituer son corps de missionnaires. Toutes les âmes, même et surtout condamnées par le Sida sont bonnes à prendre. Et puis, on peut les soigner par des mots et ça revient moins cher que de leur apporter des médicaments !

Puisque je suis dans la religion, je ne peux résister à transcrire quelques questions posées (et leurs réponses) par Armand Abecassis (Professeur des Universités, écrivain et philosophe, auteur de « En Vérité Je vous le dis. Une lecture juive des évangiles » : « Pourquoi aucun Juif français solidaire d’Israël ne met-il le feu à une mosquée ? Parce que le judaïsme l’interdit. Pourquoi aucun Israélien ne se fait-il exploser dans un lieu public palestinien ? Parce que le judaïsme l’interdit. Pourquoi ne trouve-t-on pas d’enfants aux premières lignes d’une lutte ? Parce que le judaïsme l’interdit. Pourquoi les Israéliens, du fond de leur âme, cherchent-ils la paix ? Parce que le judaïsme enseigne que Chalom est un nom divin. Pourquoi des avis contradictoires s’expriment-ils en Israël et s’y expriment-ils librement ? Parce que le judaïsme est dialogue et démocratie… » [3]

Des Figaro du 11 et du 12 Mai, je ne retiendrai qu’une chose, la mort d’Yves Robert. J’ai apprécié cet homme qui était vrai, qui ne se mettait jamais en scène face au public. Et puis, il nous a donné La Guerre des Boutons. J’y ai retrouvé mon père, un sale gosse de Besançon qui faisait partie de la bande du Pont Battant et a blessé avec une pierre la petite fille dont il ne savait pas encore qu’elle allait devenir sa femme, un gentil gosse qui a rapporté le sac de pommes de terre et les cinq francs or qu’il avait gagnés à sa mère quand il est revenu de Bougeailles où il avait gardé les vaches durant les deux mois de ses premières et dernières vacances pour bien longtemps, après le certif. Il voulait qu’elle s’offre la broche en or qu’elle admirait depuis longtemps à la vitrine du bijoutier…

Le 12 Mai au soir, à peine mon tournoi terminé [4] , je suis allée à la gare attendre Elodia. Il pleuvait quand elle est arrivée mais dix minutes après il commençait à faire beau et le soleil ne nous a plus quittées jusqu’à notre retour à Paris. Tous les moments passés avec elle et plus tard avec Mireille, Jacques et Marie, furent des bulles de joie à l’intérieur desquelles étaient inscrits ces mots « quel bonheur d’être ensemble ! » Nous avons ri de tout, même de la soupe au homard noir du dernier dîner aux Célestins parce que ce n’était pas de la soupe et que nous n’y avons trouvé aucun morceau de homard… J’avais eu le temps de montrer Vichy à Elodia, de jouer avec elle aux machines à sous qui ont très vite englouti nos vingt euros, de lui faire admirer la vue sur l’Allier, le golf et les montagnes au lointain depuis la terrasse supérieure de l’hôtel. Nous sommes parties le 13 au matin et sur la Corniche dont j’ai parlé plus haut, je me suis trompée de chemin. Sur les fameuses routes en épingles à cheveux, j’ai tourné à gauche à Chanac au lieu de continuer tout droit. Quarante cinq minutes pour refaire le chemin en sens contraire. Jacques a fait le poireau deux heures à Saint Jean et il avait une faim du diable quand nous sommes arrivées à Caderle. Marie était rentrée du lycée et avait eu le temps de préparer le déjeuner avec Mireille dont les jumeaux prenaient le soleil dans le jardin. Inutile de dire que les langues sont allées bon train durant des heures mais Mireille devait repartir car elle travaillait le lendemain et les jumeaux devaient retourner en classe. Nous avons visité la maison et je suis entrée dans la chambre du pirate qui m’était attribuée. Mon Jordy dort dans la même quand il vient à Caderle.

Les deux journées suivantes furent trop courtes, trop de choses à se dire, trop de bonheur à partager, trop de bonnes choses à manger, trop de ces montagnes qui m’enchantent, trop de tout qui passe à toute allure et que l’on voudrait retenir. Nous avons même joué au scrabble et je crois que Jacques et Elodia y ont pris beaucoup de plaisir et ont l’intention de continuer. Mercredi, nous avons quitté Jacques et Marie vers trois heures et pris le chemin du retour, Elodia et moi.  Nous avions décidé de dormir à Clermont-Ferrand. Le destin ne l’a pas voulu car tous les hôtels étaient bourrés à des lieues à la ronde. Nous avons atterri à Chatel-Guyon à l’Hôtel des Bains qui a bien voulu de nous. Jeudi, nous sommes rentrées lentement vers Paris. Je ne faisais même plus du cent trente sur l’autoroute. Je voulais prolonger la joie, les chansons. Mes amis, nous n’avons pas une seule fois ouvert la radio de la voiture. Nous avons chanté tout notre répertoire et nous avons encore des chansons en réserve. Notre dernier repas (du voyage), nous l’avons dégusté dans le jardin d’un restaurant d’Olivet, près d’Orléans, au bort du Loiret. Il faisait si beau. Nous étions si bien. Nous n’avons même pas pris l’autoroute pour la dernière partie de notre périple. Arrivée Porte d’Orléans pour y déposer Elodia, j’avais tout de même le cœur serré. Elle, toujours philosophe, m’a rassurée : « ce n’est rien, Lise, nous recommencerons bientôt. Maintenant est terminé mais c’est demain qui compte ». Samedi matin, elle est repartie à Montpellier. Hier, je suis allée l’attendre Gare de Lyon. C’est toujours moi qui vais à la gare pour l’accueillir et c’est toujours un moment joyeux quand je l’aperçois, d’autant plus drôle hier qu’elle me téléphonait sur son portable et moi sur le mien sans nous rendre compte que nous étions à un mètre l’une de l’autre. Nous avons déjeuné près de la librairie et je l’ai à nouveau quittée. Pas pour très longtemps, je suppose.



[1] Comme chaque année pour l’Ascension a lieu notre plus important festival de scrabble francophone qui dure une semaine et compte cette année plus de mille joueurs dans chaque phase du tournoi, mille trois cent cinquante dans la dernière qui réunit les joueurs de troisième, deuxième et première séries.

 

[2]  Je trouve Isabelle Alonzo, « chienne de garde » attitrée de Laurent Ruquier dans son émission « On a tout essayé » bien plus intelligente, objective et humaine que Roselyne Bachelot. Et puis j’en ai assez d’entendre parler, depuis  que Jacques Chirac a été réélu grâce à 82% de Français de tous bords (l’extrême droite exceptée) de la débâcle de la gauche : s’il y a eu débâcle, la droite n’est pas plus en mesure que nous d’en mesurer l’ampleur. Seules les élections législatives montreront si le Président de la République a les atouts en main pour rassembler les Français.

[3] Le nombre de questions et de réponses est trop important pour que je les énonce d’une façon exhaustive mais elles sont toutes importantes et je les tiens à la disposition de ceux qui voudraient en savoir davantage même si elles ne correspondent pas toujours aux sentiments de tous. C’est en tout cas un moyen de confronter ses propres réactions avec celles de l’auteur.

[4] J’ai bien joué les trois premières parties de la Coupe de Vichy, moins bien les deux dernières. Je suis tout de même restée dans ma série, quatre cent soixantième sur mille trois cent cinquante joueurs.