Présentation du Nihilisme à l'enfant Jésus

 par Tristan Tristan

Mots...dits

 

Pour connaître le nihilisme, il y a deux façons de procéder :

 - Consulter, toute publication à ce propos, et ça vous savez le faire !

- Ecouter les journalistes de France Inter.

En effet, il y a peu de temps, j’ai entendu sur ces ondes, un journaliste déclarer lors d’une manifestation « des nihilistes lancent des pierres ».

 

Si aucune de ces façons ne vous suffit, vous pouvez lire ce qui suit :

Tous les cochons, les canards, les poules, les ours Kodiak, les vaches, les scarabées sacrés, les chiens à mémères, les puces, les paons, les papillons, enfin tous les animaux qui passent le temps comme ils peuvent, se moquent du passé, du présent, et de l’avenir, refusent obstinément d’aller à la messe, et même de dire le moindre mot, car c’est faire des efforts bien inutilement. Ils sont nihilistes à leur façon.

 

Le nihilisme, pour l’Homme,  est différent : c’est une maladie orpheline.

En ce qui me concerne, moi, Tristan, je déclare aux douanes et devant « le Livre » que j’ai attrapé le nihilisme à ma naissance, et ceci se voit très bien au thermomètre à électron, en visualisant mes deux chromosomes supplémentaires : le Zozo et le Toto.

 Le Zozo induit une hypersensibilité qui entraîne, à chaque contrariété (et vous m’en faites voir !), un épisode dépressif. Ceux qui savent tout, m’appellent « dépressif endogène » et me donnent des petites pilules à picorer. Mais cela n’a rien à voir avec le nihilisme. Si vous voulez le connaître, il faut aller au paragraphe suivant, au dessous :

- Le chromosone Toto lui, entraîne une tare conceptuelle irrationnelle qui empêche l’individu ( moi !) de croire en quoi que ce soit.

Au cours des siècles cette maladie a été vivement  soignée à l’aide de fouets, ou de moyens contondants, selon les  mœurs, les civilisations, et  les époques.

Bref, la boucherie !

Ce qui fait qu’il n’en reste pas beaucoup de nihilistes !

En tout cas, je n’en connais pas d’autres que moi-même, pour vous servir Messieurs et Mesdames, ce qui ne fait pas beaucoup, toute proportion gardée.

 

Le nihilisme est la culture du verbe « nier », sur tous les tons, dans tous les fronts, sur tous les modes, sous toutes les formes. Le nihilisme refuse toute croyance, celle du père, du fils, du cousin, de la belle-mère, de la matraque, de la pendule, du spiritisme, du scientisme, de la rédemption par l’amour, par la mort, du big bang, du chaos, et de la règle de Taizé.

Mes parents  ont bien essayé de me baptiser, mais comme l’Esprit Saint n’a pas daigné me saluer, ils m’ont lâché dans le bénitier et j’ai bien failli me noyer.

Le nihilisme constate que la nature, ou si vous voulez l’univers ou « la matière », est une gentille énigme que l’homme n’est pas prêt de résoudre.

Et au lieu de discourir sur ce beau mystère, d’inventer des trucs et des triques qui font mal ! le nihiliste se prélasse sur sa chaise longue, la tête sous un chapeau, écoute bourdonner les mouches en sirotant son pastis !

Il y  eut de grands nihilistes au dans  l’histoire, mais il faut les chercher, car on cache cette face « inhumaine » de leur personnalité.

Par exemple Monsieur Denis Diderot, écoutez-le, c’est clair : « Si la nature nous offre un noeud difficile à délier, laissons-le pour ce qu'il est, et n'employons pas à le couper la main d'un être qui devient ensuite pour nous un nouveau noeud plus indissoluble que le premier''

Bien, do you understand Mister Diderot ?

Si vous regardez bien autour de vous, vous verrez, ils sont là, laissez-vous guider dans les voies impénètrables du fiel !

 

En fait, chez moi cela s’aggrave du fait que je suis grand admirateur du mouvement DADA.

J’ai toujours signé mes écrits : Tristan DADA, mais ce n’est plus possible, les « bien-pensants » me courent après en me lançant des pierres (donc, l’inverse de la proposition initiale). Je vais signer désormais Tristan Tristan.

C’est dommage, c’était beau le mariage entre l’archétype du romantisme exacerbé (Tristan) et la folie brutale (DADA).

L’avantage de Tristan Tristan est que ça peut se lire à l’endroit comme à l’envers.

 

Pour ma part, je suis l’inventeur du nihilisme jubilatoire dont la définition est donné dans mon site : http://www.nihile.fr.st

Pour une approche graduelle, plus philosophique du nihilisme, je vous invite à lire l’ouvrage « l’anti-espoir » qui décrit étape par étape mon avancée héroïque (on peut dire aussi longue marche) vers le nihilisme jubilatoire que je pratique à mes moments perdus, un verre de pastis à la main. C’est un essai philosophique pour m’inventer une raison de vivre quand on n’en n’a pas. Cela représente un an de travail, édition privée comprise.

J’ai envoyé d’ailleurs pour l’anecdote à Monsieur François Mitterand, un exemplaire, il est mort une semaine après. (fait véridique). J’ai fait jaser ! On m’a dit que c’était moi qui l’avait tué ! Je vous assure ! Toutes les raisons sont bonnes pour persécuter un nihiliste…

Si tout va bien, dans le meilleur des cas, je finirais à l’hôpital psychiatrique de « Jérimadet », ville inventée de toutes pièces par Victor Hugo pour une rime facile ! il était à court, lui, le grand homme ! Enfin, c’est le bicentenaire de sa première verrue en ce moment.

 

Conclusion : il vaut mieux dans la société des hommes, ne pas l’être.

Quoi ? Homosexuel ?

Non : Nihiliste ! Poire !

Je pratique l’Art brut avec ravissement.

Je dirai, un peu comme Prévert : que j’écris pour faire plaisir à quelques uns et en faire baver  beaucoup d’autres.

Voilà.

TRISTAN TRISTAN

Contact : jubilons@wanadoo.fr

 

FIN

Paris, le 25 février 2002.