Semaine du 25 mars  2001

 

une toile de Laurence de Sainte Mareville

 

 

 

Compter les battements de vie

                     par Florence Noël

 

Beaucoup d'auteurs dans cette sélection, et des textes variés comme le temps de mars, entre giboullées et aubes brumeuses. Quelques mouvements de temps et battements de vie...

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"Frangin", de Robert Cuffi a remporté tous les suffrages du comité et nous a emmené par les quais et les venelles de ses mots en flux, " ce chant blues guitare, en tendresse, en sincérité, avec des images superbes, des maladresses et des "vieux, morts dans un bruit d'insecte"…Un poème dans l'humus " (aaron de najran)


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Stéphane Méliade avec ses quatres textes présentés a aussi charmé et emporté par la diversité et la complémentarité de ses écrits qui s'éclairent mutuellement. Textes où " on sent une cicatrice, des larmes de soleil donnant la vie à profusion ".(Juliette Schweisguth)


Ouverture par un magnifique chant du lever de l'aube vu au travers d'un regard d'enfant "Regarde la mer se lever". Tendresse dressée de sens. Un texte touchant et symbolique à destination des enfants tout à l'inverse d'une littérature enfantine convenue et simpliste.

Premier mouvement valsé avec "Trois entrechats sur mosaïque" : " On est pris par le charme étrange, la douceur mélancolique de cette évocation indécise que hante la mort. C'est un des rares poèmes où j'accepte de renoncer parfois au sens. Murano est une île de la lagune vénitienne. " (Anne Epo)

En deuxième mouvement de vie, une légère " La quadrature du cœur" pour résoudre l'amer par l'humour.

Et en guise de finale, n'oubliez pas d'ouvrir "Une lettre posée à côté d'un verre d'eau" :" Voilà la perfection selon moi : pas un mot de trop, la vie, la mort et l'amour nettement disposées, offertes aux regards, sans pathos mais avecinfiniement de tendresse. " (Anita Beldimann-Moore)

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Ingrid Auriol, nous donne à lire une savoureuse "sauterelle" " voilà que la grâce fait irruption. De ligne en ligne, ce texte est un petit collier de magie. " (Stéphane Méliade).

En effet quelle justesse toute en délicatesse et en touches fines mais vives de couleurs intérieures que ces quelques vers :


" La mure des lisières
Son sang
Sur nos doigts, bleu
Comme l'ombre d'une chambre"

" L'herbe
prête son ventre au soleil"

" Les arbres
marchent sur la ligne du ciel"


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Jean Barbé auteur bien connu aussi de nos pages nous revient avec trois textes de bars, de vague et de ville:
Je te dirai, Les marins du soir, et surtout Matou, dont Juliette Schweisguth a fait son coup de cœur.

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Enfin, Yann Venner, déjà publié autrefois sur EV, nous donne à lire trois textes qui donne " envie de le suivre à cheval, dans l'eau, et sur les sentiers ! " (Anne Epo): Cavalcade , Août et Enfance

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Je vous laisse, lecteurs, prendre le temps de compter ces battements de vie, voyager avec vos sens et vous laisser séduire par ce bel éventail de voix.

 

Florence Noël