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Dans la mousse blanc sale de ma bière
Des mouches de remords se démènent encore
Ridicules, pitoyables battements désordonnés
De pattes engluées, d'ailes chiffonnées
Enivrés de leur mort certaine
Car mes lèvres se trempent dans la fange
Avides de bulles qui éclatent par dessous
Lointaines explosions que la mousse assourdit
Si faibles qu'on ne peut tenir pour acquis
Qu'elles ne sont déjà l'uvre des décompositions
Mes lèvres serrées vont boire un rêve de bière
Mes lèvres presque closes se trompent-elles
Qui croient pouvoir ravaler le fantôme vaporeux
Des années mortes avec l'enfance incertaine
Des bulles ?
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