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L'ai-je bien écrit, ce mot, ce mois, ce mot moite plein
d'émoi?
Avec son accent circonflexe, son parasol bouffé par les
rayons du soleil et cet accent étranger qui n'a rien à
faire là, disent les autochtones de l'écriture simple.
A moins, bien sûr, qu'un crâne fragile de grammairien
soit abrité là-dessous.
Alors, alors, d'accord, mais je ne suis pas certain que cet accent
culmine, auguste etorgueilleux sur un mois et sur son trente-et-un.
Bref! et puis après tout, s'il faut le protéger ce
huitième de l'année, collons lui un accent sur toute
la figure, mettons le sous un toit brûlant de feu, brûlant
d'azur, et écrivons Aout avec un grand accent. Au moins,
voici ce mot paré contre vents et marées, bien à
l'ombre, coiffé d'un chapeau sympathique...
Mais voici la grand-mer qui rumine, gonfle, gronde et rugit. Me
serai-je trompé dans ma démonstration? Aurai-je enfreint
les lois du bon ordre établi?
Une vague soudain emporte mon style haut, efface mon accent, mon
bel accent tout neuf et me le jette aux pieds.
LA GRAND-MER DEVIENT DE PLUS EN PLUS IMPITOYABLE EN VIEILLISSANT.
- Tiens! Qu'est-ce qui traîne à mes pieds?
Au moins, j'aurais trouvé un chapeau ... pour l'été
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