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Tu te
souviens, Marie, de ce que tu m’as écrit après que j’aie eu fait le
compte-rendu du livre de Chouraqui “Mon Testament, le Feu de
l’Alliance”: Grâce à toi,
Lise, nous avons eu hier soir une conversation passionnante. A partir de
ta critique du dernier livre de Chouraqui, nous avons remonté les siècles,
jusqu’aux mythes fondateurs, de l’Inde à l’Egypte, en passant par
la Grèce et la Mésopotamie. Tu sais que les mythes sont un dada que
j’enfourche dès que l’occasion se présente. Il m’arrive même, éventuellement,
d’aller faire un petit tour dans les Galaxies parce que je suis une
passionnée d’astronomie, surtout d’astrophysique gràce à mon
inspirateur, Hubert Reeves. Alors j’ai cherché comment te faire rêver
pour ces derniers Mots... dits que Jacques va mettre dans la revue avant
que vous ne preniez quelques vacances qui seront, je le souhaite, très
courtes car vous m’avez tous deux fait vivre depuis Mars 2001 une des
plus belles années de ma vie. J’ai cherché dans la bonne direction
parce que j’essayais de trouver quelques informations sur un ouvrage
auquel avait participé le Rabbin Alain Ouaknin “La plus belle histoire
de Dieu. Qui est le Dieu de la Bible?” et dont les deux autres auteurs
étaient Jean Bottéro, l’éminent assyriologue, et J. Moingt, un théologien
catholique. J’étais loin de me douter qu’en furetant j’allais dériver
jusqu’à “La Plus Vieille Cuisine du Monde”. Mais écoute, Marie, écoutez,
mes amis:
“La
Plus Vieille Cuisine du Monde” de Jean Bottéro
J’ai
depuis longtemps un contentieux avec Le Rabbin Ouaknin. Il vient en général
tous les mois de Jérusalem pour faire une conférence au Temple de la rue
Copernic et j’avais l’habitude d’y assister avec ma belle-fille
quand sortir le soir ne représentait pas encore pour moi une fatigue à
ne consommer qu’avec modération. Je commençais mon étude sur le
Soufisme et le Hassidisme. Marc-Alain Ouaknin est extrêmement versé sur
la mystique Juive, il a écrit des ouvrages tels que “Tsimtsoum” qui
s’y réfèrent comme ils se réfèrent aux théories sur le
retrait, l’une des conceptions les plus hardies dans l’histoire de
la Cabale dont l’auteur est le Rabbi Isaac Louria. Je m’étais ainsi
permis de lui demander, Eva de Vitray-Meyerovitch n’étant plus à même
de le faire en raison de son âge et de sa santé, s’il accepterait de
m’aider dans mes recherches. Il était tout-à-fait d’accord pour ce
qui était du Hassidisme mais fit semblant d’ignorer le Soufisme. A
l’en croire, il n’en connaissait rien, ce qui est proprement
impensable car les deux mystiques ont des points communs que non seulement
André Chouraqui reconnaît mais qui ont été confirmés en leur temps
par les Juifs Pieux du Moyen Age égyptien qui se reconnaissaient
ouvertement comme Soufis.
Je fus
donc surprise quand je découvris que le même Rabbin Ouaknin qui
contestait au Soufisme un droit de vie sans lequel l’Islam ne saurait être,
accordait en quelque sorte ce droit aux dieux mésopotamiens, au Dieu de
Moïse et à Jésus. J’éprouvais une sorte de frustration, non parce
que d’éminents personnages posaient dans un ouvrage la question de
l’originalité de la Bible par rapport à la conception qu’on a des
dieux au Proche-Orient Ancien,
mais parce que Marc-Alain Ouaknin faisait fi, semble-t-il, de la mystique
de l’Islam,
une preuve peut-être qu’il y a différents oecuménismes et qu’ils ne
sont pas tous compatibles, une preuve aussi que les Israéliens ont, dans
certains cas, des idées “extrêmes” auxquelles je ne saurais me
rallier.
C’est
la raison pour laquelle, afin de reprendre mon calme, j’ai continué à
fureter et c’est alors que j’ai découvert une référence à deux
livres de Jean Bottéro, “L’Epopée de Gilgamesh
et surtout “La Plus Vieille Cuisine du Monde” où l’auteur,
tout en restant fidèle à sa réputation de grand historien de la Bible
et assyriologue, se penchait sur un sujet qui m’était familier.
Gourmande et toujours prête à recueillir des recettes nouvelles, j’ai
immédiatement changé de cap et j’ai voulu savoir quelle était cette
cuisine et surtout quel intérêt pouvions-nous trouver dans des recettes
faites à base de produits qui peut-être avaient disparu de cet endroit
du Moyen-Orient ou, s’ils existaient encore, dont le goût avait évolué
de telle façon que nous n’aurions jamais la possibilité matérielle de
les comparer avec ceux que nous connaissons. Et puis je me suis dit que,
de toutes façons, la seule lecture me donnerait déjà le goût et les arômes
de cette Mésopotamie ancienne que j’allais découvrir sous un jour
inattendu parce que les mots sont toujours prêts à évoquer, lorsqu’on
les accueille avec sympathie, tout ce que l’auteur y voulait mettre. Je
me précipitais donc à La FNAC pour acheter “La Plus Vieille Cuisine du
Monde”.
Avant
de l’aborder et parce que j’ai mentionné “L’Epopée de
Gilgamesh”, je voudrais tout d’abord noter que Jean Bottéro évoque déjà
dans cet ouvrage de 1992 le Manger
et le Boire. Il raconte:
... La courtisane Lajoyeuse, après avoir séduit Enkidu, cet individu
sauvage et primitif,... lui ménage une étape chez les Bergers... elle
lui apprend à manger et à boire comme les hommes...Les Bergers vont donc
lui offrir leur propre manger, d’une part le Solide, le Pain, et de
l’autre le Liquide, la Bière:
Mange
du Pain, Enkidu:
C’est
indispensable pour vivre
Bois
de la Bière:
Ici,
c’est obligatoire!
Il
mangea donc du Pain
Jusqu’à
plus faim!
Et
il but de la bière:
Sept
pots!
Son
âme, alors, fut à l’aise et contente,
Et
son corps, dans un tel ravissement
Que
son visage s’éclaira!
Il est
temps de passer après ces “hors d’oeuvre” à l’ouvrage auquel je
me suis surtout intéressée: “La Plus Vieille Cuisine du Monde”.
D’emblée, je fus submergée par le plaisir et l’admiration. Avant de
me parler du Boire et du Manger, Jean Bottéro m’a enseigné l’Entre-fleuves comme on disait en Grèce, me l’a montré avec
toutes les migrations qui se sont poursuivies du IVème millénaire au
premier siècle avant notre ère, m’en a dit les époques en insistant
sur les périodes akkadienne et sumérienne où il s’est forcément passé
quelque chose au niveau du palais. Il m’a indiqué sur la carte où
l’on pratiquait l’agriculture et où l’on faisait pousser les
palmiers-dattiers. Il m’a dit qu’il avait remis en forme et pour me
les faire connaître transposé, traduit dans ma langue
des signes inscrits sur des tablette d’argile d’écriture cunéiforme
découvertes dans les armoires de la Collection de l’Université de
Yale, vieilles de près de deux millénaires, me précisant que parfois il
resterait des blancs là où les signes étaient trop usés ou la
traduction quasiment impossible.
Et
puis, comme ça, d’un coup il m’a donné les mots: j’ai fait
connaissance avec les petits poissons kamaru, sirbittu, ziqtu dont
je n’ai pas très bien saisi la forme. Par contre, les litres de farine
pour pain-levé, pour pain non-levé (comme la galette que j’ai mangé
hier pour le premier soir du seder et qui me rappelle chaque année la
sortie d’Egypte de mes ancêtres?)
, de semoule d’orge, les litres d’huile, de miel, de bière, les
quartiers d’épaules de boeufs gras, de viande de mouton, les pigeons
sauvages, les aulx, les
oignons, les graines de sésame, les dattes, la farine de fèves, les
pois, les lentilles, les poireaux... me sont autant de produits
et d’expressions familières.
Là où
l’étonnement a fait place à l’ébahissement, c’est quand Jean Bottéro
a commencé à me donner des recettes - il en a trouvé quarante
m’a-t-il dit. A: les bouillons (je ne vous dis pas!) bouillon de viande,
soupe assyrienne, bouillon rouge, limpide, de cerf, de gazelle, de
chevreau, saumâtre, aux miettes, zamzaganu, à la cuscule, bouillon
d’agneau, de bélier, de bidsud (là le maître n’a pas de
traduction), de rate, élamite, de pigeon-amursânu, de gigot, de ou
d’halazzu, au sel, de francolins, bouillie de betteraves-tuh’u, de
kanassû, de hirsu, de navets de culture...
Et
puis l’extase, de longues recettes racontées par un “chef” à son
élève, aussi détaillées que dans mon Pellaprat: la première, une préparation
de Petits-oiseaux ne comporte
pas moins de 42 actions telles que celle-ci, la 9ème: Tu
essuies alors proprement oiseaux, gésiers et intestins, tu les saupoudres
de sel, tu réunis le tout dans la marmite. Tu y ajoutes un morceau de
graisse dont tu as retiré les filandres. Et tu y mets également des
“bois (aromatiques)”, a suffisance non moins que de la rue effeuillée.
En
passant, je signale tout de même que les viandes rôties étaient plus
particulièrement réservées aux dieux et aux
hommes les plus hauts placés, et, avant tout, le Souverain et sa Cour.
La religion mésopotamienne ne
savait présenter à ses convives surnaturels, décidément antropomorphes,
que de véritables repas, à consommer fictivement. Il est évident
que pour rôtir les viandes, il faut des foyers. Il ne semble pas qu’il
y ait eu de problèmes de ce côté, le feu étant connu depuis la nuit
des temps et en tout cas depuis Vulcain, fils de Jupiter et de Junon. Après
avoir simplement conçu un feu de bois à même la terre, le
plus antique lieu du feu,
les Mésopotamiens ont construit autour du lieu des bordures de terre, de
débris puis de briques avant qu’on ne voie apparaître le kinûnu,
le foyer à tout faire, un foyer
bientôt nomade, construit en argile, et
que l’on pourra déplacer à son gré. Ces foyers m’ont rappelé,
parce que l’auteur a mentionné le fait qu’on cuisait le pain contre
les parois, la pratique du four
tandoori en Inde, ce tandoori en argile cuite qui confère aux aliments
une saveur particulière après qu’on les ait effectivement cuits contre
les parois. La cuisson dans ce four se pratique au charbon de bois et sans
matière grasse. On constate ainsi que les traditions antiques se sont perpétuée
en Extrême-Orient et en Occident même où le procédé du barbecue,
quand il est pratiqué dans des fours de briques, rappelle la façon de
cuire de nos aïeux du Moyen Orient.
Ceci
dit, les gens du commun préféraient la cuisson au bouillon dans des
vases et se contentaient parfois de griller les oiseaux et les volailles
durant quelques minutes non pas comme nous le faisons pour supprimer le
restant de duvet mais parce qu’ils aimaient la saveur légèrement brûlée
que ce procédé conférait au produit avant qu’il ne soit cuit au
bouillon gras dans ce qu’on peut appeler des marmites. Ils aimaient
consommer les légumes cuits et refroidis. Ils connaissaient le séchage
et le salage du poisson et des viandes, la propriétaire d’un goret phénoménal n’a-t-elle pas dit: Je l’ai mis dans du sel, et conservé chez moi!
Jean
Bottéro ne se contente d’ailleurs pas de nous retranscrire le contenu
des tablettes pour lequel nous devons, ignares que nous sommes ou
familiers de langages plus proches de notre civilisation judéo-chrétienne,
le croire implicitement. Il nous montre les images de bas-reliefs qui
retracent des opérations culinaires. J’aime surtout le moule en forme
de poisson qui est au Louvre, provient de la vaisselle royale de Mari et
dont la fabrication remonte à 1750 avant J.C. c’est-à-dire exactement
à l’époque où furent écrites les tablettes qui sont les livres de
cuisine du temps jadis... Il y a des moules à gâteaux qui remontent à
l’époque néo-sumérienne, 2200 avant J.C., des poêles et des louches
qui remontent au troisième millénaire, une preuve que tous les objets nécessaires
à confectionner le manger étaient
connus, bien connus quand les “critiques gastronomiques” mésopotamiens
décidèrent de consigner le savoir des cuisiniers sur leurs tablettes.
Ah!
Ces cuisiniers! Jean Bottéro y revient encore et encore en soulignant la dignité
du métier de ces hommes qui organisaient des grands repas, des
banquets, qui confectionnait de la
haute cuisine. A une époque plus tardive que celle des tablettes, aux
VIII - VIIèmes siècles, la Maison de la Reine à Ninive comportait 300
domestiques divers, 300 lingers, 220 échansons, 400 cuisiniers, 400 pâtissiers,
200 scribes! Imaginez l’homme qui supervisait ne serait-ce que les
cuisiniers, un véritable Vatel et encore, quand ce dernier se suicida par
l’épée - preuve que la noblesse de la fonction s’est perpétuée de
l’époque mésopotamienne à nos jours - parce que la marée avait du
retard, il ne devait s’occuper quotidiennement que des six cents invités
de Fouquet et je n’ai aucun Jean Bottéro sous la main pour me dire
combien le grand chef avait de cuisiniers et de marmitons sous ses
ordres...
Grâce
à “L’Epopée de Gargamesh”, j’ai appris que la bière existait,
de la bière d’orge surtout, mais maintenant je sais qu’il y en avait
de toutes sortes, de bonne qualité, de qualité supérieure, de l’année,
des vieilles, des douces, des très douces, des raffinées, des blanches,
des rouges et même des noires ou des brunes, des coupées d’eau pour
abaisser le niveau de l’alcool, des bières “de marques différentes”
(!) Tenez-vous bien, amis belges, allemands, hollandais, français... cela
se passait il y a près de quatre millénaires et j’ajoute même qu’on
en retirait les impuretés à l’aide de filtres qu’on peut voir au
Louvre. On ne s’énivrait pas tous les jours cependant car on faisait
grande consommation d’eau et de lait dont on faisait également des fromages,
des fromageons, des tommes... Je n’ai pas trop parlé du vin parce
qu’il est apparu plus tard, dans le Haut-Pays, la région syro-arménienne.
Il était presque un étranger vis-à-vis de la bière.
Je
pourrais poursuivre encore avec d’autres festins mais il est tout de même
temps que je m’arrête en soulignant à nouveau ce que Jean Bottéro met
en évidence tout au long de son ouvrage: si le Manger
et le Boire comptaient sans doute pour le peuple, celui-ci n’avait
aucune idée de ce qui se consommait physiquement au niveau des grands et
des rois, fictivement au niveau des dieux, à tel point que l’auteur
fait un parallèle pour terminer entre le
manger, la vie et la mort. Ainsi je rappellerai pour conclure le
danger que présentait parfois la nourriture quand elle était présentée
par Anu, Souverain des dieux et du monde. Cette nourriture
de mort, Anu la présentait comme nourriture
de vie aux gens qu’il convoquait. Adapa, cuisinier d’Ea
en son temple d’Eridu qui, agressé par le Vent-du-Sud, lui avait
brisé les ailes, fut l’un d’eux. Ea, son protecteur, l’avait prévenu
de ne toucher en aucun cas à la nourriture présentée par le souverain
des dieux et du Monde. Il obéit comme on peut le voir ci-après:
Choisissez-lui
de la “Nourriture de Vie”:
Qu’il
en mange!
Choisissez-lui
de la “Boisson de Vie”:
Qu’il
en boive!
On
lui choisit donc de la “Nourriture de Vie!”
Mais
il refusa d’en manger!
On
lui choisit de la “Boisson de Vie!”:
Mais
il refusa d’en boire!
Comme
le souligne Jean Bottéro, la Vie et la Mort étaient donc dans
les Vivres. C’est ainsi qu’il termine ce qu’il appelle son enquête.
C’est ainsi que j’achève le compte-rendu d’un livre passionnant
dans lequel j’ai senti toute la tendresse que l’auteur vouait à ces
grands ancêtres dont il sait si bien parler et dont il a su tout découvrir
grâce aux études passionnées qu’il a poursuivies durant toute son
existence.
Je l’ai montré dans un des
chapitres de mon étude qui évoque les deux traités de mystique
juive de David et Obaldia Maïmonide.
Dans de prochains Mots...dits,
j’ai d’ailleurs l’intention de me pencher - ce n’est pas une
entreprise facile - sur l’antériorité des textes sumériens par
rapport à la Bible.
Comme me l’a confirmé André
Chouraqui quand je l’ai rencontré à Jérusalem où les deux hommes
ne semblent avoir aucun contact, ni religieux ni littéraire.
L'épopée de Gilgamesh, littérature
assyrienne de la fin du IIIe millénaire,
cycle de poème en langue sumérienne, raconte les tribulations de
Gilgamesh, roi d'Uruk devenu pour ses sujets un fardeau. En réponse
à leurs prières, la déesse Aruru crée Enkidu, la réplique de
Gilgamesh. Ils se combattent d'abord puis, se liant d'amitié, réalisent
ensemble prouesse sur prouesse. Enkidu meurt dans les bras de son ami.
Gilgamesh va de par le monde cherchant le secret de la vie éternelle.
Face à un Gilgamesh tout absorbé par les luttes extérieures dans le
monde, Enkidu est celui qui est soucieux des choses de l'âme, son
complémentaire. Enkidu, passé au royaume des ombres continue d'être
secourable pour Gilgamesh qui jusque-là ignorait l'existence de
l'enfer. Enkidu lui montre la nécessité pour l'homme d'un commerce
avec le monde invisible par le culte rendu aux esprits. Gilgamesh,
l'homme extérieur, n'est amené à comprendre son être intérieur
(Enkidu) que lorsque celui-ci a rejoint en tant que sa réplique le
royaume des ombres. C'est la confrontation avec le double mortel qui
lui apprend la destinée de l'homme et sa dimension métaphysique.
Oui, j’en ai bien
l’impression puisque Jean Bottéro décrit page 79 la façon dont se
présente ce pain non levé: “en feuilles minces ou galettes ténues
et souples, faites de farine simplement humectée, pétrie et étalée,
sans la moindre addition d’un élément fermentateur quelconque, qui
le fit lever ou gonfler.
C’est exactement notre manière de faire du pain azyme. Alors il
serait peut-être intéressant de voir à quelle époque se situe ce
procédé de cuisson par rapport à la sortie d’Egypte: l’épisode
biblique auquel Pessa’h se rattache n’est pas précisément daté
dans la Bible mais la plupart des exégètes le situent au XIIIème siècle
avant n.è. Ramses II est généralement considéré comme le Pharaon oppresseur et son fils Méneptah comme celui de l'Exode. La
galette mésopotamienne serait donc antérieure à la galette de
l’exode. Il faut également signaler que les Mésopotamiens
semblaient la consommer chaque jour, autant sinon plus que le pain levé,
alors que la tradition juive ne tient la consommation obligatoire que
durant les sept jours de la Pâques. Il est de tradition récente que
les Juifs et les non-Juifs consomment du pain azyme en dehors de la fête
pour des raisons purement diététiques.
Page 72 - Antropomorphes:
dont la forme rappelle celle de l’homme
Page 78 - Il reste non pas des vestiges de ces foyers mais deux ou trois
images antiques
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