La mer, de son écume, enlace le rivage
D'un flux et d'un reflux, l'assoiffe tendrement
Elle lui tend les joues potelées de mirages
Qu'ont les petits enfants
La Terre toute chaude au gré de ses caresses
Sous chaque roche tremble, et pour se souvenir
De ces baisers de sel, rêveuse, elle lui laisse
Quelques grains de désir
De là sont nées les fleurs, les arbres et les hommes
Dont chaque élan d'amour rappelle innocemment
Qu'atteindre un idéal, ce n'est que faire somme
De sable et d'océan
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