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Un bouquet de mots survole la voie ferrée,
voyage l'essentiel aux formes inconnues.
Mes morceaux éparpillent l'été.
Je suis la poupée du vent sur les rails,
le corps lié aux fers mouvements,
à la douceur d'eau buvant le
déserté.
Brindille du bord de vie
j'étreins puis couche le soleil exhalé
et nous joue du soir au matin,
détachés, indéfinitivement
liés.
Une main ferme le temps à clé,
l'appel âpre des hommes du présent
où l'intouchable prie, chante, implore
à me griffer, me délaver.
La connaissance de son essence
ouvre mes yeux de poupée recollée.
Mais jamais je n'achève le voyage
d'un bouquet de mots déchiffrés.
Attentive, je déplisse les couloirs magiques
perpétuels,
la direction du vent...
... à coeur ouvert sur la mer.
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