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Après les fraîcheurs du printemps, voici quarrivent les abondances dété. Oui, bon, cest pas tout à fait encore lété, mais on est si proche Toute nouvelle fournée poétique qui a le mérite dêtre très généreuse, cette semaine, et pour au moins deux bonnes raisons. Tout dabord, parce que nous avons limmense bonheur daccueillir trois nouveaux auteurs à Écrits Vains ? : Antoine Loth, Isabelle Trinque et Jean-Marc Labat. Ensuite, parce que notre comité est tombé littéralement sous le charme de la poésie de Marie Mélisou, non pas une ni deux, mais trois fois, avec les poèmes "Rivière sèche", "Les autres que je suis" et surtout la très belle "Lettre pour être lue par quelquun", où la voix est pleine et la phrase sinueuse. Ici, les mots ne sont plus mots, mais courbes, musique, chaleur de chair et caresses; les mots ici donnent puissamment à voir, à entendre, à sentir et à se souvenir. Notre coup de cur, assurément : à voix si basse Deux textes cette semaine, "Le Miroir tendu entre les Montagnes" et "Les jeux écartés de larchitecte" nous ont fait découvrir lécriture fine et lente dAntoine Loth dont la sobriété de ton nous renvoie le reflet dune attention à parler avec justesse, tout simplement : Voici lenfant en toi
tout au milieu du monde
un lit beaucoup trop
grand
Puis
elle entend sa voix
Mathieu Boily
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Une toile de F. Vignale |