Qui rosissent le frais aiguail
Gardez vos faveurs vos largesses
Vos rosettes vos résédas
Je me coltine un lourd barda
Je ne suis pas de vos soldats
Armés jusquaux dents de sagesse
Las je ne mattends quà moi seul
Je joue je chante je fulmine
Nul ne me prend par la famine
Je bois je mange je rumine
Je nentre plus dans mon linceul
Je casse les lois scélérates
Les jeux les vers de société
Je suis le plus grand entêté
Que la vieille boule ait porté
Cent fois je décharge ma rate
Je crève la grosse Bertha
Et ses boulets rouges de honte
Paris je les mets à la fonte
Quun chant noir de tes pavés monte
Jen rêve dans mon galetas
La poudre nest quune traînée
Qui parle parle et parle encor
Qui refuse le corps à corps
Qui se répand dans nos décors
Qui grise ses âmes damnées
Et du vieux Caron pas un mot
Si je dois partir que je parte
Sans revoir Naples sans voir Sparte
Sous la pluie de flèches dun Parthe
Dun Eros dun Geronimo
Les baïonnettes de Bayonne
Saignent dans les coquelicots
Dans les roses de Jéricho