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Brigitte Lévesque, celle qui porte aussi le nom de Dolorès, peint pour
survivre et ne pas sombrer dans la folie. En lisant ce roman, nous plongeons
en quelques heures dans sa tristesse profonde, dans le monde d’une
souffrante et le climat du livre nous hante pour quelque temps. Les
capacités créatrices de Brigitte arriveront-elles à la sauver ?
Arrivera-t-elle à dépasser ses difficultés personnelles? C’est ce qui me
motivait à tourner les pages. L’originalité de ce roman réside dans le
mariage entre la peinture et l’écriture, entre le monde intérieur et le
monde extérieur de cette femme aux prises d’un parcours de vie effroyable.
Comme à une inauguration d’art, elle nous présente ses toiles, mais chacune
la marque de souvenirs qu’elle croyait morts et enterrés. Nous la retrouvons
fillette, apeurée par un père alcoolique et abusif, priant pour qu’il
disparaisse de sa vie. Plus tard, nous la découvrons dans ses relations
adultes, relations complexes, dysfonctionnelles, inquiétantes. Le mystère
plane. Que s’est-il passé pour qu’elle veuille tant chasser ce passé qui
l’empêche d’atteindre sa plénitude, qui la garde dans un état dépressif ?
Vernissage est le récit de pénibles souvenirs; en les recomposant, la
narratrice révèle peu à peu la véritable histoire qui se cache derrière. Au
prix d’incroyables efforts, elle parviendra enfin à peindre son ultime
toile, la plus significative : Mea-culpa. Ses autoaccusations sont-elles
justifiées ?
Vernissage, un roman où l’art-thérapie prend tout son sens et
dans lequel on découvre avec étonnement que nos démons peuvent parfois avoir
raison de nous habiter. La toile de Modigliani en page couverture est très
bien choisie et donne déjà le ton au récit. Originaire de
Cap-de-la-Madeleine, Denise Landry nous présente son premier roman truffé de
perles littéraires. Je prédis que son aventure ne fait que commencer.
Bonne
lecture !
Lysette Brochu
www.lysettebrochu.com
info@lysettebrochu.com
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