La salive a séché sur les plaies du jeune âge
Coup de langue râpeux d'amour en chiennerie
Dans les traces d'hier pousse un chiendent jauni
Le toboggan dévale au décor du saccage
Deux fois l'an l'hôpital ravaude le regard
On repart dans son cercle on rejoue son ringard
La voix déploie sa plainte aux nouvelle dérives
Au plein accord des cordes approximatives
Quand l'immobilité est un rêve d'ivrogne
Que des relents d'hiver défeuillent la saison
On s'accroche au ressac dedans du cur qui cogne
Et pour vivre le temps on se met à chanson
On se met à la proue on s'envole à la voile
On ouvre le plein chant on voyage sa voix
Vers la mer vers le vent vers le phare et l'étoile
La guitare brandon brandie contre le froid
Georges Cuffi
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