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Pour
connaître le nihilisme, il y a deux façons de procéder :
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Consulter, toute publication à ce propos, et ça vous savez le faire !
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Ecouter les journalistes de France Inter.
En
effet, il y a peu de temps, j’ai entendu sur ces ondes, un journaliste déclarer
lors d’une manifestation « des nihilistes lancent des pierres ».
Si
aucune de ces façons ne vous suffit, vous pouvez lire ce qui suit :
Tous
les cochons, les canards, les poules, les ours Kodiak, les vaches, les
scarabées sacrés, les chiens à mémères, les puces, les paons, les
papillons, enfin tous les animaux qui passent le temps comme ils peuvent,
se moquent du passé, du présent, et de l’avenir, refusent obstinément
d’aller à la messe, et même de dire le moindre mot, car c’est faire
des efforts bien inutilement. Ils sont nihilistes à leur façon.
Le
nihilisme, pour l’Homme, est
différent : c’est une maladie orpheline.
En
ce qui me concerne, moi, Tristan, je déclare aux douanes et devant
« le Livre » que j’ai attrapé le nihilisme à ma naissance,
et ceci se voit très bien au thermomètre à électron, en visualisant
mes deux chromosomes supplémentaires : le Zozo et le Toto.
Le Zozo induit une hypersensibilité qui entraîne, à chaque contrariété (et vous m’en faites voir !), un épisode dépressif. Ceux qui savent tout, m’appellent « dépressif endogène » et me donnent des petites pilules à picorer. Mais cela n’a rien à voir avec le nihilisme. Si vous voulez le connaître, il faut aller au paragraphe suivant, au dessous :
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Le chromosone Toto lui, entraîne une tare conceptuelle irrationnelle qui empêche l’individu ( moi !) de croire en quoi que ce soit.
Au
cours des siècles cette maladie a été vivement
soignée à l’aide de fouets, ou de moyens contondants, selon les
mœurs, les civilisations, et
les époques.
Bref,
la boucherie !
Ce qui
fait qu’il n’en reste pas beaucoup de nihilistes !
En tout
cas, je n’en connais pas d’autres que moi-même, pour vous servir
Messieurs et Mesdames, ce qui ne fait pas beaucoup, toute proportion gardée.
Le
nihilisme est la culture du verbe « nier », sur tous les tons,
dans tous les fronts, sur tous les modes, sous toutes les formes. Le
nihilisme refuse toute croyance, celle du père, du fils, du cousin, de la
belle-mère, de la matraque, de la pendule, du spiritisme, du scientisme,
de la rédemption par l’amour, par la mort, du big bang, du chaos, et de
la règle de Taizé.
Mes
parents ont bien essayé de
me baptiser, mais comme l’Esprit Saint n’a pas daigné me saluer, ils
m’ont lâché dans le bénitier et j’ai bien failli me noyer.
Le
nihilisme constate que la nature, ou si vous voulez l’univers ou
« la matière », est une gentille énigme que l’homme
n’est pas prêt de résoudre.
Et au
lieu de discourir sur ce beau mystère, d’inventer des trucs et des
triques qui font mal ! le nihiliste se prélasse sur sa chaise
longue, la tête sous un chapeau, écoute bourdonner les mouches en
sirotant son pastis !
Il y
eut de grands nihilistes au dans
l’histoire, mais il faut les chercher, car on cache cette face
« inhumaine » de leur personnalité.
Par
exemple Monsieur Denis Diderot, écoutez-le, c’est clair : « Si
la nature nous offre un noeud difficile à délier, laissons-le pour ce
qu'il est, et n'employons pas à le couper la main d'un être qui devient
ensuite pour nous un nouveau noeud plus indissoluble que le premier''
Bien,
do you understand Mister Diderot ?
Si
vous regardez bien autour de vous, vous verrez, ils sont là, laissez-vous
guider dans les voies impénètrables du fiel !
En
fait, chez moi cela s’aggrave du fait que je suis grand admirateur du
mouvement DADA.
J’ai
toujours signé mes écrits : Tristan DADA, mais ce n’est plus
possible, les « bien-pensants » me courent après en me lançant
des pierres (donc, l’inverse de la proposition initiale). Je vais signer
désormais Tristan Tristan.
C’est
dommage, c’était beau le mariage entre l’archétype du romantisme
exacerbé (Tristan) et la folie brutale (DADA).
L’avantage
de Tristan Tristan est que ça peut se lire à l’endroit comme à
l’envers.
Pour
ma part, je suis l’inventeur du nihilisme
jubilatoire dont la définition est donné dans mon site : http://www.nihile.fr.st
Pour
une approche graduelle, plus philosophique du nihilisme, je vous invite à
lire l’ouvrage « l’anti-espoir » qui décrit étape par étape
mon avancée héroïque (on peut dire aussi longue marche) vers le
nihilisme jubilatoire que je pratique à mes moments perdus, un verre de
pastis à la main. C’est un essai philosophique pour m’inventer une
raison de vivre quand on n’en n’a pas. Cela représente un an de
travail, édition privée comprise.
J’ai
envoyé d’ailleurs pour l’anecdote à Monsieur François Mitterand, un
exemplaire, il est mort une semaine après. (fait véridique). J’ai fait
jaser ! On m’a dit que c’était moi qui l’avait tué ! Je
vous assure ! Toutes les raisons sont bonnes pour persécuter un
nihiliste…
Si
tout va bien, dans le meilleur des cas, je finirais à l’hôpital
psychiatrique de « Jérimadet », ville inventée de toutes pièces
par Victor Hugo pour une rime facile ! il était à court, lui, le
grand homme ! Enfin, c’est le bicentenaire de sa première verrue
en ce moment.
Conclusion :
il vaut mieux dans la société des hommes, ne pas l’être.
Quoi ?
Homosexuel ?
Non :
Nihiliste ! Poire !
Je
pratique l’Art brut avec ravissement.
Je
dirai, un peu comme Prévert : que j’écris pour faire plaisir à
quelques uns et en faire baver beaucoup
d’autres.
Voilà.
TRISTAN
TRISTAN
Contact :
jubilons@wanadoo.fr
FIN
Paris,
le 25 février 2002.
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