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Deux bols de soleil |
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d'encre à réveiller les rêves dans cette sélection, seuls deux titres ont retenu
l'attention du comité. Prenez un bol de soleil surprenant avec Jean-Pierre Laguens dans "Bernard se réveille" que Nicolas Macalli défend avec force : "J'ai lu cette nouvelle comme on prend un petit déjeuner au soleil, avec ses sourires, ses sursauts de réveil, ses réflexions.(...) La fin, qui est sa fin, vient à point, au moment où sa reflexion s'affine. (...) Un plaisir à lire. Ca va être dur pour les autres!" Branchez votre réveil et en route : "Bernard se réveille, très tôt, comme d'habitude, toujours à la même heure. Il s'est toujours levé comme ça, avant le jour, été comme hiver, pluie ou beau temps, tôt ou tard couché (tard en général). Grattouillis sur sa joue râpeuse, grattouillis sur sa solide poitrine, à la toison généreuse, un petit bâillement et le coin des yeux remis à neuf d'un pincement du pouce et de l'index et, hop!, il est debout dans la chambre. Il y a longtemps qu'il n'avait pas aussi bien dormi, Bernard. Le vent d'Autan qui s'est déchaîné pendant la première moitié de la nuit ne l'a pas dérangé, pas l'espace d'une seconde. Pas plus que l'orage qui a suivi." Puis régalez-vous de quelques graines d'oiseau dans une drôle de rencontre : "Il parlait avec les oiseaux" de Catherine Goettelmann-Kheldouni où " y'a de la légèreté, de l'humour, de la douceur." (Nicolas Macalli). Tenez, voici quelques notes : "Alors Luc et moi , sous l'¦il approbateur de notre institutrice, nous l'avons pris en main, pour qu'il ne reste pas tout le temps tout seul ; et puis, cela faisait partie de notre stratégie. On essayait de le faire parler un peu de lui, mais ce n'était pas facile. Il nous faussait souvent compagnie pour aller marcher seul , sous les grands arbres de la cour, le nez tourné vers les nuages, avec de temps en temps des petits battements de paupières saccadés. Incroyable ! Quand nous lui faisions remarquer qu'il avait encore les yeux perdus dans le ciel, il nous répondait avec un petit sourire d'excuse : - F'est plus fort que moi, les gars ! Désolé, mais dès que v'entends un oiseau, ve ne peux pas m'en empêcher. F'est comme fi il me parlait ". Catherine Goettelmann-Kheldouni Je laisse le dernier mot à Nicolas Macalli : "Ce texte m'a touché par sa générosité, sa simplicité, sa réalité. Les enfants sont ici, bien présentés, bien décrits. Leur univers imaginaire est bien retranscrit." Mon bol de plumes est tout vide à présent, à vous de le remplir ! Bon appétit !
Juliette
Schweisguth |
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