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C'est l'heure des présents méritoires aux exigeantes
divinités des sources chaudes.
Veille de maraude aux énergumènes - à quelles
clameurs à quels climats livrés quand gambadent les
belles autochtones en ces territoires découverts, affolées
des hormones geôlières et fugitives en leurs vaisseaux
sanguins, ô vénérées compagnes aux vareuses
attirantes concoctées dans la gangue natale ! Élues
parmi les faunes célestes ! Danseuses révoltantes,
abécédaires des rites originels ! Savantes des soumissions
altières, des émotions magnifiques et des folies douces
!
C'est l'heure des présents méritoires aux exigeantes
divinités des sources chaudes.
Propos délibérés, incantations obscures, mots
intimes dans les gosiers serrés, long itinéraire des
prières mal famées, de l'ascèse aux lèvres
évidentes, serrements de mains glissées moites sur
l'infinité des offrandes dressées réseau révélé
de ruses, mendicité lyrique, accolades violentes. Qu'alors
ô malfaiteur ô bienfaitrice les remords soudain s'épanchent
! Les bandits évadés dans la clairière dansent
la ronde des mouises oubliées !
C'est l'heure des présents méritoires aux exigeantes
divinités des sources chaudes.
Ô surs tant et tant défaites et victorieuses
et jamais rassasiées d'étreintes, moqueuses attentives
des mâles élégiaques ou qu'un quant-à-soi
tenaille ! Aux gorges goguenardes, chercheuses patientes des hommes
durables aux aubes rêveuses et blanches, dans les interstices
des mots malheureux, vous savez d'enfance des façons de silence
et quels secrets s'y susurrent, quels sanglots s'y étouffent
et combien chantent faux les lendemains virils !
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