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| Inédit (3) par Jean-François Roger |
La nuit recule
Les arbres immémoriaux
très lentement s'éveillent
d'une clarté de songe
Venus d'un pays de bruyères
de landes et de faïence
les oiseaux de l'orage
libres dans la lumière
accomplissent le temps
de l'attente et de l'exil
sous le vent sans visage
Seuls l'iris et le vétiver
sur la rive du ciel
dressent l'espace nu
de la solitude
à l'heure où parvient
parmi la rumeur des feuillages
l'écho d'une voix plus ancienne.
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Jean-François Roger |
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