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Solitude solaire et souveraine.
Silence, un monticule songe.
Là, entre terre et mer, ma mémoire s'échange
contre un air à peine
Accepter de mener le défi jusqu'à l'attente
Laisser la source des résines en pleurs
Comment sortir la crainte de ces mines lasses ?
Ici les pierres bouffent le soleil, et l'homme chipe aux éboulis
des réponse à sa soif.
Arpenteur, j'avance vers mon ombre creuse. Unique chemin de loi.
La main qui nous retient est toujours derrière nous.
A venir.
Le silence même est habitable.
Là, dans les limites avides du temps, où l'écorce
se combine une étrange apparence, prisonnier de noirceurs,
je cherche les instances de parme où je pourrai témoigner
de la beauté d'une figue mûre fendue avec les doigts
fous du désir.
Insaisissable, insaisi, le silence palpite près du belvédère.
Rien n'est issu encore comme le vent cherche des ailes à
son souffle.
Que sait-on des rivières rouges souterraines ?
Que sait-on de ce qu'on porte ?
S'il y a une chance pour le silence, c'est dans le fatras de l'heure.
Mais faudra-t-il s'agenouiller devant l'aride et, les yeux intimement
fermés sur la nuit, prier ?
La chaleur dévore mon corps.
Le sel épaissit mon sang.
Avec persévérance.
Le soleil consume cette chair désormais sans révolte.
Tous mes vux sont pour la cendre.
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