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(c) Catherine Merdy

BOMBARDE

par Ludovic kaspar

Sélection de la semaine


Je me suis passé aux dés
Né dans l'empreinte du désert, sans ombre je fuis le six

Comme ça
Comme la lune
Crie une longue maladie

Une tonne de sel presse sur mes os
Lourde, ma vie flanche au pieu
Du bâti, du cochon, du vrai
Jamais la cochonnerie n'est pure
Pourcentage de cachotteries ; strates des jours, le sang maudire
La loi
D'émoi moellée

Elle est bombardée ma vie
Dans les souterrains, une bête s'invente
Un scorpion albinos
Hiroshima avalé, mes veines piquent et coulent dans la flaque où personne
Ou presque
Ou beaucoup pataugent

Cette folie est la notre

Sans bruit mes gènes dégénèrent
Mes familles mordent la poussière
Les nôtres
Hommes près, les hommes sont fous, les je t'aime, à la trappe
Vous qui écoutez
Sentez !
C'est maudit en rien. Ce n'est pas de la poésie, même pas ma peau
C'est ce que je perds

Mille temps allègent les serpentins, les carnavals, puis des rimailles
Enserrent nos rôles ;
Et les paroles
Cristallines d'anodines électriques
Chiotte !
A chier.

On se rencontre, là on sait :
Le vrai se tait
Je ne veux pas autre chose que de la simple vie, la vraie
Persister serait mourir ?

J'en ris !

Mal dit ! Mauvais, étouffé, mal agencé !

Chaînes, je m'enchaîne, maudis les biens, les torrents de villes
Tourbe de la terre d' Ecosse

Un grand oubli de moi
Du lieu
J'espère en électron libre
Listen ! Je n'écris pas, je cause

Ludovic Kaspar