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Noémie s'éprend rageuse de géants
de sa dent dure mord les taulards
aux blues cramés qui fainéants
l'ennuient la creusent et l'égarent
Vous savez qu'elle passe ici chaque ère
ballante en ses robes pérégrines
Noémie mais où ses jambes vaquèrent
il pleut à jamais des eaux chagrines
Haletez ! Haletez ! que Noémie calte
et voilà vos bras profonds qui pendent
le long des bégayeuses sarabandes
et des magouilles que l'amour exalte
Elle vit, Noémie, dans les rebours
où s'alanguissent les choses majeures
se perdent les sillons des labours
mais naissent les épaules des nageurs
Qui l'accueillent et d'écume la saluent
la coléreuse épouse des proses avenues
la fille déferlante à la danse sereine
la statue nerveuse des hommes de peine !
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