|
| Inédit (6) par Jean-François Roger |
Au jour venu
des fontaines et des sources
s'ouvre un horizon
de verre et de brume
consumé d'herbe de vanneaux
A la fêlure de l'été
brûle un jardin d'osier
et de roses sauvages
où les oiseaux dénouent
le silence des morts
le sentier de sel
où chemine l'écume
d'une ombre déchirée de regrets
Sous le ciel gris de pleurs
dans le pur envol de l'instant
la pluie fine veille
seule parmi les vignes
la parole venue
depuis la nuit des temps |
Jean-François Roger |
|