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Je
rêve de journées claires comme la joie,
Les
constellations éparpillées dans le fleuve nocturne,
L'eau
déposant les paroles sur les rives
Aux
visages jonchés de couleurs vivantes,
Le
vent apportant le sommeil aux chairs voûtées,
Pendant
que la fatigue s'effeuille comme une branche sans éclat.
Les
cheveux envolés sont un silence.
Il
se pose sur une ruine d'ombres calmes,
Ce
lieu à la poussière blême,
Qui
regarde avec une envie jaunâtre
L'homme
et ses espoirs froissés
Dont
les cris font chanter les clochers,
Reculer
les marins aux astres amoureux
Et
les feuilles à la haine éphémère.
Les
murmures de l'homme donnent un agréable frisson
Aux
aubes capables d'abandons,
Où
les corps étouffent leurs odeurs,
Pendant
que la mémoire s'embourbe dans les paysages anxieux
D'une
vie moribonde comme cette neige de mars,
Douteuse
dans sa gloire démunie.
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